3.9.2010 par Flo.
Le week-end dernier (wé, je sais, on est déjà vendredi et c’est seulement maintenant que je parle de ça), on a testé l’accro-branches. A notre tour, puisque Miss Blondinette avait inauguré le concept cet été, et qu’on était restés à côté d’elle pour l’assurer (la rassurer un peu aussi, brièvement). Et qu’il n’était clairement pas propice de s’y lancer en la laissant à son tour nous attendre en bas (beaucoup plus bas que nous).
Donc, on s’était fait la promesse de tester la version adulte au mois d’Août.
Nous voilà donc en moins de temps qu’il n’en faut pour payer, équipés d’un harnais, mousquetons et poulie, et en ce qui me concerne une bonne dose d’appréhension. J’adore l’idée de grimper aux arbres, mais mon subconscient un peu moins, puisque régulièrement quand j’ai la mauvaise idée de monter plus de 4 barreaux d’échelle, mes jambes deviennent un peu plus caoutchouc, et mes phalanges ont tendance à blanchir sur les poignées.
Du coup, l’aventure était un petit défi pour moi, du genre “je teste et je repousse mes limites”.
Le parc n’était pas mal fichu du tout. Ils avaient organisé des parcours en version pistes de ski, avec difficulté progressive: vert, bleu, rouge, et les fameuses, tant appréhendées (admirées, enviées) noires.
Je n’ai pas fait la maline lorsque je me suis retrouvée assez rapidement à plus de 3 mètres de hauteur. Mais à la différence d’une échelle, j’étais assurée. Et j’ai progressivement surmonté les difficultés, et appris à faire confiance au matériel. Croyez-moi, c’est autre chose, de savoir que quoi qu’il arrive, vous pouvez lâcher ou vous suspendre, et qu’a priori vous avez des sangles certes inconfortables, mais bien présentes pour vous retenir.
Même les tyroliennes sont devenues sympas, alors que véritablement je n’adore ni la vitesse, ni le vide.
On a donc bravement enchaîné les 6 premiers parcours, jusqu’à terminer la rouge. Et s’offrir un repos bien mérité (c’est que ça commençait un peu à tirer dans les bras). Et puis on s’est dit que quand même, fallait pas déconner, on allait bien se la tenter, cette première noire dont tout le monde parlait. L’autre, c’était acquis pour moi, ça se faisait à la force des bras, et je suis volontiers un peu tête brûlée, mais lucide sur mes capacités: je n’avais pas assez de force pour la traverser. Par contre la première…
On a dû mettre plus d’une heure pour le parcours en entier! Pour le coup, il n’y avait pas d’attente, et j’ai vite compris pourquoi. A la fin de chaque étape, je me disais “cette fois c’est sûr, la prochaine issue pour descendre, je la prends!” La seule chose qui m’a retenue, ce n’est ni la fierté ni même la volonté, soyons honnête et lucide, mais c’est que je flippais encore plus à l’idée de me descendre 20 mètres d’échelle même assurée, plutôt que de devoir continuer.
Et pourtant, à chaque pas supplémentaire, je me disais aussi que mes bras allaient rester accrochés, et moi j’allais tomber, que ce n’était plus possible; je me suis souvenue de ce qu’était le vertige, souvenue aussi que j’avais un coeur qui savait battre sacrément vite, lorsqu’à mi chemin, sur un câble de funambule, accrochée à un autre unique câble juste en-dessus de 30 mètres de vide, j’ai dû m’asseoir sur mon baudrier (cette fois, je me suis dit qu’il avait vraiment intérêt à être solide, et moi à avoir confiance), et souffler parce que mes cuisses me brûlaient et que je ne sentais plus mes bras. Ni mes poumons. Ni tout le reste en fin de compte.
J’ai donc atteint mes limites. Physiques, mais ça, ça s’améliore toujours (et ce ne serait pas dur en ce qui me concerne), mais aussi psychologiques. Contente de l’avoir fait. Mais lorsqu’on y retournera (sans nul doute) avec les copains, je les regarderai d’en bas. Et leur prodiguerai force encouragements en sirotant mon sirop. Et je resterai avec eux sur toutes les autres couleurs, sauf le noir.
J’aime bien jouer au singe, mais là quand même, j’ai fait la grimace!
Elle rêve aussi d’y retourner! Je m’émerveille de leur courage, leur élan, leur facilité à surmonter les difficultés sans prendre conscience réellement de ce qui nous bloque, nous adultes….
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31.8.2010 par Flo.
La trentaine de kilomètres quotidienne que j’ai à faire pour aller et revenir du boulot sont des moments importants pour moi. Des moments de tranquilité où je me réveille péniblement le matin, et où j’essaye de souffler le soir.
Comme j’ai un auto-radio aussi vieux qu’Hérode, et c’est peu dire, je suis à peu près recalée aux stations radio à portée d’antenne. Jusqu’ici, j’avais trouvé des programmes pas désagréables qui accompagnaient mes embouteillages et mes trajets.
Et exactement comme l’a dit Anne hier, je suis depuis Lundi fort dépourvue quant aux changements de programmes de la rentrée; rien qui ne me plaise, ne me fasse me sentir à l’aise, j’erre dépitée d’une station à l’autre. Je vais devoir faire l’investissement d’un outil moderne avec prise mp3 afin de pouvoir écouter mes podcasts, mais ça ne résoudra qu’à moitié le problème (le matin, je préfère quand même avoir des nouvelles plus fraîches).
Ces temps, bouleversements au travail, incertitudes de l’avenir, le trajet du retour me tient particulièrement à coeur. Je le prends comme un sas de décompression (pas toujours évident quand je m’énerve contre les chauffards). Un moment où je laisse derrière moi, derrière mon épaule les soucis quotidiens liés au professionnel, et où je peux me focaliser sur ce qui m’attend à la maison, toute la douceur de la soirée qui s’annonce, des envies de passer ces quelques heures à 2, ou à 3. Retrouver mon amoureux qui est maintenant présent à mon retour, échanger avec lui quelques phrases, donner le top départ du moment le plus agréable de la journée.
Et je peine à le faire. J’ai écouté cet été des émissions très intéressantes, mais qui ne m’ont pas sorti de mon univers, ou de certaines pensées moroses sur l’avenir pas franchement agréable, sur les questions de société, les interrogations du quotidien.
Ce n’est pas faute d’avoir cherché de la bonne musique, mais là encore, choux blanc, et surtout je n’arrive pas à rester sur du “juste musical”. Il me faudrait un mélange.
Du coup, je rentre chez moi encore trop à cran, et je dois faire un gros effort pour ne pas ramener en boulet derrière moi tout ce que j’ai emmagasiné pendant la journée, et qui n’a pas sa place dans notre foyer. C’est un moment délicat à passer, un virage que je ne négocie pas encore correctement.
Ca, c’est un coup à me conforter dans l’idée que le trajet moto, s’il ne résoudra pas les problèmes sur la route, m’éviteront de m’interroger sur la meilleure façon d’accompagner ces kilomètres….
Douceur et lumière de fin de journée, pendant ces vacances où il n’y avait rien d’autre à évacuer que la saine fatigue des baignades et promenades…
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30.8.2010 par Flo.
La semaine dernière, nous avons été invités à manger chez la maman de Miss Blondinette.
L’organisation des vacances faisant que nous avions eu la demoiselle tout le mois de Juillet, nous l’avons pas vue du mois d’Août. Et ça fait un peu long, autant pour elle que pour son père. D’ordinaire, il s’arrange pour aller la voir dans la journée, de temps en temps, mais cette fois, la proposition est venue de la maman: rassemblement des 2 couples, de la petite soeur de Miss Blondinette, chez eux.
Passé le premier moment de surprise un peu décalée, j’ai passé une fort bonne soirée. Je n’ai pas eu besoin d’attendre cette opportunité pour savoir que tout se passait résolument bien, mais je continue à me dire que c’est une expérience assez peu commune, je crois. Qui fait d’ailleurs hausser le sourcil à certains autour de nous, lorsqu’on dit qu’on est allé manger “chez l’ex” de mon amoureux. Même si c’est avant tout pour Miss Blondinette que nous avons fait ce geste.
Je n’avais jamais réfléchi clairement au statut, difficultés, obligations d’une famille recomposée. Pas jusqu’à ce que je rencontre mon homme, et devienne de fait et assez rapidement “jolie maman” (copyright à qui de droit) d’une petite puce de 4 ans qui m’a adoptée en moins de temps qu’il ne m’a fallu pour prononcer son prénom (très court!)
Ce n’est pas un statut facile, et depuis 2 ans et demi, j’ai rattrapé mon retard en matière de réflexion sur la famille, la maternité, les responsabilités, le rôle à jouer. On fait de l’application pratique immédiate, ce qui comporte beaucopu d’adaptation, tous les parents savent de quoi il s’agit.
Si les choses ont coulé de source pour elle (enfin je crois), pour son père aussi (du moins il me semble), pour moi c’était moins évident. Et plusieurs fois, alors que je me sentais un peu désemparée, sans jamais rien de grave, je me disais qu’il faudrait que je trouve des conseils, des témoignages, par curiosité aussi. Pas envie qu’on me donne un mode d’emploi, mais juste savoir comment c’est ailleurs.
Et puis, je n’ai jamais franchi le pas. Parce qu’à chaque fois, un événement, ou une discussion, m’ont fait prendre conscience de la chance que j’avais. De la facilité avec laquelle tout se passait. De l’idéal d’une situation pourtant pas gagnée au départ, mais où chaque personne se comporte le plus intelligemment possible et garde à l’esprit un seul intérêt commun: Miss Blondinette. Alors ce serait bien mentir que de vous dire qu’il n’y a pas de tensions, pas d’accrochages avec la maman, mais je ne sais pas si nous sommes nombreuses, nous les “jolies maman” (idem pour les “beaux papa”) à se retrouver à profiter d’un repas agréable, tous réunis…
Rentrée sur les chapeaux de roue, qu’il me paraît loin déjà, mon lac….
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24.8.2010 par Flo.
Pendant cette semaine quasi volée au temps, j’ai emmené mon cher et tendre à la découverte d’une région qu’il ne connaissait pas vraiment.
On s’est concoctés un joli roadbook prétentieux, en se demandant à peu près à quelle étape la moto nous montrerait des signes de faiblesse. Dans mes prévisions personnelles, je n’ai pas été trop loin de la vérité.
On a fait un joli mélange d’étapes amicales, familiales, amoureuses. Des coins connus, d’autres moins.
J’ai remis mes pas dans ceux de la petite fille que j’étais; ou plutôt, la toute petite fille, la plus grande fille, la jeune adolescente.
J’ai fait découvrir à mon amoureux les lieux de mon enfance. Ceux qui ont accueilli mes premières baignades, mes émerveillements, mes souvenirs de vacances. Une région qui m’est si familière et qui a tant changé, malgré tout.
Pour la première fois, je la voyais au travers de ses yeux surpris et conquis. Et j’ai à nouveau pris conscience de la chance immense que j’ai eue.
Etrange sensation de familiarité et nouveauté mêlées…
Et puis un constat aussi, celui déjà posé ici il y a très peu de temps, et confirmé par ce simili pélerinage: il y a quelque chose qui me manque: j’aime la paix et la douceur du paysage méditerrannée, mais j’aspire à plus de puissance, plus de force, plus d’éléments déchaînés et incontrôlables. Je peine désormais à trouver du charme dans les doux valonnements saturés de villas qui rivalisent de colonnades et grandeur de piscine. J’ai mille fois béni notre facilité à nous faufiler dans les interminables files et bouchons à chaque sortie ou entrée de localité. Le moindre kilomètre parcouru là-bas se compte maintenant en demi-heure de trajet, et j’ai infiniment de compassion pour les locaux qui endurent cela à l’année.
Je ne suis pas dupe non plus. Ce n’est pas parce qu’on passe de la mer à l’océan que d’un coup, les touristes sont moins nombreux, et les paysages moins pris d’assaut. Mais j’ai assisté, un peu triste et nostalgique, à la disparition progressive des joyaux exceptionnels qui ont composé les images et les photos de mon enfance. Avalés par le béton, les voitures, les incendies, l’alignement des serviettes de plage, voiliers remplacés par des hors bords de plus en plus grands et bruyants.
Une fois encore, lucide, je me suis dit que ce que je voyais était bien aussi le reflet de mes changements intérieurs…
L’une des nombreuses pépites révélée au détour d’un sentier du littoral, lorsque lassés par la prise d’assaut de notre mètre carré de plage, nous avons cédé notre place aux convoiteurs, et sommes partis à la découverte de la côte.
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23.8.2010 par Flo.
Même les meilleures choses ont une fin, et ce matin, le chemin de retour vers le bureau avait un petit goût d’amertume.
Le mois dernier, j’avais dans le pare brise une semaine de congé qui allégeait la reprise, je pouvais à nouveau cocher les journées sur le calendrier avant de repartir, et pour des projets plus que délicieux.
Aujourd’hui, les prochaines dates ne sont même pas arrêtées. J’ai dans le rétroviseur de doux souvenirs, de merveilleux moments, près de 400 photos qu’il a fallu trier (c’est ça, un chéri fan de photos, il sort des pépites, mais il faut ouvrir toutes les huîtres pour tomber sur les perles), une bonne paire de courbatures dues à des kilométrages inavouables sur une moto brave et vaillante, et du mal à atterrir dans la canicule: physiquement et moralement, tout est encore là-bas, au bord de la mer.
Pour aujourd’hui, ce sera tout. On reprend en douceur, on ne va pas griller toutes les cartes le premier jour. Et puis je ne suis clairement pas la seule à être revenue, il y a beaucoup de retard de lecture à rattraper aussi.
Je vous concocte quelques petites photos, je lèche un peu les présentations, et je suis de retour dès que possible!
Lumières changeantes, couleurs et bleu de la mer, vent dans les mâts, doux ronrons des moteurs; depuis notre retour, je me réveille la nuit et cherche l’odeur de l’embrun, le bruit des bateaux…
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5.8.2010 par Flo.
*Il fait plutôt beau et chaud pour un mois d’octobre.
*J’ai déjà perdu tout le bronzage que j’avais péniblement acquis pendant mes vacances, pour faire taire les mauvaises langues qui disent qu’on ne part pas en Juillet dans le Nord (comprendre que pour eux, le Nord commence à 20 km plus haut de la ville où j’habite, donc la cause est désespérée d’avance).
*Je m’étonne de ne pas ressentir à ce point le manque de mer, moi qui suis une aquatique, un poisson, une plongeuse, une nageuse. Mais les quelques photos des plages surbondées sur lesquelles je tombe font de suite taire les vagues envies qui pourraient surgir. Et puis bon, je l’avoue, le programme d’une petite virée méditerranée, malgré tout et parce que les occasions qui se présentent pour la semaine de vacances de rab semblent nous pousser là-bas, me font penser que j’aurai malgré tout ma dose d’iode estival (en évitant les entassements humains, c’est sûr et certain)…
*J’aime ce mois d’août pas trop chaud (désolée pour tous ceux qui subissent le mauvais temps pendant leurs vacances): c’est le confort pour travailler, pas de voiture en surchauffe au retour, pas de nuits remplies de sueur…limite trop froides?
*Le bonheur du matin en semaine: partir alors que tout est silencieux, tellement silencieux qu’on s’imagine au milieu de la nuit. Arriver au boulot en 15 minutes au lieu des 40 habituelles. Rentrer le soir en 20 minutes.
*L’avantage de travailler pendant que tout le monde est en congé, c’est qu’on se sent quand même un peu en vacances, encore..Presque trop, la paresse me gagne au travail, je ne fais que le strict minimum, même pas.
*L’inconvénient de revenir quand tout le monde part, c’est que niveau blogosphère, c’est désert. Désespoir, et mes petites lectures quotidiennes, alors, je vais les piocher où? Je pars à la découverte, j’enrichis ma blogroll, mais bon, ça me manque quand même…
*Même à la radio c’est la misère. Alors découverte de nouvelles stations. Rentrer en écoutant de petits reportages; “quel est le plus beau jour de votre vie”? Consternée, j’entends ceux qui réfléchissent tellement longtemps, je leur trouve des excuses, c’est forcément parce qu’ils sont timides devant le micro, quand même, il y a tant de réponses qui me viennent à l’esprit, à commencer par celle-ci: toute journée est une succession de petits bonheurs, le plus beau jour de notre vie devrait être chaque nouvelle journée, non?
J’y travaille…
Hier matin, au moment où j’émerge et arrive dans le salon, temps suspendu, poudre d’or dans les feuilles face à la baie vitrée, juste le temps d’empoigner l’appareil, de figer cela tant bien que mal et regretter de ne pas avoir le rendu réel. Juste après, les nuages noirs et menaçants sont arrivés et nous ont couvert toute la journée…
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3.8.2010 par Flo.
Comme la grande majorité de la gent féminine, je dois me résigner à avoir ce genre de baisse moral à peu près mensuellement. Je peux toujours essayer d’atténuer, de m’y préparer, mais n’empêche, ça me tombe dessus plus ou moins régulièrement.
Le tout assaisonné d’une journée où les galères s’enchaînent, où d’un coup, je suis dépassé par les demandes, les événements, particulièrement au boulot: déprime des collègues pas encore partis en vacances, déprime des collègues tout juste revenus et pas encore remis dans le bain, interrogations, doutes, le cocktail explosif. Provoqué par mon état d’esprit, amplifié, ou alors un simple “manque de bol” version loi de Murphy?
Et puis, et puis…Il y a ce retour à la maison, la douceur de retrouver mon homme, celle d’être en amoureux. Miss Blondinette est rentrée chez sa maman, et j’ose le dire, en “jolie-maman” indigne, que je suis heureuse de ces moments à 2, dans l’intimité, qui m’avaient un peu manqué courant du mois de Juillet.
Et puis il y a cette merveilleuse nouvelle, le stage est décroché comme ça d’un coup, le courant est bien passé, il a pu négocier la date du début nous permettant de partir en vacances comme convenu (Anne, merci de ton excellente intuition!!), ce qui était compromis et tant soumis à cette expérience indispensable. Une proposition même de contrat, pourquoi pas, à étudier et négocier, rien de sûr mais juste l’éclaircie tant attendue, le grand soupir de soulagement, le plaisir de fêter ça en tête à tête, petite bouteille de champagne et saumon fumé, on ne se refuse rien.
L’éclaircie, recharger les batteries, retrouver du courage, relativiser…
Cascade de lumière dans le ciel menaçant, sur mon lac tant aimé et si imprévisible….
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29.7.2010 par Flo.
Pour la première fois, peut-être parce que je grandis, et prends réellement pleinement mon indépendance (y a-t-il un âge pour se libérer de sa famille?), ou alors parce que ces vacances ont été particulièrement denses en trajets, lieux différents et organisations diverses, je comprends les choix qu’ont fait mes parents pour les vacances qu’ils ont passées avec nous.
Ces vacances qu’ils nous ont offertes, tout au long de notre enfance à mon frère et moi, et pendant lesquelles, comme bien des enfants, nous avons construit de si beaux souvenirs.
Ils n’avaient que peu de vacances. 1 semaine de moins légalement là d’où je viens qu’en France; déjà, ce n’est pas beaucoup. De par son enfance et ses besoins, mon père tenait également à être au bord de la Méditerranée.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés plusieurs années d’affilée en Italie ou Tunisie essentiellement, et dans ces fameux clubs à la marque au trident si bien connus pour leur formule ”tout compris”. 15 jours de pure détente, quelques visites dans la région (soit que nous la connaissions déjà, soit en nous y baladant après, ou pendant le séjour), mais surtout 15 jours où mes parents arrivaient avec leurs enfants sous le bras, déposaient et défaisaient les bagages le 1er jour, nous donnaient les instructions, et ne s’occupaient que du strict minimum jusqu’au moment de refaire les valises. Nous étions libres de nos mouvements, de nos décisions: activités avec ou sans eux, leur donner quelques indications de nos intentions, mais c’était tout.
De tout ce qu’ils nous ont offert à cette époque, je les remercie infiniment. Ces années m’ont permis d’expérimenter et découvrir des activités que je n’aurais jamais pu faire en d’autres lieux ou d’autres circonstances, ou que je n’aurais pas eu le courage d’entreprendre, ou pas eu les moyens de m’offrir: catamaran, planche à voile, plongée bouteille, trapèze volant, rollers sur obstacles pour les plus marquants, mais tant d’autres encore.
Aujourd’hui, ce n’est clairement plus ma conception des vacances. Je peine infiniment avec l’instinct grégaire humain, je n’arriverais pas à me cloîtrer au même endroit pendant 15 jours et surtout, je crois que je ne supporterais plus l’ambiance joyeux drilles version Bronzés des lieux. Et puis de façon plus concrète aussi, je n’aurais pas les moyens de m’offrir de telles vacances.
Par contre, je comprends très bien les préoccupations de mes parents. Ou plutôt: leur souhait d’absence de préoccupations. Toute l’année, travaillant tous les 2 et avec 2 enfants à gérer, comme bien des familles, c’était un peu l’enchaînement boulot-dodo, repas, intendance générale, courses, respecter les horaires, les devoirs à superviser, les activités du mercredi après-midi, le partage détente-obligations les week-ends.
Alors l’été, en Juillet, ils disaient stop. Pas envie de se prendre la tête sur le menu, ni savoir si les enfants mangent bien ou non, ni s’ils avaient leur quota de légumes ou fruits. On voulait des pâtes et des frites à tous les repas? Bien, avec une ou deux remarques parce qu’on mangeait quand même tous ensemble, il n’y avait pas d’autres représailles, on jouait à ça les 3 premiers jours puis on se lassait de nous-mêmes. Pas de sieste? Qu’à cela ne tienne, la consigne à respecter était “pas de plage aux heures les plus chaudes, restez à l’ombre, si vous voulez vous épuiser en pleine heure caniculaire, c’est votre affaire”. Et ainsi de suite.
Cette année, j’ai senti peser le poids de l’intendance sur nos vacances. J’ai presque honte de l’avouer, car pendant une semaine quasi entière, chez mes parents, je n’ai clairement pas été celle qui a choisi les repas, ni fait de suggestions. Mais j’ai eu à coeur d’aider ma mère à la cuisine, de participer au maximum, et d’alléger le triplement des obligations (acceptées avec bonheur de leur part bien sûr, ils étaient si heureux de nous voir tous les 3) qui pesaient sur leurs épaules.
Et le reste du temps, mon fichu caractère et mon souhait permanent de faire “au mieux” au point de parfois (souvent) d’en faire bien trop, faisait que j’essayais de planifier au maximum pour contenter à la fois les envies, mais aussi un certain équilibre alimentaire et financier.
Tout ceci fait partie de mon apprentissage accéléré de belle-mère (je lance un appel général pour remplacer cette affreuse et terrible expression que je n’assume pas du tout et trouve détestable), de mon apprentissage à moi aussi: prendre de la distance, accepter les failles, et surtout privilégier la détente parce que ce n’est quand même pas super efficace d’être en vacances et d’avoir les mêmes rythmes et contrariétés que pendant le reste de l’année.
Alors oui, aujourd’hui je comprends ces raisons-là dans les choix de mes parents. Je comprends enfin leurs explications: “on veut juste 2 semaines où on peut ne penser qu’à nous. Et partager avec vous plein de belles choses, mais rompre le quotidien, et la frénésie du programme hebdomadaire”.
Moi, j’aimerais m’attacher à cette rupture tout au long de l’année, déjà. Mais j’aimerais aussi savoir combiner de belles vacances en vadrouille, et faire la tambouille sans prise de tête et sans planifier…
On fait un bilan en 2011?
De branche en branche, avec une aisance qui nous a époustouflée, elle s’est déplacée en apprivoisant mousquetons et poulie. Elle n’attend que d’y retourner et faire le parcours “des grands”….
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27.7.2010 par Flo.
J’ai déjà dit ici, je crois, tout le bien que je pensais à l’idée de ne travailler qu’avec des hommes. Non pas que les femmes me dérangent, bien entendu, j’ai déjà travaillé dans un environnement majoritairement féminin, jamais complètement (fort heureusement, et cet avis n’engage que moi, n’en prenez pas offense mesdames, je crois juste que mon caractère ne s’y adapterait pas forcément bien), et ça s’est plutôt bien passé, mais ce n’est quand même pas pareil.
Je me suis demandé au début si certaines conversations, discussions autour de la machine à café ne me manqueraient pas un peu, et puis en fait pas du tout. Il s’avère que j’ai (à quelques sujets près que de toute façon je réserve globalement à un entourage plus proche) à peu près les mêmes thèmes qui arrivent devant le gobelet à la touillette, même si l’interlocuteur d’en face est masculin. Certes, mon collègue le plus proche a une sensibilité que j’ai déjà décrite, un caractère spécial, mais les autres, techniciens en chaussures de sécurité et grosses chemises à carreaux et qu’on ne pourrait pas franchement décrire comme “délicats”, semblent avoir aussi les mêmes préoccupations que moi.
C’est ainsi qu’on se retrouve à parler chiffons de façon amusante (comparaison des goûts et points de vue féminins et masculins), des enfants, de l’éducation, des nuits pourries ou non, de la varicelle de la petite dernière et la perte de dent de l’aînée, de mariage (sisi, l’un d’eux a dit “oui” récemment et l’organisation d’un mariage version homme, c’est plutôt comique), de recettes, d’amap, de bio ou de jardinage. Vous en voulez d’autres? Je me suis retrouvée hier soir avec un énorme sac rempli de 2 énormes courgettes rondes, côtes de blette et plans de basilic qui venaient “du jardin” et qui ne pouvaient pas être cuisinés, et nous avons longuement devisé et comparé les inconvénients et avantages de la pâte à tempura versus pâte à blinis pour les fleurs de courgettes. Je dis oui à ça tous les jours, moi!
Aucun sujet interdit, donc. Si ce n’est ce lieu, qui reste secret, il vaut mieux. Mais ça, que j’aie un collègue féminin ou masculin en face de moi, ce sera pareil. Et parfois, je dois me mordre la langue pour ne pas me trahir (Frérot, je me plains si je veux ici, c’est chez Moi!!)
Non ce n’est pas moi. J’aurais aimé avoir le courage d’assumer ce merveilleux chapeau, et offrir ainsi une photo à mon homme, désuète et pourtant si classieuse.
Ce billet signe l’ouverture d’une nouvelle catégorie. Après tout, il n’y a pas toujours besoin de remplir des lignes et des lignes, et puis ça permettra de reprendre de l’élan, pourquoi pas….
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26.7.2010 par Flo.
*Je ne me suis pas encore décidée à regarder sur g**gle map combien de kilomètres on a avalé en 15 jours. On a fait une forme de tour de France, version diagonale et redescente par un versant. C’était super chouette. Super fatiguant aussi.
*La canicule, ça va, on maîtrise merci. Il a fait des chaleurs de fous à peu près au moment où l’alerte était lancée précisément dans la région où on se trouvait. Sans vraiment de plan d’eau à disposition. On a fait avec les moyens du bord, on a survécu, mais c’était dur.
*Les moustiques aussi on maîtrise. Et moi, j’ai décidé de faire une petite réaction allergique par-dessus, version petits boutons tout rouges, dont un au milieu du nez, c’est ultra glamour, malgré le joli bronzage doré. Et je confirme, j’ai testé pour vous, les prises anti-moustiques, suivant les marques, ben ça ne marche pas du tout. Pas de bol, j’ai choisi la mauvaise marque cette année!
*Vacances famille, donc. D’avoir des parents disséminés un peu partout à l’extrême opposé de là où on habite, forcément ça remplit les congés. On ne se plaint pas, on trouve toujours un logement et un accueil chaleureux (et de bons petits plats, et on est comme des coqs en pâte). Par contre on peut vite se faire submerger par tout ce qu’il y a à faire, tous ceux qu’on voudrait voir, qu’on n’a pas le temps de voir, qu’on regrette de….C’est officiel, je milite pour avoir un rab de vacances pour famille éloignée. Histoire d’avoir aussi du temps juste nous 3.
*Retour avec des centaines de photos (à trier, classer, mettre en ligne, bouhouhou, soupir de nostalgie..), de beaux souvenirs, de merveilleux moments. De lieux qu’on découvre encore, des envies d’en faire plus, et la promesse toujours de revenir pour aller plus loin et plus haut
*Fin des vacances pour le chat aussi, qui en l’espace de 15 jours et grâce à de généreux et chaleureux hôtes, a retrouvé sa liberté de gambader dans les champs; ça me fend le coeur de l’enfermer à nouveau, mais j’espère que ce ne sera pas pour trop longtemps. Et puis honnêtement, ce chat n’est pas rancunier. Même après le traumatisme d’un trajet en voiture, même après une douche, il ronronnait dans mes bras…Ca ne m’en fait que plus culpabiliser!
On redécouvre même les lieux de notre enfance trop souvent visités par d’autres yeux…C’est la magie du partage!
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