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août 2007
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Archive pour 29.8.2007

Coeur d’artichaut

Quand, certaines fois, mon “ancienne vie” me fait des piqûres de rappel un peu trop rapprochées, un peu trop présentes, j’avoue que j’ai du mal à gérer.
Je suis un coeur d’artichaut, et j’ai un mal fou à comprendre que la nature humaine peut être manipulatrice et noire. J’ai foi en l’autre, foi en la sincérité, quand on me dit que c’est ainsi, je veux le croire, et peut-être comme St Thomas, avant de voir le contraire, je continue de croire. Et pire parfois, même quand je vois le contraire, je pense que c’est moi qui me trompe.

Parfois, comme ce soir, ces choses-là me rattrapent. Les erreurs dans lesquelles je me suis fourvoyées, mais aussi la longue bataille que j’ai dû mener pour m’imposer, pour comprendre à quel point j’étais dans la négation, l’aveuglement. A quel point il était important que je me fasse passer avant d’autres, avant l’autre. Et ce soir, pourtant, j’ai un peu replongé dans la pitié, la tristesse, la culpabilité. Pas longtemps, je pense que j’arrive à reprendre le dessus maintenant, plus vite, et que c’est la preuve de mon avancée. Mais j’y suis retombée, j’ai senti aussi que le deuil n’était pas terminé, qu’il allait me falloir un peu de temps encore pour complètement me détacher, qu’il était nécessaire que les contacts restent les plus espacés possibles pour que je puisse le mener à bien. Et néanmoins, d’autres impératifs administratifs m’obligent à reprendre ces contacts plus régulièrement selon les périodes.
Ce n’est pas encore terminé, ça le sera un jour, pas comme quelque chose qu’on oublie et qu’on nie, mais comme quelque chose que j’aurai su intégrer à ma vie, à mon chemin, comme un apprentissage, comme un pardon et comme le symbole du dicton “ce qui ne tue pas rend plus fort”.

Ce soir, c’est encore un peu dur, et je vais peut-être m’endormir avec un peu moins de sourire dans la tête.
Demain, je le sais, ça ira mieux.

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