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Archive pour 31.7.2007

Music in my mind

Y’a des soirs, comme ça, particulièrement la nuit, particulièrement en rentrant du boulot mais pas toujours (une forme de sas de décompression néanmoins), particulièrement lorsque j’ai un état d’esprit nostalgico-guilleret (sisi, je vous assure, c’est possible), je mets la musique à fond dans ma petite Corsa, et je chante…je braille…je balbutie. Bref. J’essaye de suivre la musique.

Augustine, ma Corsa donc, n’est pas vraiment équipée high tech concernant la sono. J’en suis encore au vieux lecteur cassette, ce qui est fort gênant vu que je n’ai plus de cassette depuis des lustres. Donc je suis soumise aux programmations aléatoires des radios captées, qui m’inspirent plus ou moins selon les soirs. Mais globalement grâce à la technique zapping, j’arrive à trouver quelque chose qui me convient pour le trajet.

J’ai réalisé ce soir, après une longue séquence chanson en solitaire due à une déviation sur la rocade, que la musique me rapproche des gens qui me manquent. Je ne suis sûrement pas une exception à ce sujet, chaque mélodie nous rappelle une situation, ou un style musical nous évoque certaines personnes. En ce qui me concerne, ayant des amis, des personnes qui me tiennent à coeur, particulièrement éparpillés à plusieurs centaines de kilomètres, j’ai l’impression de les contacter plus facilement en fredonnant. Mon esprit glisse vers eux, j’ai le sentiment d’être auprès d’eux, parce que je chante quelque chose que nous avons partagé, parce que j’écoute un artiste dont nous avons parlé, ou simplement parce que je les sais amateur du morceau qui passe à ce moment.

Et ce soir, même si je souriais en chantant, que la musique était vraiment à fond, au point de faire peur au cheval qui se trouvait dans son van devant moi dans les embouteillages, j’ai aussi pris conscience que franchement, je n’aime pas la distance géographique. Je me suis nostalgiquement dit que j’en avais un peu marre d’être toujours loin de quelqu’un, et que j’aimerais tant être dans la même ville que tous ceux que j’aime, ou même seulement apprécie, pour pouvoir sur un simple coup de fil se retrouver une demi-heure plus tard dans un café ou devant un cinéma.
Ca c’est une beau rêve, mais totalement iréalisable, parce que forcément, même si je redéménage, ce qui ne risque franchement pas d’arriver, il y aura toujours des gens “loin” de mon chez moi. Et ça a toujours été le cas, depuis mon adolescence, j’avais des amis de l’autre côté de la frontière, dans un autre pays (je ne parle pas d’une ville voisine, ça vraiment, ça n’a aucune importance pour moi). En gros, je me suis toujours arrangée pour être éparpillée dans tous les coins.

Alors bon, puisque la grande réunion amicale quasi impossible n’est pas pour demain, j’envoie à chacun, ce soir et tous les autres soirs à venir, des notes multicolores qui, je le souhaite, leur diront que je pense à eux, et qu’ils me manquent.

Edit (parce que oui, taquine que je suis, c’était une note pré-écrite) : ça maaaaaaaaaaaaarcheeeeeeeee!! Sisisi, je vous assure, quand vous envoyez plein de musique à des amis, ben ils pensent encore plus à vous!!! La preuve, on m’a téléphoné alors que rien ne supposait que cela devait se faire…il paraît que je leur manque, alors là ça tombe super bien, eux aussi!!!

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