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Archive pour 18.10.2007

Relations sociales

Hier soir, en rentrant chez moi, j’ai été attirée par la complainte désespérée d’un petit chat coincé sur le toit du bâtiment en bas de chez moi.
Je l’avais déjà entendu la veille, sans trop me faire de souci, généralement un chat qui monte  quelque part sait en redescendre, même si ça ne lui plaît que moyennement (la fonction descente semble plus compliquée que la montée chez ces quadrupèdes).
Là par contre, deux jours de suite, ça m’a mis la puce (c’est le mot) à l’oreille, et c’est ainsi que je me suis retrouvée en bas de l’immeuble à appeler le chat qui me répondait sans cesse. A tourner et virer pour observer par quel arbre il avait pu passer, et si j’avais, moi, une option pour l’aider: sonner chez les voisins, demander s’il y a un vasistas/où est le propriétaire/ si quelqu’un a une idée, une solution.

Deux étudiantes, que je n’avais encore jamais vues (j’ai appris dans le feu de l’action qu’elles étaient en Fac de Médecine) sont passées dans le coin, je me suis empressée de les héler pour leur demander si elles connaissaient ledit chat et si elles avaient une solution. Non à la première réponse, non à la seconde (enfin si, appeler les pompiers, mais ils les ont envoyées sur les roses, je les avais prévenues), mais je n’avais pas du tout envie de me retrouver à gérer la situation seule, si bien que je suis parvenue à les faire culpabiliser et rester. Je n’ai pas eu trop de mal cela dit, et je suis très sournoise quand je m’y mets.

On a mis une bonne demi-heure, on a dérangé les baraques voisines pour trouver une échelle. Qui nous a été fournie par un très gentil vieux monsieur, qui nous l’a amenée sous le bâtiment pour réaliser qu’elle était trop courte. Et finalement, coup de chance, la propriétaire du chat, qui s’était absentée pendant deux jours, est arrivée pile au bon moment pour nous révéler que la minette s’appelle Salsa, qu’elle a 4 ans, qu’elle semble tout à fait coutumière du fait et que cela semble être pour elle un bon moyen d’exprimer haut (c’est le mot!) et fort (aussi je le confirme) son mécontentement à l’idée d’être délaissée pendant quelques jours. Que non, il n’y a aucune solution, la propriétaire a déjà essayé, et que la rebelle finit par redescendre, on ne sait comment, quand elle a vraiment trop faim et qu’elle en a marre. Elle a des réserves, hein, pour y rester plus de 2 jours, mais c’est vrai, elle n’y est plus depuis hier soir.

Comme quoi c’est utile un chat, j’ai enfin fait connaissance avec plein de gentilles personnes dans le quartier. Maintenant, quand il me manquera des oeufs, du lait ou une échelle, je saurai chez qui aller sonner! Merci Salsa!

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