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4.1.2008 par Flo.
S’il y a un thème qui jalonne ma vie, et qui est l’un des grands Défis à relever pour moi, c’est celui d’oser parler en temps voulu et exprimer ce que je ressens profondément.
L’alternative n’a l’air de rien comme ça, et en théorie, on peut même hausser les épaules et trouver les meilleures explications et raisons de parler, de tout dire, de révéler, de ne jamais garder le silence..
Et pourtant, trop souvent je me suis tue, trop souvent j’ai laissé passer le train. Trop souvent, j’ai préféré rêver plutôt que vivre, parce que simplement je me figurais que le rêve était forcément plus beau, et que la réalité me décevrait. Parce que la lourdeur du quotidien n’avait rien de comparable à la légèreté et la douceur du rêve.
Je l’écris à l’imparfait, parce que j’aimerais ne plus avoir à le décliner au futur. Parce qu’aujourd’hui, je paye mes silences, et qu’ils ne sont pas d’or. C’est un chantier sur lequel je vais laisser de la sueur, qui va me prendre du temps, de l’énergie. Celui de décider que plus jamais je ne me dirai “trop tard, j’aurais dû, trop tard, j’aurais pu”. Celui d’avoir suffisamment confiance en moi, en mes ressources, en mes filets de sécurité, pour comprendre que je n’engage pas ma vie à chaque parole prononcée, et qu’au contraire, je l’engage différemment en gardant le silence.
Aujourd’hui, lorsque je me retourne, je vois de très belles choses. De merveilleux moments, de grands bonheurs, de grandes tristesses aussi. Et je suis toujours vivante. Mais je vois aussi certaines gares que j’ai évitées, certains havres que j’ai repoussés, parce que pour m’y arrêter, il me fallait un courage dont j’ai manqué, il fallait que j’agisse plutôt que je rêve. Aujourd’hui, je ne saurai jamais ce que ça aurait pu être, et oui, c’est douloureux. Pire, je m’en veux, ce qui facilite encore moins l’acceptation. Aujourd’hui, je regrette, et à l’heure de la construction, ce verbe ne devrait plus faire partie de mon vocabulaire.
Ecrire, c’est déjà plus facile que parler. C’est déjà une première étape, et pourtant même celle-ci, je n’ai pas toujours réussi à la franchir….
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