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Archive pour 27.8.2007

“Ca sent le plâtre et l’enduit”…

Vous l’avez bien compris déjà, je suis très très loin d’être une manuelle. Encore moins une bricoleuse, encore encore moins une débrouillarde dès qu’il s’agit de tenir un clou, un marteau (même à fleurs!!) et un tournevis.

Pourtant, suite à un engagement oral mais formel, et pour plein d’autres raisons meilleures les unes que les autres, ces jours-ci, je suis dans les travaux jusqu’au cou, voire même au-dessus de la tête vu la hauteur sous plafond. Et quand je dis travaux, ce n’est pas juste un petit mur à repeindre, une moquette à retirer ou une chambre à meubler. On s’attaque à du gros, à du sérieux: du crépi (crépit/crépis, pffff), de l’enduit, de la peinture, des murs à percer, d’autres à reboucher (cherchez la logique), une maison entière à rénover.

Je tiens à le préciser même si c’est d’une évidence absolue, je ne suis qu’une petite main. On me donne les outils adéquats, on m’affecte à un endroit, je remplis tant bien que mal ma mission, ronchonnant et pas forcément proprement, mais je fais au mieux. Je m’en mets plus dessus que sur le mur, je régresse et redeviens la petite fille dans son bac à sable (celle qui pourtant détestait se salir les mains à la plage et ne voulait pas toucher le ballon collant), je me tartine aussi copieusement les mains et les habits que je n’enduis mon mur, mais je le fais, et avec plaisir (les ronchonnements, c’est pour la forme, pour garder mon image).

Je découvre pendant ces heures de travail plus ou moins physique et plus ou moins plaisant que l’effort apporte une profonde auto-satisfaction. Celle de se sentir utile avant tout: même si je ne suis qu’une contribution à la hauteur de mes petits moyens, je sais que lorsqu’on se lance dans ces lourds changements, c’est toujours bon d’avoir du monde pour un coup de main, un peu de fraîcheur quand la lassitude est là, tout simplement une présence.
Celle aussi de réaliser que malgré tout, je ne suis pas si incapable que ça, et qu’il y a peu, jamais je n’aurais imaginé être capable de m’attaquer à un mur à repeindre en partant du plâtre. Et que ce n’est pas fini, et après tout à chaque nouvelle étape, c’est un nouveau défi. J’ai même testé la perceuse, qui est un peu lourde et vibrante pour mes petits bras, mais je suis contente d’avoit tenté.
Enfin la participation à un grand et beau projet. Etre présente pour une re-naissance, puisque les fondations, le gros oeuvre, l’âme de la maison sont déjà là, mais simplement aider à poser une nouvelle empreinte, à façonner complètement un petit nid pour des gens qui me sont chers. C’est le lieu qui m’a accueilli aussi ces 5 derniers mois, un lieu rempli de sérénité, de plénitude, un havre de paix que j’ai toujours considéré comme un refuge hors du temps. Savoir que j’y mets un petit bout de moi, de mon temps, de mon enthousiasme, pour toutes ces raisons, m’apporte un bonheur qui est au-delà de la fatigue que l’on ressent après une longue journée de travaux.
Et puis c’est facile aussi, j’ai la chance de ne pas vivre dans la poussière au quotidien, et d’aborder les travaux uniquement lorsque je le décide, ce qui contribue à rendre les choses plus aisément vivables.

Mais pour être tout à fait franche, j’ai beau apprécier tout ça, le meilleur reste quand même la baignade dans la piscine lorsqu’on sort de la poussière: ça c’est le pied absolu!

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