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novembre 2007
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Archive pour novembre 2007

Mission défi

Bon, ce matin, c’est la mission défi du jour: prendre ma voiture et aller en centre ville, pour passer la visite médicale.
Et le tout, sans GPS, ce qui n’a l’air de rien, mais ces petites bêtes, on s’y fait très vite lorsqu’on peut les utiliser, et même Mappy nous paraît particulièrement obscur quand il faut s’en contenter.

J’ai prévu 1 heure pour un trajet de 15 minutes, j’espère ne pas avoir trop de bouchons, et j’espère surtout ne pas me retrouver au Nord Ouest alors que je tente de gagner plus ou moins le Sud Est. Mais on ne sait jamais.

Le pire, c’est qu’une fois arrivée, j’aurai un nouveau défi à relever: monter sur la balance sans m’évanouir devant le résultat.

Parce que je doute que le toubib soit rempli de compassion lorsque je lui dis que c’est trop dur de résister aux petits fours et verres de vin des cocktails.

Ce week-end, je me mets au régime.
Mais ça tombe mal, j’ai une sortie de prévue!!

L’art et la manière

Comme je l’ai dit récemment, je me frotte désormais à un nouvel univers où j’ai manifestement tout à apprendre.

Les grandes entreprises nationales, je connaissais déjà.
Les hiérarchies à paliers également.
J’avais expérimenté le sens de l’équipe, la proximité entre collègues et même avec les chefs, mais dans un milieu totalement destructuré, sans ligne directrice claire ni moyens mis à disposition.

Aujourd’hui, j’ai participé à ma première grand messe des Objectifs Commerciaux 2008.
Avec majuscules s’il vous plaît.

Et comme pour les formations, chez Petites Maisons, ils mettent les petits plats dans les grands: hôtel 4 étoiles, petite salle de réunion avec moyens techniques ad hoc, présence du Grand Khalif et son Sous Khalif, collation avec petits fours et bon vin….
Tout ça quand même pour faire passer une pillule de taille: restructuration des équipes, réattribution des tâches, mega augmentation des objectifs.

Le tout enrobé du vocabulaire qui va bien, des petites flatteries de çi-delà, des plaisanteries supposées mettre à l’aise et détendre l’atmosphère, du teasing comme il faut.

Bon, malgré tout ça, j’ai été assez convaincue. Il faut dire que je suis une petite jeune qui n’a pas encore pris ses habitudes (si ce n’est pour les buffets, apéros et sorties, ça on s’y fait très très vite!) et par conséquent maléable à souhait pour ces grands décideurs.

Il n’empêche, je reste très interrogative lorsque je me retrouve ainsi face à des pros de la vente, ultra convaincants, dont le boulot et la fiche de paye dépendent, il faut s’en souvenir, de leur capacité à communiquer leur enthousiasme. J’ai tendance à d’office activer mes réflexes de défense, à chercher l’arnaque, à refuser la poudre de perlinpinpin et essayer de lire entre les lignes.
Je n’y arrive pas toujours, je reste encore très hésitante sur ce qu’on m’a présenté et proposé ce matin. Je suis comme St Thomas, j’ai besoin de voir pour croire, et m’approprier des concepts qui sont certainement très réussis sur le papier (plutôt la belle présentation powerpoint), mais qui concrètement peuvent devenir tout autres.
Tout comme je m’interroge quant à la pression des résultats qui a été annoncée, et même si je n’en serai pas directement affectée, j’y contribuerai largement. C’est un but que j’ai toujours consciencieusement évité parce qu’il ne me correspond pas, et là, je ne m’en serai jamais approchée d’aussi près. Un peu peur de m’y brûler les ailes, je l’avoue…

Nouveau défi ou dérapage, on refait un point dans quelques semaines, devant des toasts au saumon et un verre de blanc, c’est promis!

Hommage

Je garde de ses spectacles un émerveillement intense, et l’impression d’être à la fois projetée dans un univers totalement différent, et fondamentalement proche de tout ce que l’on peut vivre au quotidien.

J’ai découvert grâce à lui que quelques pas, sur une musique, peuvent être bien plus parlants qu’un grand discours.

J’ai su que j’étais capable de pleurer sur un ballet alors que j’ai du mal à verser une larme pendant un film.

Je n’ai pas pu voir le Boléro dansé par Jorge Donn, c’est l’une des choses que j’aurais voulu pouvoir vivre un jour, mais j’en ai vu la représentation, avec d’autres interprètes talentueux, et remis en scène par ses soins, ce qui était déjà une immense chance.

J’ai entendu l’homme et le chorégraphe parler, je me suis inclinée devant sa sagesse, devant sa vision de la vie, devant ce qu’il dégageait de puissance, d’intensité et de profondeur, de connaissance.
J’ai retrouvé tout cela en chacun de ses danseurs, et en chacun des pas qu’il avait créés.

J’ai admiré deux hommes pouvant danser ensemble, et admis que seul un homme comme lui pouvait révéler la beauté d’un danseur, et mettre si merveilleusement en scène un ballet exclusivement masculin.

Et avec tout cela, j’ai pris conscience à quel point j’ai été une privilégiée de pouvoir assister à la naissance des oeuvres de Béjart, et dire que je l’ai vu vivant.

Oui, le monde de la danse est orphelin d’un génie, et il va me manquer…

Shop girl

J’avais une belle note en hommage à écrire ce soir.

Mais bon, une fois de plus, c’est un imprévu plutôt plaisant qui m’a empêchée de l’écrire, et le faire comme ça en vitesse avec la fatigue, ce ne serait pas rendre un honneur suffisant à celui que je voulais évoquer ici.

Alors je remets ça, peut-être à demain.

En attendant, même si c’est une vraie lapalissade que j’énonce, faire une petite journée de shopping avec une Amie, se balader dans les rues d’une ville qu’on aime, et alterner légèreté et gravité dans la discussion, ça contribue de façon conséquente à remonter le moral.
Surtout quand  on ne revient pas les mains vides!

Pourvu que ça dure….

Cahots

C’est pas que ma vie manque d’intérêt, loin de là.

Juste que j’ai un peu l’impression de tourner en boucle ces temps-ci: des moments de grand bonheur, de grande joie, remplis de rires et d’enthousiasme. Et puis d’un coup, une glissade, un dérapage, la tristesse, la morosité, la colère aussi, qui est encore plus difficile à gérer, parce que chez moi, ça prend des proportions énormes, qui me dépassent, qui me rongent.

Je ne vais pas continuellement répéter les mêmes choses ici, tant qu’il n’y a rien de nouveau. Même la beauté des arbres qui se découpaient sur le ciel bleu ce matin n’a pas suffi à m’apaiser, même la douleur de mes muscles après une heure de course à un rythme soutenu n’a ramené qu’un semblant de paix en moi.

J’en ai même assez de répéter qu’un jour, une fois, tout cela cessera, et qu’il y aura bien une solution à tout ce qui se présente. Je ne dois pas réciter le bon mantra, à force d’en récolter une couche de plus à chaque fois.

Le plus dur dans l’immédait, c’est d’arriver à tout coordonner: mon boulot, qui me prend du temps, de l’énergie, mais m’occupe l’esprit et me permet de vraiment me changer les idées, avec ces moments de solitude, où tout me revient dessus, de façon exponentielle. Et ces instants trop brefs et bénis avec mes Amis, pendant lesquels je retrouve l’équilibre auquel j’aspire, et où je me sens enfin à l’aise.

J’aime bien les routes caillouteuses, c’est sûr, mais il y a des moments où l’asphalte, ça repose un peu le corps aussi….

Debrief

Bon, donc comme promis je suis de retour avec quelques impressions fort nébuleuses. Il faut admettre que je ne suis pas dans un état rêvé pour la cohérence et l’objectivité, je me suis absentée 48 heures avec l’impression d’être partie une année-lumière.

Donc en vrac:
-Je ne suis pas commerciale
-Je ne suis résolument pas faite pour être commerciale
-J’ai vraiment du mal avec les commerciaux
-Pas de bol pour moi, j’ai intérêt à être la plus convaincante possible pour faire croire que je suis prête à tout pour devenir commerciale

Mais:
-Il faut admettre que le formateur est un Grand Khalif dans son domaine
-Pour être un bon commercial, commence par être un bon PNL’iste (si vous ne savez pas ce que c’est, levez le doigt ou allez voir ici )
-C’est sûrement super amusant à utiliser, mais vachement moins quand on en subit les conséquences
-Grâce à lui, je sais maintenant que la vache boit du lait et que le huit de coeur fait partie du tas as-valet-roi-dame
-Oui, personne ne comprend rien à ce que je raconte, mais c’était pour vous donner une vague idée de ce que j’ai enduré pendant 48 heures

Sinon:
-J’ai découvert que bosser dans une grande boîte nationale, ça a un ptit côté séduisant: deux jours à manger (baffrer?) et boire (qui a dit se saoûler???) sans sortir un centime, là, respect
-Quand en plus la hiérarchie est plutôt sympa, ça aide à faire passer la pillule de la formation (mais je les soupçonne de faire exprès en plus!)
-Et ils en profitent pour nous glisser comme ça en traîtres les grandes réfomes annoncées, à coup de petites collations de foie-gras et grands verres de Tariquet (et pas l’inverse)

Enfin:
-Si tu veux faire la tournée des Grands Ducs, sois accompagné d’un commercial, ça ouvre des portes plus vite qu’un sésame
-Surtout quand il est plutôt haut placé dans le jeu de cartes
-Les mélanges, c’est vraiment pas bon (ni nourriture-boisson, ni dans la boisson, vraiment j’insiste)
-Le commercial qui t’offre les mélanges, lui, n’a pas une pile de concepts indigestes à s’avaler le lendemain aux aurores, c’est ce qui fait la différence entre l’as du jeu, et le petit 6 que tu représentes
-Le whisky-coca, ça peut faire aimer la techno, sisi, pour un peu qu’il soit ingéré après quelques verres de vin, une bonne dose de fatigue et des repas gargantuesques.
-Par contre tu es parfaitement seule à en assumer les conséquences, et ça fait mal derrière la tête, promis
-Mais même à moitié bourrée, c’est quand même la classe de se retrouver dans un hôtel 4 étoiles pour finir le peu qu’il reste de nuit

Au vu de tout ce qui précède, vous m’excuserez de ne pas pouvoir faire mieux dans ce debriefing, j’ai quelques circonstances atténuantes.
(Et si là haut, ils pouvaient éviter de m’en remettre une couche à mon retour, avec un facteur qui m’apporte des nouvelles pas sympas, j’apprécierais, à noter pour la prochaine fois.)

Oui parce que le pire, c’est que je rempile le mois prochain…Et pour 3 jours cette fois-ci.

……Là, ça va vraiment être un carnage, je ne réponds de rien……..

Absence

Pendant ces deux prochains jours, je pars en apnée, probablement avec l’impossibilité de consulter mes mails (ce qui va être dur dur), et donc de venir témoigner ici.

J’ai l’immense privilège (paraît-il), de faire partie de la formation commerciale des nouveaux recrutés de chez Petites Maisons. Le tout au Novotel, en immersion comme ils disent, et avec obligation de dormir sur place, même si je n’habite qu’à vingt minutes de là. Mais c’est un moyen de faire entièrement partie de la maison, de s’imprégner de l’esprit de l’entreprise, tout ça.

Voilà, je vais avoir droit aux mêmes soins que les commerciaux, un petit séjour tous frais payés qui se répétera le mois prochain, et je vais être bonne pour les mises en situations, les cas concrets, tout ce que je disais précisément adorer!
Je suis bien obligée d’admettre que mon manque d’enthousiasme est plutôt flagrant. Corollaire: ça ne peut qu’être mieux que supposé, et je ne peux évidemment qu’y apprendre des choses intéressantes et utiles.
Bon….

Si ça en vaut le coup, débriefing ici dans deux jours, donc.
Ou pas!

Promo

Cela fait maintenant un bon mois que j’ai changé de boulot, et je réalise qu’à part quelques mots par-çi par-là, je n’en ai guère parlé ici.

Je suis donc passée de chez Petites Voitures à Petites Maisons, on peut l’appeler raisonnablement comme ça, et dans tous les sens du terme, c’est une véritable promotion.
Tout d’abord en terme d’intérêt du poste: jamais je ne dénigrerai ce que j’ai fait dans la location, c’est bien plus dur que tout ce qu’on s’imagine, et il faut l’avoir vécu de l’intérieur pour saisir qu’il ne s’agit pas de simplement distribuer des clés. Mais là, je découvre un poste à responsabilités, qui non seulement m’oblige à mobiliser un maximum de ressources intellectuelles, mais me fait aussi appréhender des notions que je ne pensais jamais avoir à maîtriser un jour ou l’autre autrement qu’en dilettante.

Je suis également passée d’horaires totalement anarchiques à un aménagement de quatre jours de travail sur la semaine, avec la régularité caractéristique des emplois plus administratifs; ce qui fait que je retrouve un rythme, mais surtout une vie sociale, la planification de mes week-ends et de mes vacances sur du long terme. Un émerveillement pour moi.

Enfin l’ambiance n’a rien, mais vraiment rien à voir avec le passé. J’ai quitté une équipe agréable, jeune et globalement superficielle pour arriver dans un environnement chaleureux, respectueux, attentif, familier. Avec ses défauts certes, comme dans tout groupe, mais incomparablement plus adulte, qui m’a apporté un soulagement psychologique immédiat.

Et puis quand même, il faut bien l’admettre, passer des voitures aux maisons, même si ça reste dans la catégorie “Petits”, c’est une sacrée évolution! Evoluer de la location à l’achat aussi, à croire que je suis sur la bonne voie de l’ascension sociale (pour l’aspect financier, même si je ne doute pas d’y gagner également, j’attends quand même une confirmation noir sur blanc, faut pas exagérer).

Dans la case améliorations à prévoir, il y a notamment le relationnel avec tout l’aspect vente, que j’ai intérêt à rapidement développer, vu que je ne fais quasi que ça de mes journées. En gros, je viens en quatre semaines d’exploser mon pourcentage de temps passé avec des commerciaux, qui représentent les 99% de mes collègues, et qui étaient jusqu’ici une espèce socio-professionnelle dont j’avais tendance à fortement me méfier et que je tentais par conséquent de soigneusement éviter.
Comme quoi, l’adage du “tu affronteras ce que tu évites à tout prix” se vérifie, et il semble que j’aie pris un abonnement spécial pour le prouver cette année.

Autant le dire donc, le bilan de ce premier mois est ultra positif.
En écrivant cette note, je réalise que j’arrive d’ailleurs au terme de mon préavis, et j’espère que mes responsables tirent les mêmes conclusions que moi, histoire de pouvoir me caler confortablement dans mon poste, continuer mon petit bonhomme de chemin, et aller de l’avant dans ce gros chantier qui m’attend (et le jeu de mots n’est même pas volontaire!)

Trop

Trop mangé, un peu trop bu quand même….
Trop mal à la tête aussi…
Encore un peu trop en colère, même si ça va déjà mieux, et trop ri, mais ça, ça n’est jamais trop, il en faudrait même toujours plus.

Trop fatiguée, trop envie de me coucher pour écrire quelque chose de sensé et surtout qui ressemble à un vrai billet.

Alors demain, peut-être, serai-je capable de rédiger une note qui ne me donnera pas envie de la mettre de suite très loin dans mes archives!

Mais c’était une bonne et belle soirée, qui redonne une joie de vivre parfois trop atténuée par des événements qui n’en valent pas la peine.

Blues du dimanche

Je n’aime pas trop les dimanches. J’ignore à quand cela remonte, mais c’est vrai que même aujourd’hui où j’apprécie mon travail et où l’idée d’y retourner le lendemain ne me pose aucun souci, je continue à avoir du mal.

Pourtant, ce n’est pas faute de savourer le calme, le silence du matin; entendre les cloches sonner, observer les enfants sur leur vélo, les familles se balader.
Mais lorsque je n’ai pas de programme précis, que je suis chez moi une fois le ménage fait, les papiers classés, je retrouve ce petit blues spécifique, un peu comme si le simple fait de vivre ce dernier jour de la semaine suffisait à annihiler toute envie, toute idée d’occupation possible.

Du coup je tourne, je vire, je m’impatiente, je me morfonds. Je culpabilise d’être incapable de m’occuper, je m’énerve de culpabiliser, et ça recommence. J’adore buller, me reposer, prendre du temps pour moi, mais de façon limitée, à croire que dès que ça dépasse une paire d’heures, ça devient honteux.
C’est peut-être dû en partie à mon éducation: avec des parents hyperactifs et débordants toujours d’idées, d’envies, de balades ou de visites, je n’ai pas vraiment eu de modèles de cocooning. A quoi ce sont rajoutées quelques années bien trop inactives à mon goût, qui provoquent le résultat actuel de l’équation.

Je n’ai pas encore trouvé de solution. Je pensais qu’en vivant seule, unique juge de mon programme, je parviendrais à changer ces réflexes et ces idées préconçues. Cela ne suffit manifestement pas et je vais devoir acquérir d’autres habitudes pour me débarasser de ce blues du dimanche.

La bonne nouvelle néanmoins, c’est que demain, je ne travaille pas, et que j’ai plein de choses à faire!