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18.1.2008 par Flo.
Clash hier au boulot.
Après 3 petits mois d’une lune de miel, acidulée depuis quelques temps, c’est parti en sucette.
Je suis à cran, je ne suis pas la seule, mon responsable l’est plus encore, on se sent tous sous pression, tout est fait dans la précipitation, c’est l’incompréhension générale.
Je me permets d’émettre des réserves quant à la nouvelle organisation, alors qu’on attend de moi que je dise oui amen sans condition, en ma qualité de petite dernière arrivée et pas trop formatée aux “mauvaises habitudes”.
Alors quand j’évoque le problème des heures supplémentaires non payées et qui vont devenir récurrentes, forcément, ça fâche.
Je n’étais pas seule au créneau, et heureusement, je me sentais déjà suffisamment perdue.
Et surtout, j’ai détesté ce que j’ai exprimé aujourd’hui. Je me sentais dans mon droit le plus absolu, cela, sans aucun doute. Je dois apprendre à poser mes limites, et si j’y arrive très bien sur certains sujets, sur d’autres c’est plus délicat, et professionnellement, c’est important que je le fasse.
Je suis pourtant, je crois, quelqu’un qui ne compte pas. Ni en effort, ni en heures de travail, ni en attention. On a besoin de moi, je suis présente, je suis motivée, je tiens à prouver que je suis capable, je tiens aussi à m’intégrer, à amener une dynamique dans l’équipe.
Et aujourd’hui, j’ai eu la sensation de quémander, de jouer à celle qui compte les minutes au boulot, qui cherche à tout prix à en faire le moins possible pour le plus d’argent (encore que ça, ça reste vraiment à voir).
Je ne supporte pas cette image que je renvoie, je n’assume pas du tout ce rôle, et je me sens totalement schyzophrène, partagée entre ma certitude de devoir m’imposer dans ce sens, et ma volonté de prouver qu’on peut compter sur moi.
Par extension, et parce que je suis dans une période un peu fragile, je m’interroge sur l’image que j’offre, sur ce que je renvoie. Et forcément, sur ce que je suis au fond de moi, ce que je souhaite montrer, ce que je parviens à offrir, et ce que je cache, j’enfouis sous une armure d’humour, de dérision, de pseudo-assurance. C’est un sujet vieux comme le monde, qui a fait chauffer des millions de neurones et n’est pas près de se tarir. C’est l’histoire d’une vie, et après tout, ne peut-on pas penser que parvenir à la sérénité et l’accomplissement, c’est savoir exprimer extérieurement nos convictions les plus profondes?
En ce qui me concerne la route est longue. Et j’ai l’impression ces derniers temps de trébucher sur le moindre petit caillou.
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