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11.9.2007 par Flo.
Ca y est, c’est fait!
Aujourd’hui, j’ai signé. J’ai signé mon droit à un quotidien plus régulier, plus serein, mon accès à un nouveau travail, avec de nouvelles responsabilités, de nouveaux défis. Un peu plus de reconnaissance, une bretelle d’autoroute vers mon avenir, vers de nouveaux projets, vers des concrétisations que j’attendais depuis si longtemps!
J’ai signé aujourd’hui ma promesse d’embauche, et le 16 octobre, je serai loin de Petites Voitures, dans un nouvel univers. Fini l’uniforme, les horaires de fous, vive le calme et la stabilité. J’ai encore du mal à y croire…
C’est un poil nuancé, teinté de déception, il faut bien l’admettre. J’ai aussi découvert mes limites, réalisé que je ne sais toujours pas me vendre, que je ne m’accorde certainement pas ma juste valeur, au sens propre comme figuré du terme. A la grande guerre des nerfs de la négociation salariale, ils ont gagné par K.O. Pire, par abandon. Parce que dans les entretiens successifs que j’ai eus, ce sujet n’a qu’à peine été effleuré, et même si j’avais une idée de la fourchette proposée, là où j’aurais très aisément pu me situer au milieu de l’échelle, ils me proposent pour mon embauche le bas. C’est aléatoire, car par-dessus vient se rajouter un système de primes, assez peu clair tant qu’on n’est pas en poste, donc le salaire peut passer de franchement médiocre à très respectable.
Mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même: en voyant le chiffre déjà posé sur le papier, en le lisant sous le regard de mon futur Directeur, je n’ai pas osé simplement poser des questions, simplement exprimer un petit désaccord, simplement sonder pour voir s’il y avait possibilité de négocier, alors que c’est peut-être ce qu’il attendait de moi. Je me suis sentie une petite fille jugée, perdant ses moyens, tenue d’accepter, en situation de faiblesse alors que j’étais largement à égalité avec lui.
Ce bémol ne ternira pas toute la joie que je ressens à prendre encore ce nouveau départ, c’est certain. J’essaye de l’utiliser comme une leçon, comme le prochain défi à relever, soit en parvenant à le résoudre rapidement, soit en me disant qu’il y a une raison pour que ça se présente ainsi. Je ne peux pas croire que les actions qui font progresser dans une voie juste présentent des obstacles majeurs.
Au revoir, au revoir Président!!!
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