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30.9.2007 par Flo.
Je serai un petit peu moins présente ( voire carrément moins) d’ici mercredi soir.
Pause familiale oblige, j’ai mon rythme quotidien (ah oui, j’avais un rythme?) chamboulé, plus vraiment l’occasion de prendre du temps pour blogger, et je mobilise à peu près toutes mes forces voire le reste des forces terrestres pour faire appel à toute la zénitude possible face à mon père. Non promis, je n’exagère que très peu.
En gros, les choses se sont bien passées les premières 24 heures, le premier assaut a eu lieu ce soir, j’ai laissé passer et je m’épate moi-même, c’est la minute d’auto-satisfaction du jour.
Sinon malgré tout, sisi, ça fait plaisir de les voir, et donc je leur consacre une bonne partie de mon temps, et de mon espace vital, raison de mon mutisme.
On fera un ptit débriefing mercredi soir…
D’ici là, bon début de semaine!
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27.9.2007 par Flo.
De temps en temps, après une après-midi très humide, très froide et très difficile, c’est agréable de se baigner dans un peu de nostalgie.
J’ai beau savoir que les choses ont changé là-bas, dans mon ancien “Petites Voitures”, et que ce que j’ai connu n’est plus, il reste quand même quelques personnes qui me manquent, auxquelles je pense régulièrement, et tout particulièrement lorsque le boulot ici a été rude (même si ce n’est plus pour longtemps).
Quand en plus, je passe pratiquement 2 heures au téléphone avec l’une de ces personnes, à évoquer simplement les souvenirs, à faire un tour d’horizon des différents collègues, à prendre des nouvelles de part et d’autre, ça apporte un certain bien-être en même temps qu’une petite pointe au coeur.
Pas de regret, ça non. Ce que je vis aujourd’hui, ici, n’est en rien comparable à ce que j’ai laissé derrière moi.
Mais c’est juste peut-être, encore et toujours, cette incapacité à accepter la distance géographique, à souhaiter, telle une maman canard, que tous les petits canetons soient réunis dans le même nid, à portée d’aile et de bec. L’envie de revoir des personnes qui ont compté pour moi, à un instant précis, même si tout a changé maintenant.
Aucune tristesse, c’est juste une joyeuse nostalgie, si on peut faire cohabiter ces deux mots l’un à côté de l’autre. Le plaisir aussi de me dire que si je pense fort à eux, ils doivent probablement le sentir, et peut-être, quelques secondes, se souvenir de moi…
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26.9.2007 par Flo.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas assisté à un concert de musique classique. Si longtemps même, que je ne crois pas vraiment me souvenir de la dernière occasion.
Ce soir, au milieu de ce cloître, les quelques morceaux de piano qui se sont envolés dans la nuit froide ont résumé toute ma nouvelle vie dans cette si belle ville. Dans ce lieu de paix, de recueillement, les notes ont résonné de façon claire et merveilleuse, m’emplissant d’une émotion que je n’avais plus ressentie depuis longtemps, depuis que j’ai cessé de jouer d’un instrument, depuis que je me suis éloignée de cette musique qui a bercé mon enfance.
D’un coup, je me suis revue chez mes parents, pendant ces soirées d’hiver, après une balade, mon père en train de peindre, au son de divers airs de Mozart, Vivaldi. J’ai revécu ces instants de plaisir au clavier de mon piano, à tenter d’obtenir la meilleure interprétation, à vivre la musique de ma partition.
Ce soir, j’ai été transportée par ces notes cristallines, qui tantôt s’envolaient, tantôt roulaient, caressaient ou sautillaient. Elles jouaient avec mes émotions, mes souvenirs, venaient me chatouiller, provoquer mon imagination. Devant mes yeux, j’ai imaginé des danses, envisagé des scènes qui naissaient au son des touches effleurées.
J’ai senti la sérénité m’envahir, j’ai admiré l’artiste qui faisait corps avec son instrument, en l’enviant légèrement, et j’ai partagé ces moments avec ceux qui m’accompagnaient. En ayant la sensation que, malgré le froid, j’étais parfaitement à ma place, au juste moment.
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24.9.2007 par Flo.
J’ai vraiment de la chance, tout est sauvé. J’ai récupéré tous mes dossiers, tous mes favoris, et il s’agit bel et bien du décès de mon disque dur. Résultat, demain je vais en acheter un nouveau, et j’aurai passé en tout et pour tout 3 jours avec un ordinateur un peu réduit, et pourtant une connexion impeccable et la possibilité de consulter mes mails.
Rien donc, ou plutôt une chance folle, et surtout l’occasion pour moi de réaliser (ou du moins de conscientiser) la place que prend internet et le monde virtuel dans ma vie.
Depuis que je suis devenue assidue, vers 1998, j’ai eu de nombreux changements, et de grands tournants dans mon parcours, en grande partie grâce au web et son cortège de rencontres et découvertes.
Je suis partie à l’étranger, j’y ai refait ma vie, m’y suis installée, j’ai traversé différentes étapes plus ou moins houleuses, accompagnée au quotidien par mes mails, des chats, des échanges divers et variés. Une porte ouverte vers le monde, mais aussi le lien, le cordon avec ma famille, mes amis restés dans ma ville d’origine ou ailleurs dans le pays. Pour moi qui suis plus qu’à l’aise à l’écrit, c’est vite devenu un élément indispensable.
Aujourd’hui où je vis seule, même si je suis entourée chaque jour et que ma vie s’embellit sans cesse, je reste très attachée à mon ordinateur, et ce qu’il m’offre. Lorsque je rentre chez moi après le travail, ou après une soirée, mon premier réflexe est de consulter mes mails, de prendre des nouvelles des personnes qui me tiennent à coeur via leur blog, des forums ou d’autres échanges. Mon écran symbolise une présence, un pont vers les autres, un essentiel.
Addict? Oui, sans aucun doute. Et je n’aime pas imaginer être dépendante d’un objet, d’une attitude. Pourtant, je ne peux pas plus envisager d’y renoncer, ou de prendre du recul. Pourquoi me priverais-je d’un simple outil de communication, d’un moyen de me simplifier la vie pour contacter les personnes qui m’entourent, ou qui sont à des centaines de kilomètres et qui me semblent pourtant délicieusement proches?
Il n’empêche que depuis quelques jours, je m’interroge sur ces habitudes, sur cette attitude. Sans culpabilité, mais juste comme un moyen de mieux me connaître, et de savoir où sont mes limites.
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23.9.2007 par Flo.
Mon disque dur est en train de décéder.
Sauf qu’il a l’amabilité de me faire ça à petit feu, ce qui me laisse le maigre espoir de sauver ce qui peut l’être, désespérément et dans l’urgence. En gros, je me retrouve à tenter de récupérer quelques fichiers entre deux beaux écrans bleus, et avec la sensation qu’à chaque fois, je pousse mon PC dans ses derniers retranchements. Et je ne suis même pas certaine de tout pouvoir avoir. J’ai pour l’instant de justesse rattrapé mes photos, quelques documents, mais il me manque ma musique, mes CV, deux-trois petits détails qui pourraient avoir de l’importance, notamment tous mes favoris.
C’est de la haute voltige.
Et là, à l’heure où je vous écris, je me prends pour une mega crack, à tenter de trafiquer une connection sous Linux (mot abstrait s’il en est en ce qui me concerne, sauf pour le pingouin de 80 centimètres qui continue à squatter l’arrière de ma voiture au quotidien), à relancer dès que j’éteins le portable.
Et pour arriver à comprendre la démarche, il a quand même fallu quelques longues minutes de patience de mon Ami pour m’expliquer, pas à pas, la démarche à suivre.
C’est ainsi que demain, je vais jouer à la grande dans un magasin informatique en achetant un adaptateur (j’ai encore revérifié le mot avant d’écrire), afin de savoir si c’est bien le disque dur qui se meurt, pour pouvoir ensuite le changer.
La bonne nouvelle dans tout ça (sisi, il y en a une), c’est qu’un crash disque dur sur un portable n’est pas synonyme de la mort dudit portable, ce que je croyais au départ. J’étais déjà en train d’échafauder de savants calculs pour imaginer comment j’allais pouvoir me payer un nouvel ordinateur en cas de disparition définitive de ma brave bête que j’avais enterrée avant l’heure.
Bref, je ne me plains pas quand même hein: j’ai l’essentiel, pour le superflu (du moins si on peut appeler tous mes documents perso du superflu), je devrais les récupérer dans la semaine (je prie le Dieu Linux, Windows, Bill Gates et toute la clique pour cela); et pour une somme relativement modique, j’aurai un PC reboosté et en pleine forme.
M’enfin définitivement, je n’y comprends rien à l’informatique!
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22.9.2007 par Flo.
C’est d’abord le grand, et long silence de la nuit. Où rien ne perce, si ce n’est le souffle de l’air, la quiétude, la tranquilité.
Et puis avant l’aube, quelques pépiements d’oiseau, discrets, comme pour appeler la lumière. Avec la clarté apparente, j’entends le premier avion arriver, sans que ce ne soit une agression. Juste une transition entre le monde des rêves et la journée qui m’attend. Puis la rumeur de la route, jusqu’ici si discrète et imperceptible, s’amplifie progressivement, en devenant un ronronnement continu.
Et même si je suis à quelques kilomètres d’une très grande ville, ce sont les sonorités et l’ambiance d’un petit village qui se révèlent à moi, qui m’éveillent au lever du soleil. Le clocher de l’église toute proche retentit, les chats viennent me ronronner dans l’oreille, réclamer leurs câlins. Entre mes paupières, les premiers rayons m’invitent au sourire.
Dans mon chez-moi, le réveil se fait dans la douceur.
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20.9.2007 par Flo.
Comme je suis une fille très inconstante, je reviens donc sur mes hauts problèmes sportifs du moment.
Il y a une petite semaine, je testais, conquise, un cours de yoga Ashtanga, quasiment certaine que j’allais m’y inscrire. Petite association, cours sympa et assez ciblé, un défi à relever, bref, ça me semblait tout à fait acquis.
Ca l’a été un chouilla moins lorsque je me suis penchée sur les prix proposés: il y a bien des options au mois, au semestre, à l’année, dégressifs bien entendu, et l’alternative entre un seul cours par semaine, et une pratique illimitée.
Mais en résumé, un cours illimité à l’année revenait à peine moins cher qu’un abonnement dans une très grande salle de sport, sur 18 mois certes, mais avec accès à toutes les salles identiques de la ville, des dizaines de cours différents, possibilité de hammam, sauna et piscine, et plages horaires très étendues.
Du coup, ça m’a fait réfléchir.
Ok, on ne joue pas dans la même cour: d’un côté une petite structure familiale à taille humaine, qui va jusqu’au fond de la pratique et développe presque un art de vivre.
De l’autre, une grosse affaire commerciale, une forme de tank, presque déshumanisé, certes attrayant par sa diversité et ses options, mais qui favorise l’anonymat et le mouvement de masse.
D’un côté un lieu un peu décentré, pas super facile d’accès, de l’autre plusieurs possibilités vu qu’il y a plusieurs salles où que je sois.
Il n’y aurait pas ce problème de tarif, je donnerais sa chance au yoga, sans vraiment hésiter. Pour toutes les bonnes raisons évoquées la semaine dernière. Mais le fait de ne pas sentir de réel élan, de véritable évidence me retient, et je ne suis pas seule dans cette situation, puisque nous tentons la démarche à deux.
Les cours proposés dans ces différentes salles m’attirent sans aucun doute. J’en ai déjà testé certains, ils me conviennent, m’ont fait du bien par le passé, et j’aime l’idée d’avoir la possibilité de ne pas avoir un emploi du temps fixe et de pouvoir moduler à souhait ceux que je veux pratiquer, selon les lieux et mes obligations du moment.
Il va falloir qu’on se décide, néanmoins, parce que j’ai assez tergiversé sur ce qui concerne le sport, que ça me manque et qu’il devient urgent que je m’y remette pour mon équilibre physique et mental. Mais quand rien ne s’impose et qu’une option est si difficile à choisir, que faut-il en conclure?
NB/ Frérot, je sais ce que tu vas me proposer; mais je coupe court au commentaire que tu ne feras pas pour raison de vendanges actives: l’Ultimate, je n’en ferai pas sans toi, t’as qu’à venir ici pour me présenter, na!!!
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19.9.2007 par Flo.
Y’a comme ça des jours où la machine se grippe et ne tourne plus vraiment rond.
Où il suffit d’un grain de sable pour que tout parte à l’eau.
Où la perspective de quitter un boulot dans les 3 semaines ne suffit pas à alléger les râleurs ou les galères du jour.
Où la contrariété devient l’humeur première de la journée.
Où le mal de crâne s’en mêle et l’envie d’être au fond du lit domine tout le reste.
Où les sourires sont forcés et la collaboration difficile.
C’est la fatigue, ce n’est vraiment rien. Il s’agit juste de ne pas tomber malade à 3 semaines de la fin, et quelques jours de plus du début.
Je sais qu’une bonne nuit de sommeil allègera tout ça, mais lorsque même l’inspiration pour écrire un poste me fuit, ça contribue à noircir le tableau. J’endosse ma coquille de Calimero, je m’y blottis bien au chaud, et je fais le dos rond.
Demain, j’ai congé. Demain, je dors jusqu’à pas d’heure, et sans culpabilité, du moins je vais essayer.
Demain sera une belle journée.
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18.9.2007 par Flo.
Ca fait un mois et quelques cacahuètes que je suis dans mon chez-moi.
Et à vrai dire, quand j’y réfléchis, j’ai l’impression que ça fait bien plus longtemps; j’ai dû m’y reprendre plusieurs fois lorsque j’ai compté et pris conscience du temps.
Je m’y sens toujours à l’aise, toujours aussi bien. Il y manque encore les trois quarts des meubles, puisque je n’ai guère avancé là-dessus depuis les premiers achats. Manque de moyens essentiellement, et manque peut-être de temps, je n’y ai pas consacré les heures nécessaires. J’avoue aussi qu’à chaque fois que je commence à dérouler la liste de ce qui me manque, je m’arrête très vite devant l’ampleur de la chose.
Néanmoins, il va être temps pour moi de m’y remettre, et sérieusement. Surtout pour ne pas m’installer dans un provisoire qui dure, parce qu’il me semble plus qu’important de pleinement prendre possession des lieux, comme je le souhaite, pour en faire le petit nid que j’essaye maintenant de créer. Parce que c’est aussi symboliquement essentiel que maintenant que les fondamentaux de ma nouvelle vie sont posés, je les habite pleinement, les vive au mieux. Et que façonner mon chez-moi, à mon image, est une étape indispensable.
Ce qui commence le plus à me manquer, je pense, c’est de ne pas pouvoir recevoir pleinement les gens comme je le souhaiterais. Non pas que mon appartement m’empêche d’accueillir mes amis; mais le confort est très sommaire, il est très loin de porter l’âme que je voudrais lui donner, et c’est ce qui me retient principalement dans mes propositions de repas ou café.
Dans les semaines à venir, il va encore y avoir pas mal de changements, et de frais qui m’attendent dans ma nouvelle vie professionnelle. J’espère juste pouvoir avancer dans la construction de ce lieu, pour qu’il soit à la hauteur de mes espérances. Et enfin pour organiser cette belle pendaison de crémaillère, avec tous ceux qui m’entourent et participent à cette reconstruction….
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16.9.2007 par Flo.
Non, là trop c’est trop.
Déjà que je soupçonne fortement mes chefs de chez Petites Voitures d’avoir fait totalement exprès d’adapter mon planing aux soirs de match de l’équipe de France. De rugby je le précise, au cas où des personnes mal intentionnées oseraient prétendre que je pourrais confondre le foot au rugby.
Donc j’étais ce soir condamnée pour la seconde fois à regarder de très loin la petite télé du fin fond de l’aéroport, et deviner aux cris des spectateurs le score et la victoire qui semblait se dessiner. En étant bloquée à mon comptoir avec des clients qui avaient décidé, bien entendu, de me mener la vie dure.
Ecoeurée d’avoir donc raté cette occasion et surtout à ce prix, j’ai malgré tout pris ma vengeance en pliant bagage à l’heure dite + 2 minutes (il faut dire aussi que depuis que j’ai posé ma démission, je suis nettement moins motivée pour les heures sup, de nuit et dimanche ou pas). Je file donc toute fière au volant de ma tite Corsa blanche (tendance très sale) direction chez-moi, en me disant que j’allais peut-être arriver assez tôt pour tomber sur une redif des meilleurs moments dudit match (je risque d’être endormie avant, mais bon)…
Jusqu’à ce que mon regard se trouve attiré, sur l’autoroute qui me croise, par des lumières bleues, gyrophares de 5 ou 6 motos de police encadrant un grand car…
….Aux couleurs bleues, blanches et rouges….
….Direction l’aéroport….
Là non, je m’insurge contre tant d’injustice. Personne, pas une âme charitable pour me signaler que ce soir, j’aurais pu, aux frais de Petites Voitures (là où il y a de la gêne….), me faire payer des heures sup à attendre l’arrivée des rugbymen??? Personne n’aurait pu avoir pitié de moi et me permettre d’au moins, passer quelques minutes au spectacle à me délecter??
Murphy est mon plus grand ami, et je n’ai plus qu’à aller me réfugier sous ma coquille de Calimero.
Pffffffff, monde injuste……
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