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6.8.2007 par Flo.
Il faut dire que ma petite Corsa est bien vaillante. Je lui fais subir de rudes épreuves ces temps: 50 kilomètres par jour rien que pour aller travailler, sans compter les déplacements annexes, qui mine de rien chiffrent vite. En une année et demi, elle a pris quasi 20 000 kilomètres, et de son endurance dépendent mon indépendance et ma mobilité.
Autant dire que j’ai intérêt à la choyer.
Or, à l’image d’une grande partie de la population, qui plus est féminine, je ne touche pas un mot de mécanique. Sans rire, on me parlerait équations au troisième degré que ça serait déjà un peu plus dans mon vocabulaire, c’est tout dire!
Me voilà donc aujourd’hui chez Feu Vert pour acheter de l’huile. J’avais constaté une fuite depuis quelques temps, qui avait fini par s’aggraver ces derniers jours, au point que je suis allée désespérée chez Opel, avec la forte sensation que j’allais me faire plumer d’une centaine d’euros, en m’en tirant bien. Après tout, on peut me dire n’importe quoi, comment puis-je savoir si c’est vrai? Et même si j’avais pris soin de me renseigner auprès d’un ou deux collègues qui m’affirmaient que ce n’était qu’une petite pièce à changer, le simple fait de devoir aller chez le concessionnaire me posait déjà le tableau.
J’ai eu tort pour le coup, je m’en suis tirée à moins de 10 euros, me faisant mentir sur la pensée généraliste des mécaniciens arnaqueurs.
Emportée donc dans mon élan, et dans mon euphorie, et voulant surtout bien faire les choses (oui parce que quand même, une révision totale de ma petite Augustine, qui sera tôt ou tard inévitable, va me coûter la modique somme de 200 euros, il faut le savoir), j’ai voulu acheter de l’huile et du liquide de refroidissement, pour refaire correctement mes niveaux et aider ma pépette à vaillamment continuer son chemin pendant quelques milliers de kilomètres.
Je me suis donc initiée, pauvre femme, aux subtilités de l’huile semi-synthèse ou complète, en 10 ou en 15kw, ne me demandez pas ce que cela peut signifier. En ayant si peu confiance en moi d’ailleurs que j’ai demandé à un vendeur de me confirmer que j’avais fait le bon choix (ouf c’était le cas), craignant de faire exploser un moteur à peine récupéré.
J’ai également appris qu’on ne disait pas “valves de pneu” mais “bouchons de valve de pneus”. Logique, mais tout est dans le détail. Et que ça ne se vendait pas, mais que pour les obtenir, il suffisait d’aller demander à l’atelier d’à côté. C’était la journée des bonnes nouvelles mécaniquement parlant.
Tout ça pour dire que, comme beaucoup, je déteste me sentir complètement idiote dans un sujet (exception faite des maths où je suis plus résignée qu’autre chose). Que mon côté garçon manqué prend, malgré tout, un certain plaisir à contempler ces moteurs plein d’huile et de cambouis; à regarder la ruche des mécanos s’activer pour réparer, changer un pneu, vidanger. Que ce serait quand même sacrément pratique d’en savoir un peu plus sur ce qui fait marcher Augustine, ce dont elle peut avoir besoin, à quel moment. Histoire d’être un femme qui sait de quoi elle parle quand ça cause cylindres et motorisation. Et une future motarde qui saurait faire autre chose que piloter et de temps en temps (ça risque, je le crains) coucher sa moto par terre en voulant la manipuler à l’arrêt.
Bref, que sincèrement, si j’avais le temps, et un peu d’argent, je me débrouillerais volontiers pour prendre quelques cours de mécanique, histoire d’en apprendre le B.A BA. Ce serait déjà un bon début que je me mette au moins à la recherche de ce garage associatif dont j’ai entendu parler ici, non?
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