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14.10.2007 par Flo.
Après avoir passé plusieurs années dans le Sud méditerranéen, où il n’y a guère que deux saisons, l’été longtemps, et l’hiver ponctuellement, je suis à nouveau dans un lieu où je redécouvre le bonheur de vivre quatre saisons en une année, et le charme de chacune d’elles au moment où elles s’installent.
Il y a là, depuis quelques jours, un petit goût d’automne dans l’air, qui me ravit totalement. Je vois les arbres virer de couleurs, la lumière se tamise et le ciel se pare de couleurs propres à cette période de l’année. Les tons dominants deviennent jaunes, puis bientôt rouges, le vert se fait plus tendre, peu à peu la nature se met en veille, se prépare au grand sommeil.
Il y a quelques années en Suisse, je détestais ces mois; plus assez chaud pour rêver de plage, bronzage et bord de mer, pas encore assez froid pour partir à la conquête des sommets enneigés, je me sentais contrainte et prisonnière d’un bord de lac recouvert de brouillard, humide et sans charme. Aujourd’hui, je sais que j’ai tort, lorsque je contemple émerveillée les photos des vendanges de Super Frérot, qui sait mieux que n’importe qui d’autre évoquer par une seule image toute l’âme de ma région natale.
Et en prenant ma voiture ces jours-ci, en ouvrant un peu les yeux sur la campagne environnante, en humant l’air, je retrouve les mêmes sensations d’apaisement, de sérénité qui semblent si caractéristiques de l’automne. Après l’embrasement vient le soupir, le soulagement, la tranquilité.
Je me prends à rêver de montagne, pas pour skier, encore que je ne serais pas contre, mais déjà pour une longue randonnée, respirer l’air des sommets, contempler la mue des forêts, m’immerger pleinement dans cette atmosphère et la découvrir, ici et maintenant. Cela faisait longtemps que la montagne ne m’avait pas manquée ainsi, comme un besoin physique, mais je n’en suis pas étonnée, je ne peux oublier que même si je l’ai trop peu vécue, elle fait partie de moi, de mon éducation et de ma vie.
Cet automne, c’est aussi une rentrée des classes pour moi, et je commence à sentir un petit stress monter à l’idée de mes débuts mardi. Mais c’est une saison où tout s’ouvre à moi, où le champs des possibles n’a jamais été aussi grand, et où je savoure chaque projet qui se présente, car je sais qu’il ne tient qu’à moi de le réaliser.
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