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15.8.2007 par Flo.
Dehors, il fait une chaleur à peine allégée par un vent soutenu faisant bruisser les feuilles. Le ciel a cette couleur bleue-blanche digne des très hautes températures.
Pas un bruit, une léthargie du 15 août où tout le monde se repose, fuit le soleil pour chercher le moindre coin d’ombre, un peu de fraîcheur, un point d’eau.
Dans mon chez-moi, les volets sont fermés, les fenêtres grandes ouvertes pour laisser passer le moindre souffle d’air. Je reviens d’une balade autour de mon quartier, pour me l’approprier, prendre mes repères. Je n’ai croisé qu’une veille dame promenant son chien.
Les chats sont à l’intérieur encore pour quelques jours, raison pour laquelle tout est fermé. Mais à cette heure-ci, je ne pourrais pas faire autrement.
Et dans cette ambiance hors du temps, je me souviens de mes étés tunisiens. De l’heure de la sieste, où le moindre geste devenait épuisant tant il faisait chaud. Où nous cherchions l’abri du moindre arbuste, d’une chambre aux rideaux tirés. Où la vie semblait s’arrêter de 13 à 16H, parce qu’il n’y avait que le repos de possible. Comme une grande pause, un grand moment de respiration au milieu d’une journée d’activités. Où le corps assimie le soleil qu’il a reçu, où les muscles se reposent des grandes baignades et des courses sur la plage. Où l’esprit accepte et accueille le sommeil, pour se préparer à la fin de la journée.
Ces souvenirs sont tellement présents à mon esprit que dehors, je cherche la mer et les bougainvilliers des yeux. Peut-être qu’en fait, tout cela n’est que le rêve d’une sieste…
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