Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 24.9.2007.
24.9.2007 par Flo.
J’ai vraiment de la chance, tout est sauvé. J’ai récupéré tous mes dossiers, tous mes favoris, et il s’agit bel et bien du décès de mon disque dur. Résultat, demain je vais en acheter un nouveau, et j’aurai passé en tout et pour tout 3 jours avec un ordinateur un peu réduit, et pourtant une connexion impeccable et la possibilité de consulter mes mails.
Rien donc, ou plutôt une chance folle, et surtout l’occasion pour moi de réaliser (ou du moins de conscientiser) la place que prend internet et le monde virtuel dans ma vie.
Depuis que je suis devenue assidue, vers 1998, j’ai eu de nombreux changements, et de grands tournants dans mon parcours, en grande partie grâce au web et son cortège de rencontres et découvertes.
Je suis partie à l’étranger, j’y ai refait ma vie, m’y suis installée, j’ai traversé différentes étapes plus ou moins houleuses, accompagnée au quotidien par mes mails, des chats, des échanges divers et variés. Une porte ouverte vers le monde, mais aussi le lien, le cordon avec ma famille, mes amis restés dans ma ville d’origine ou ailleurs dans le pays. Pour moi qui suis plus qu’à l’aise à l’écrit, c’est vite devenu un élément indispensable.
Aujourd’hui où je vis seule, même si je suis entourée chaque jour et que ma vie s’embellit sans cesse, je reste très attachée à mon ordinateur, et ce qu’il m’offre. Lorsque je rentre chez moi après le travail, ou après une soirée, mon premier réflexe est de consulter mes mails, de prendre des nouvelles des personnes qui me tiennent à coeur via leur blog, des forums ou d’autres échanges. Mon écran symbolise une présence, un pont vers les autres, un essentiel.
Addict? Oui, sans aucun doute. Et je n’aime pas imaginer être dépendante d’un objet, d’une attitude. Pourtant, je ne peux pas plus envisager d’y renoncer, ou de prendre du recul. Pourquoi me priverais-je d’un simple outil de communication, d’un moyen de me simplifier la vie pour contacter les personnes qui m’entourent, ou qui sont à des centaines de kilomètres et qui me semblent pourtant délicieusement proches?
Il n’empêche que depuis quelques jours, je m’interroge sur ces habitudes, sur cette attitude. Sans culpabilité, mais juste comme un moyen de mieux me connaître, et de savoir où sont mes limites.
Posté dans états d'âme | 3 commentaires »