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Archive pour 4.12.2007

Réveil matin

Résumé du grapillage de minutes matinales:
Petit bonheur de célibataire, le réveil se met à sonner 20 minutes avant l’heure de me lever. Je laisse s’égréner le temps, en espérant reculer toujours plus le moment de me sortir de la couette, surtout dans le froid d’hiver.
5 minutes avant l’heure fatidique, c’est toujours le moment que choisit ma nénette pour un câlin de compétition..Ce sont donc 5 minutes de ronronnements intensifs, de demandes de caresses qui terminent de me réveiller. Je recule un peu le délai pour profiter, je me dis que je me rattraperai sur autre chose, c’est beau de se bercer d’illusions…

Douche, supposée rapide. Oui mais l’eau chaude c’est bon, c’est agréable, ça détend, ça prolonge encore un peu la nuit. Et puis il y a les cheveux à laver, et puis jouer avec le deuxième chat qui teste sa volonté de devenir amphibie. Encore un peu de retard.

Armoire, perplexité sur la tenue, depuis que je n’ai plus d’uniforme, je retrouve le grand dilemne matinal: pantalon noir, col roulé? Débardeur, jeans? Talons, chaussures plates? Encore que ces temps, je règle le souci par ce qui me va, et ce qui ne me va plus…No comment.

Maquillage, sèchage de cheveux. Laisser tomber le mascara, râler parce que l’eye liner coule, chercher une barette, s’énerver contre le sèche-cheveux. Mauvaise tête, pas le temps d’améliorer les choses. De toute façon c’est humide dehors, il y a du vent, ça ne vaut pas le coup de s’acharner.

A ce stade, il me reste normalement 15 minutes, mais c’est impossible pour moi de ne pas boire mon thé. Le temps que l’eau chauffe, j’allume le PC, je ne me fais pas d’illusion, depuis la veille au soir jusqu’à tôt le matin, je ne risque pas d’avoir beaucoup de mails, mais on ne sait jamais, et puis c’est mon rituel. Ko.o.cook m’envoie la recette du jour que je ne ferai pas, je n’ai pas de four. Je surfouille d’un blog à l’autre, déjà lus, mais ça me laisse le temps de souffler sur mon thé brûlant, que je ne finirai que rarement. Les minutes défilent devant mes yeux, je m’en fiche, je trouve toujours un truc à faire en dernière minute: un mot à écrire, un site que je voulais visiter, les comptes à vérifier, tout ce que j’avais mille fois le temps de faire la veille au soir mais auquel je ne pense qu’à ce moment. Poster ma note de la veille, la relire, la trouver nulle, mais pas vraiment le temps d’améliorer, tant pis. Edit.

Il est déjà 50, je sais que j’ai passé le stade critique, que je vais prendre les bouchons. Chaussures, veste. Sac, bouteille d’eau…Clés…Pas de clés, je rallume, je vide le sac, pas de clés. Grmbl, je retourne dans la pièce, retourne mes poches, clés dans la veste de la veille au soir. Je ressors, rentre à nouveau, oublié mon livre, une caresse aux chats. Ils me regardent à peine, roulés en boule sur la couette, bien au chaud, je les maudis en les embrassant.

Dehors, c’est la fraîcheur, l’obscurité à peine allégée par l’aube. Le givre sur la voiture, ça ne fait que quelques jours que j’ai un grattoir, avant je perdais 10 minutes de plus avec le chauffage à fond. Je me gèle les mains, je lance le moteur, au moment où je prends l’émission radio, je sais si je suis au stade irrécupérable ou non.

Dès lors, c’est le tirage au sort. Pas un jour ne se ressemble, je ne peux en conclure aucune théorie. J’ai tout essayé: la combinaison des jours de la semaine avec la météo, de l’heure avec l’âge du capitaine, des dernières nouvelles avec l’émission télé de la veille. Pas moyen de savoir si je vais mettre 20 ou 45 minutes pour le même trajet. Pas même moyen d’imaginer où seront les bouchons, selon les jours, les matinées, ils se déplacent, ce qui laisse un certain suspense et pimente un trajet quotidien et répétitif. La seule constante reste les chauffards, les impatients qui font des queues de poisson, mes ronchonnements et les minutes qui continuent de s’égréner. Après les infos, je passe à la musique, pour agrémenter la fin du trajet, un début de sourire dans l’aube.

La demi pétante, après m’y être reprise à trois fois pour faire mon créneau, j’arrive devant l’agence. 10 minutes plus tard, je sais que je peinerai à trouver une place, 10 minutes plus tôt et je peux la choisir.

A l’intérieur, le thé et le café m’attendent, un moyen de différer un tout petit peu encore la plongée dans une nouvelle journée…

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