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Archive pour juillet 2007

Music in my mind

Y’a des soirs, comme ça, particulièrement la nuit, particulièrement en rentrant du boulot mais pas toujours (une forme de sas de décompression néanmoins), particulièrement lorsque j’ai un état d’esprit nostalgico-guilleret (sisi, je vous assure, c’est possible), je mets la musique à fond dans ma petite Corsa, et je chante…je braille…je balbutie. Bref. J’essaye de suivre la musique.

Augustine, ma Corsa donc, n’est pas vraiment équipée high tech concernant la sono. J’en suis encore au vieux lecteur cassette, ce qui est fort gênant vu que je n’ai plus de cassette depuis des lustres. Donc je suis soumise aux programmations aléatoires des radios captées, qui m’inspirent plus ou moins selon les soirs. Mais globalement grâce à la technique zapping, j’arrive à trouver quelque chose qui me convient pour le trajet.

J’ai réalisé ce soir, après une longue séquence chanson en solitaire due à une déviation sur la rocade, que la musique me rapproche des gens qui me manquent. Je ne suis sûrement pas une exception à ce sujet, chaque mélodie nous rappelle une situation, ou un style musical nous évoque certaines personnes. En ce qui me concerne, ayant des amis, des personnes qui me tiennent à coeur, particulièrement éparpillés à plusieurs centaines de kilomètres, j’ai l’impression de les contacter plus facilement en fredonnant. Mon esprit glisse vers eux, j’ai le sentiment d’être auprès d’eux, parce que je chante quelque chose que nous avons partagé, parce que j’écoute un artiste dont nous avons parlé, ou simplement parce que je les sais amateur du morceau qui passe à ce moment.

Et ce soir, même si je souriais en chantant, que la musique était vraiment à fond, au point de faire peur au cheval qui se trouvait dans son van devant moi dans les embouteillages, j’ai aussi pris conscience que franchement, je n’aime pas la distance géographique. Je me suis nostalgiquement dit que j’en avais un peu marre d’être toujours loin de quelqu’un, et que j’aimerais tant être dans la même ville que tous ceux que j’aime, ou même seulement apprécie, pour pouvoir sur un simple coup de fil se retrouver une demi-heure plus tard dans un café ou devant un cinéma.
Ca c’est une beau rêve, mais totalement iréalisable, parce que forcément, même si je redéménage, ce qui ne risque franchement pas d’arriver, il y aura toujours des gens “loin” de mon chez moi. Et ça a toujours été le cas, depuis mon adolescence, j’avais des amis de l’autre côté de la frontière, dans un autre pays (je ne parle pas d’une ville voisine, ça vraiment, ça n’a aucune importance pour moi). En gros, je me suis toujours arrangée pour être éparpillée dans tous les coins.

Alors bon, puisque la grande réunion amicale quasi impossible n’est pas pour demain, j’envoie à chacun, ce soir et tous les autres soirs à venir, des notes multicolores qui, je le souhaite, leur diront que je pense à eux, et qu’ils me manquent.

Edit (parce que oui, taquine que je suis, c’était une note pré-écrite) : ça maaaaaaaaaaaaarcheeeeeeeee!! Sisisi, je vous assure, quand vous envoyez plein de musique à des amis, ben ils pensent encore plus à vous!!! La preuve, on m’a téléphoné alors que rien ne supposait que cela devait se faire…il paraît que je leur manque, alors là ça tombe super bien, eux aussi!!!

Train de nuit

La nuit dernière, tard, en rentrant du travail, je me suis retrouvée bloquée devant un passage à niveau fermé.
D’un coup, surgi de nulle part, m’est passé devant un train de nuit, à peine éclairé, allongeant la silhouette de ses wagons couchettes.

Cette simple vue m’a projetée quelques nombreuses années en arrière, lorsque nous partions pratiquement chaque été en Italie, en train de nuit, toute la petite famille et ses bagages. Lausanne-Rome direct, départ à 20H des quais suisses, arrivée tôt le matin dans la capitale italienne, engourdis de sommeil et déphasés.
Le temps du passage de ce train, j’ai senti à nouveau la vieille odeur du skyet du plastique usés, j’ai réentendu le bruit du wagon et son bercement toute la nuit, les ronflements de tous les voyageurs, le bruit du couloir, les lumières des gares, les grands moments d’immobilité au milieu des voies ou au milieu d’une ville remplie du bruit des hauts parleurs. Le boucan des voisins qui embarquent ou débarquent, l’ouverture, puis la fermeture de la porte du wagon.

Nous étions quatre, dans un compartiment à six couchettes, c’était à chaque fois la surprise de savoir qui seraient nos voisins, s’ils allaient être discrets et tranquilles, ou hurlants et sans respect. Le jeu était de tenir, au départ, le plus longtemps debout, avant de transformer les sièges en couchettes, puis la bataille entre mon frère et moi pour savoir qui dormirait le plus haut. L’accès aux couchettes de tout en haut, objectivement les moins confortables et les plus chaudes, était une forme de Graal prouvant que nous étions assez grands pour y dormir sans risque de tomber.

Chaque année, soit la climatisation était en panne, soit il faisait un froid de canard parce qu’elle était mal réglée. La porte fermait mal, ou le rideau laissait passer toute la lumière du couloir. On ne nous servait pas le petit déjeûner, ou alors il était immangeable. Les toilettes étaient bouchées, il fallait tituber jusqu’au fond du deuxième ou troisième wagon pour enfin les trouver disponibles et d’une propreté relative. En longeant les couloirs, on lançait des coups d’oeil furtifs dans les autres compartiments, comme des intrus dans des petits mondes à part, tout en respirant l’odeur des cigarettes froides, fumées nuit et jour par les insomniaques qui restaient à la fenêtre pour contempler le paysage.

C’était finalement une belle aventure, un moyen de se mettre dans l’ambiance des vacances, un avant-goût de ce qui nous attendait, déjà des récits ou des souvenirs, entre les paysages que l’on reconnaissait mais qui changeaient d’une année à l’autre, ou le retard du train qui nous empêchait d’avoir la bonne correspondance, et miraculeusement certaines années où tout se passait comme sur des roulettes.

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas repris un train nocturne, aujourd’hui je lui préfère la voiture, même si j’ai un peu de mal à rouler de nuit, mais je ne serais pas contre refaire l’expérience, juste histoire de voir si tout est vraiment comme dans mes souvenirs d’enfant.

Harry mon ami

Comme les trois quarts de la population qui parle un minimum l’anglais (et encore, je pense être dans le bas de l’évaluation), je suis donc plongée dans le Harry Potter tome 7, que j’ai acheté le jour de sa sortie.

Jusqu’ici, j’en suis à la page 150, ça va plutôt bien merci, à quelques mots de vocabulaire près, dont notamment le titre qui me pose quelques petits soucis.
Jusqu’ici aussi, je ne sais par quel miracle, je suis parvenue à éviter toute révélation sur la fin du livre, la mort/résurrection/disparition/annihilation ou que sais-je encore des héros concernés. Je me demande juste combien de temps je vais encore réussir cet exploit, vu que je lis particulièrement lentement, que je ne me prive pas de surfer sur internet, et que même si j’évite de farfouiller un peu trop vers ce genre de sites, il peut m’arriver de tomber dessus sans le vouloir.

Aujourd’hui, suivant les conseils d’une bloggeuse, et toujours à la recherche de ma traduction de titre, je me suis inscrite ici.

Alors déjà, je tiens à le signaler, je suis très fière de moi, le Choixpeau magique m’a désignée chez les Gryffondor, ce qui me ravit pleinement vous vous en doutez, j’aurais été chez Serpentard, j’aurais quand même un peu fait la tête.
Mais du coup, me voilà à me balader sur le site, à la recherche de divers mots de vocabulaire, et pour voir ce qu’il nous raconte. Là je suis sur la corde raide, parce que même si tout ça semble très bien modéré et géré, il n’est pas impossible que je dérape et tombe sur un post spoiler.
C’est dur quand même, d’être fan de Harry Potter…

Cela dit, je n’ai toujours pas trouvé la traduction exacte de mon titre hein, même si j’en ai déjà une meilleure idée.

Bugs

Aujourd’hui, comme certains jours, j’ai tout faux.

L’idée de prendre la voiture un samedi matin et s’embarquer sur une rocade qui est le passage obligé de tous les vacanciers en départ. Résultat: vu que je ne me repère pas encore assez dans la ville, j’en fais le tour complet (au moins ouf, la rocade extérieure n’était pas embouteillée) pour revenir à mon point de départ, plutôt que de faire demi-tour, ou couper par la ville où je me serais probablement perdue. Je suis rentrée, mais bien plus tard que prévu.

Vouloir acheter un aspirateur, mais réaliser que celui qui paraissait bon marché et intéressant est en fait aussi inefficace qu’inintéressant. Du coup, la bonne raison de prendre la voiture et m’embarquer sur la rocade tombe à l’eau, ou dans les embouteillages, c’est selon….

Rentrer et vouloir faire des pâtes alors qu’il n’y a plus de gaz, sans penser à vérifier. Mes spaghettis pourraient encore chauffer là. Et ne pas savoir, forcément, où aller changer la bouteille de gaz, pour les raisons pré-citées de mauvaises connaissances des lieux.

Dans deux semaines, je vis toute seule, dans mon nouveau chez-moi, dans un nouveau quartier. Je réalise à quel point, une fois de plus, ce n’est pas évident d’investir un nouveau lieu, pour mille et un petits détails du quotidien qui ne nous viennent pas à l’esprit sans que ça ne nous tombe dessus.

Ceci est un post de conjuration du sort, je pars au travail, et j’estime que j’ai rempli mon quota de bugs de la journée, j’apprécierais que tout se passe bien, qu’il n’y ait aucun retard d’avion, et que je rentre à l’heure!!
Merci Saint Petites Voitures!

Pause

Grosse, grosse fatigue.

Beaucoup d’angoisses.
Un grand manque de confiance.

Plein de choses réjouissantes, et pourtant cette incapacité à les habiter pleinement.
Et du coup, je culpabilise.

Ca va passer, et je sais bien que ça va se calmer.
Mais en attendant c’est pénible, et pas que pour moi, ce qui contribue en plus à mon auto-flagellation, pour laquelle j’ai un talent inné.

J’ai un petit peu envie de jouer à l’ours, me rouler en boule, et partir en hibernation, mais je ne suis pas à jour dans les saisons.
Bon, pour ça il faut que j’aie un lit, et quelques meubles…

Quand l’auto-dérision est là, tout n’est pas définitivement perdu. Mais cette incapacité de formuler, et surtout l’impression d’être submergée, là pour le coup, je n’ai pas encore vraiment trouvé la solution.

Ca va venir, ça va venir, pas à pas. Et puis c’est en avançant qu’on se rend compte que ce n’est pas difficile.
Du moins, il paraît….
Je me fais l’effet d’être une enfant qui apprend à marcher.

Ce soir, j’aurai une meilleure idée de ce à quoi va ressembler mon chez-moi. Et même si j’ai un mal fou à l’exprimer librement et pleinement, c’est un grand bonheur et l’une des étapes décisives d’un grand chemin.

Liste

Je vais emménager dans mon chez-moi.
Mon premier appartement, à passé 31 ans il était temps, mon premier petit cocon, mon petit nid.
Et vu que je ne suis arrivée avec rien, j’ai tout à acheter.

Ce qui en soi n’est pas désagréable, savoir qu’on part de zéro, que tout est à faire, et que je suis seule à décider et à choisir, que je n’ai à me préoccuper que de mes goûts et mes envies.

Alors depuis quelques jours, je suis dans les listes un peu comme dans une chanson de Bénabar:
Lit ou clic clac
Table basse, table du salon
Chaises, poufs
Commode, penderie
Casseroles ou poëles
Linges de salle de bain, literie, vaisselle, dvd, vases, rideaux….

Elle n’est pas exhaustive, même s’il n’y a pas énormément de place, il faudra bien le remplir ce petit lieu lumineux.
Bon, ok, le seul problème reste le budget, le nerf de la guerre.
Donc il faut que j’aie ce nouveau boulot pour lequel j’attends des réponses.

Je me fais un peu l’effet d’être sur un palier et d’attendre que la porte s’ouvre pour pouvoir le franchir.

Et c’est excitant et angoissant à la fois, je l’avoue.

Mutation féline

Je suis donc partie, en voyageant léger: quelques cartons, tout au plus un ou deux souvenirs, et si je n’ai pas pris un seul meuble, j’ai emmené dans ma petite Corsa deux plantes et deux chats, mes seuls points d’ancrage. Rien que ces derniers ont rendu les 250 kilomètres de mon voyage épiques.

Ils étaient, en grande partie, l’incarnation de mes doutes et mes angoisses: allaient-ils s’adapter aux changements que je leur imposerais, allaient-ils accepter ces nouveaux lieux choisis ou pas encore trouvés? Allais-je m’y faire, allais-je y retrouver, ou plutôt trouver un équilibre?

C’est celui sur lequel je n’aurais pas parié qui s’y est fait le plus vite: en deux semaines, mon matou était au milieu de cette nouvelle campagne comme chez lui, imposant ses miaulements, ses câlins et son caractère de chat ronchonneur et demandeur avec une facilité déconcertante.
Ma pépette, elle, a mis plus de temps, c’était aussi la première fois qu’elle bougeait, probablement déconcertée par un nouveau fonctionnement quotidien, un autre environnement, perdue dans ses repères. Il lui a fallu deux bons mois pour que je la sente à l’aise, pour de bon. Aujourd’hui, elle est par contre comme chez elle, me faisant presque à nouveau craindre le nouveau petit changement qui ne va pas tarder, même si je ne doute pas de l’issue.

Ses petites habitudes, à elle, qui finalement étaient déjà présentes là-bas, reviennent ici, bien installées maintenant: son aisance avec les chiens notamment, même si elle est passée du stade “pocket poilu” au grand labrador gauche et pataud, mais rempli d’amour. L’entente est d’ailleurs tellement bonne que je surprends régulièrement ma nénette à se frotter contre cette grande chienne qui réagit à peine, à se rouler contre elle et à arriver pleine de ronrons. Et plus fort encore, le voisinage nous voit quasi quotiennement promener une labrador gambadante avec derrière, une minette blanche et grise, miaulant avec force pour qu’on l’attende, et piquant des sprints dans les champs, les poils au vent et la gueule entre-ouverte pour ne pas perdre une miette de chaque sensation qui lui fouette le museau! Ca lui a pris comme ça, un beau jour où elle devait en avoir assez de nous voir partir sans pouvoir participer, et où elle a décidé de nous suivre tout au long de la balade, tantôt devant tantôt derrière. C’en est devenu une habitude, et je m’inquiète presque qu’elle ne se présente pas quand on part. Pire, elle réagit aussi fort au bruit de la laisse que la chienne première concernée.

J’en viens sincèrement à me demander quels gênes mutants habitent mes animaux, ou s’il y a un air spécial dans le Sud Ouest, à part celui du bonheur et de l’équilibre…

Recevoir

Donner, c’est facile. Du moins pour la plupart des gens, donner est un geste naturel, et qui apporte, il faut bien l’avouer, une certaine auto-satisfaction, mais surtout (je l’espère), le plaisir de faire plaisir.

Recevoir, c’est un peu autre chose. Surtout quand il s’agit de recevoir autre chose qu’un cadeau d’anniversaire ou de Noël, dans des circonstances où il est de mise de donner et recevoir en retour, raisonnablement, et surtout lorsqu’on s’y attend.

Recevoir simplement, des attentions, de l’aide, une implication, au quotidien, se sentir entourée, portée et soutenue, c’est bien plus dur.
Je l’apprends ces jours-ci, ces derniers mois, pendant lesquels ma petite barque traverse quelques remous, une ou deux tempêtes, certaines lames de fond. Je tiens le coup, mais parce que je ne suis pas seule: parce que je ne me suis jamais sentie aussi encadrée, aidée, parce qu’on a foi en moi, et que je tiens à être à la hauteur.
Je découvre ainsi à quel point il m’est difficile de tant recevoir, à chaque instant et pour tout, sachant que je ne peux pas vraiment rendre, sinon en étant celle qu’il est juste que je sois, et en continuant ma route. Ne pas pouvoir rendre concrètement, ou pas tout de suite, parce que je sais que ça finira par arriver, me donne l’impression d’être dans une situation de dettes, qui est totalement fausse, je le sais.

Apprendre à recevoir est certainement un chemin plus ardu qu’apprendre à donner, même si l’un ne va pas sans l’autre.
Savoir dire merci autrement qu’en offrant un cadeau en retour, savoir accepter, savoir s’émouvoir sans gêne, est encore l’une des longues routes que j’ai à parcourir.

Mais ici, dans ces lignes, je peux le dire, merci, merci d’être là, de continuer à croire en moi lorsque je m’arrête. Merci simplement de me donner les outils pour me construire et devenir ce que je suis.

Re-naissance

C’est ainsi que j’ai déménagé en ces lieux.

Déménagé de vie, déménagé de ville, déménagé de tout.

Ceci est le blog de la reconstruction, de la renaissance, de l’espoir et de l’avenir.

4 mois de silence, 4 mois de grand chambardement, et ce n’est que le début de tout le reste.

Bienvenue ici, dans un lieu bien plus accueillant, dans lequel j’essayerai de passer aussi souvent que possible, pour témoigner de tout.

Ca fait plaisir de revenir à l’écriture.

A propos

Voici à titre d’exemple une page de votre blog 1&1. Vous pouvez la modifier pour mettre ici des informations vous concernant ou concernant votre site afin que vos lecteurs en sachent un peu plus sur vous. Vous pouvez créer autant de pages ou sous-pages que vous le souhaitez et gérer l’intégralité de votre contenu à partir de l’interface de gestion de votre blog.

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