Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 5.11.2007.
5.11.2007 par Flo.
Je me suis remise assez récemment à la course, poussée par le besoin impératif de reprendre l’exercice physique, et motivée par la découverte d’un petit lieu idyllique, le long d’un canal, aussi agréable que varié et surtout facile d’accès.
Ce sont des moments, plus ou moins longs, où je me retrouve face à moi-même, surtout depuis que mon baladeur mp3 m’a lâchée, et pendant lesquels je n’ai plus aucune prise sur mes pensées, trop concentrée que je suis sur l’effort physique et le rythme que j’ai pris.
Et ce lâcher-prise est loin d’être désagréable, c’est un moyen de me vider la tête, de ne pas donner d’importance aux problèmes, aux inquiétudes, qui me traversent comme le reste. En fin de compte, s’il est plaisant de courir avec de la musique, le bruissement de la nature, de la respiration apportent une autre forme de bulle, de calme et de bien-être que j’avais presque oubliés.
L’autre jour, j’ai également eu la chance de retrouver la sensation du second souffle, que j’avais expérimentée de temp en temps, il y a très longtemps. D’une foulée à l’autre, j’ai eu d’un coup l’impression d’avoir des ailes aux jambes, d’être capable de suivre Forrest Gump et courir des heures encore (même si chez moi, la boîte de chocolats a des effets bien plus néfastes que chez Tom Hanks, c’est tout à fait injuste).
J’ai savouré ces moments de légèreté avec bonheur, et en association d’idées, j’ai eu l’impression que ce que j’étais en train de ressentir symbolisait parfaitement ma période de vie actuelle: j’avance au quotidien avec mon second souffle, qui me porte, me donne le sentiment que je peux encore aller très loin, et que même si mes jambes sont lourdes, même si l’effort est rude, tout cela me traverse sans véritable conséquence.
La comparaison est plutôt positive, si ce n’est que je dois rester attentive. D’abord parce qu’un second souffle ne dure pas éternellement (et pour moi, je n’ai encore jamais expérimenté de troisième souffle), et surtout même s’il donne l’illusion de pouvoir avaler les kilomètres, les courbatures sont bien concrètes à la fin; et le retour à la réalité peut être douloureux.
Les problèmes sont toujours présents, pour l’instant je n’ai pas vraiment trouvé le chemin des solutions. Mais je continue à courir, et peut-être qu’au détour d’un chemin ou d’un lacet du canal, essouflée ou pas, je finirai par atteindre le but. Ou du moins, l’un de ceux que j’essaye de poursuivre….
Posté dans états d'âme | 2 commentaires »