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Archive pour 18.8.2007

Un petit goût de liberté

Les vétérinaires, les sites internet, personne n’est capable de s’accorder sur la durée pendant laquelle il faut garder un chat à l’intérieur le temps d’un déménagement. Histoire d’être sûr qu’il ne retourne pas au domicile précédent, ne se sente pas chez lui ou plein d’autres idées farfelues pouvant passer dans la tête du poilu.

En ce qui concerne les miens, je les ai mis à rude épreuve depuis 6 mois: partis du bord de mer où ils avaient toujours vécu, ils ont fait 250 kilomètres en protestant bruyamment (pour ne pas dire le reste) pour se retrouver en pleine campagne. Enfermés là-bas pendant 2 semaines tant j’étais angoissée, ils se sont par contre parfaitement accomodés par la suite. On le pourrait à moins: une immense maison, de la hauteur sur les toits, un jardin, la verdure à perte de vue à l’extérieur, un labrador et un autre chat accueillants; ça avait tout du paradis.

Mon deuxième déménagement me faisait un peu souci pour ça aussi: comment un chat peut-il encore supporter un changement en si peu de temps, et surtout pour un lieu qui sera certes agréable, mais sûrement pas aussi attrayant que celui auquel il vient de se faire? J’ai choisi mon chez-moi pour ça aussi: je voulais un rez-de-chaussée pour qu’ils puissent sortir sans risque, un lieu verdoyant, pas de risque de route dangereuse.
Je l’ai trouvé, et franchement pour eux c’est l’idéal. Pas aussi bien qu’avant, mais un chat pas trop difficile s’y sentirait comme un pape.
Je les ai donc amenés dans mon petit chez-moi, sous leurs protestations toujours aussi virulentes. Puis enfermés, pour leur faire comprendre que mon chez-moi devenait leur chez-eux aussi. Mais après les grands espaces de liberté, les pauvres devenaient vite fous cloîtrés dans un 25m2, et ils me le faisaient bien comprendre.

Alors ça y est, aujourd’hui c’est le grand jour. Je serai absente toute la journée, ça me fendait le coeur de les imaginer une belle journée de plus à l’intérieur. Je me suis donc levée un peu plus tôt et j’ai ouvert les fenêtres en grand.
Le matou n’a pas demandé son reste: il s’est aplati comme une crêpe et a filé par-dessous la rambarde pour partir à la découverte de tous les pâtés avoisinants, se souciant peu de mon regard, et heureux comme un pape. Nénette elle, a pris plus de temps: des fois que la barrière mordrait, que là-dehors ce serait un beau traquenard. Elle a fini par y aller, et semble explorer le terrain avec précaution, millimètre par millimètre, en quadrillant. Mais si son frère reste à portée de vue, elle s’est vite échappée au-delà de mon regard par la haie du fond.

Comme pour moi, c’est un tout nouvel univers qui s’ouvre à eux et qu’ils doivent apprivoiser. Au vu des premiers résultats, ils semblent à l’aise et heureux. Et les voir ainsi me rend heureuse, moi aussi. Et fait prendre à ce lieu toute sa dimension…

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