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août 2007
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Archive pour 16.8.2007

Rock’n roll baby

Bon, ce n’était pas prémédité. Je ne suis pas une inconditionnelle du King, et je n’avais absolument pas prévu de faire une note à ce sujet aujourd’hui même, date honorée donc, puisque ce sont paraît-il les 30 ans de la mort d’Elvis Presley.

Mais ceci explique néanmoins le “Don’t be cruel” entendu tout à l’heure à la radio en revenant du boulot. Et dans la foulée, mes pensées qui ont glissé vers le rock, mon plaisir à l’entendre, mon bonheur à le pratiquer.
J’aime de manière générale danser, même si je suis très loin d’écumer ou même avoir écumé les boîtes de nuit. Au contraire, c’est plutôt un milieu qui m’est étranger, la musique qui y passe est rarement de mon goût, je déteste les soirées où je ne peux pas communiquer avec ceux qui m’accompagnent si ce n’est par gestuelle ou mimiques restreignant le contact.

Mais, je l’avoue au risque de paraître rétro, le rock reste mon coup de foudre. C’est la seule musique qui, dès que je l’entends, me donne envie de danser, où que je sois. Plutôt gênant quand il n’y a pas de partenaire à proximité.
Je le pratique très peu, très mal aussi. Mais je rêverais de m’y remettre. Et si je suis très prompte à critiquer mon père, je lui dois néanmoins de m’avoir appris les pas de bases de cette danse, ainsi que son rythme. Je me revois, plus jeune, danser avec lui et me sentir glisser sur la piste, comprendre ses gestes, ce qu’il attendait que je fasse. Brefs morceaux de complicité entre nous, qui me rendaient fière et me donnaient l’impression d’appartenir au monde d’adultes dans lequel il m’entraînait, mais qui m’ont aussi fait comprendre que cette danse pouvait être totalement différente d’un partenaire à l’autre.

Depuis que j’ai arrêté de le pratiquer avec mon père, je ne l’ai malheureusement plus jamais redansé. Je n’ai jamais croisé la route d’un amateur suffisamment proche pour que nous puissions nous lancer dans cette aventure ensemble. Je n’ai pas non plus eu le cran d’aller seule dans une école, et je n’aurais toujours pas le courage de le faire je pense, ne serait-ce que parce que je sais aussi que ce genre de lieu regorge de filles et manque d’hommes.

Alors au détour de quelques morceaux de radio, je continue de passer pour une folle au volant, en gigotant et chantant seule, en attendant de m’y remettre pour de vrai.

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