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21.7.2007 par Flo.
Je suis donc partie, en voyageant léger: quelques cartons, tout au plus un ou deux souvenirs, et si je n’ai pas pris un seul meuble, j’ai emmené dans ma petite Corsa deux plantes et deux chats, mes seuls points d’ancrage. Rien que ces derniers ont rendu les 250 kilomètres de mon voyage épiques.
Ils étaient, en grande partie, l’incarnation de mes doutes et mes angoisses: allaient-ils s’adapter aux changements que je leur imposerais, allaient-ils accepter ces nouveaux lieux choisis ou pas encore trouvés? Allais-je m’y faire, allais-je y retrouver, ou plutôt trouver un équilibre?
C’est celui sur lequel je n’aurais pas parié qui s’y est fait le plus vite: en deux semaines, mon matou était au milieu de cette nouvelle campagne comme chez lui, imposant ses miaulements, ses câlins et son caractère de chat ronchonneur et demandeur avec une facilité déconcertante.
Ma pépette, elle, a mis plus de temps, c’était aussi la première fois qu’elle bougeait, probablement déconcertée par un nouveau fonctionnement quotidien, un autre environnement, perdue dans ses repères. Il lui a fallu deux bons mois pour que je la sente à l’aise, pour de bon. Aujourd’hui, elle est par contre comme chez elle, me faisant presque à nouveau craindre le nouveau petit changement qui ne va pas tarder, même si je ne doute pas de l’issue.
Ses petites habitudes, à elle, qui finalement étaient déjà présentes là-bas, reviennent ici, bien installées maintenant: son aisance avec les chiens notamment, même si elle est passée du stade “pocket poilu” au grand labrador gauche et pataud, mais rempli d’amour. L’entente est d’ailleurs tellement bonne que je surprends régulièrement ma nénette à se frotter contre cette grande chienne qui réagit à peine, à se rouler contre elle et à arriver pleine de ronrons. Et plus fort encore, le voisinage nous voit quasi quotiennement promener une labrador gambadante avec derrière, une minette blanche et grise, miaulant avec force pour qu’on l’attende, et piquant des sprints dans les champs, les poils au vent et la gueule entre-ouverte pour ne pas perdre une miette de chaque sensation qui lui fouette le museau! Ca lui a pris comme ça, un beau jour où elle devait en avoir assez de nous voir partir sans pouvoir participer, et où elle a décidé de nous suivre tout au long de la balade, tantôt devant tantôt derrière. C’en est devenu une habitude, et je m’inquiète presque qu’elle ne se présente pas quand on part. Pire, elle réagit aussi fort au bruit de la laisse que la chienne première concernée.
J’en viens sincèrement à me demander quels gênes mutants habitent mes animaux, ou s’il y a un air spécial dans le Sud Ouest, à part celui du bonheur et de l’équilibre…
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