Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 20.1.2008.

janvier 2008
L Ma Me J V S D
« déc   fév »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Archive pour 20.1.2008

Dimanche, jour de la taupe

Ou comment se retrouver à 7H30 un dimanche matin en pijama, petites pantoufles en plein milieu d’un champs.

Que voulez-vous, j’expérimente les joies de la campagne.
En avant-goût, hier soir (enfin, cette nuit….) j’ai eu droit à la splendide araignée sortie de nulle part mais plantée au milieu de mon plafond (celui de l’appartement, je tiens à le préciser pour les petits malins mal intentionnés!), dont il a fallu se débarasser. Après hurlements, danse de l’hésitation et de l’angoisse devant ces sales bêtes, palpitations du coeur qui a dû monter à 200 facile, j’ai pris un verre, un carton, attrapé l’horreur en m’attendant à chaque seconde à ce qu’elle se retrouve dans mon cou ou dans mes cheveux, et l’ai balancée très, très, très, très (jamais assez) loin par la fenêtre.

Et par un coup de baguette d’une fée fort mal intentionnée on dirait (ou alors Martin le Lutin qui a décidé de me faire réviser ma biologie animale), j’ai retrouvé une taupe ce matin à 7H20 au pied de mon lit.
Hier soir on parlait justement de chats chasseurs avec des Amis. Je crois que j’ai été médisante avec l’un de mes chats qui, à force d’entendre qu’il ne me ramenait jamais rien, a fini par vouloir me prouver qu’il était capable aussi de revenir avec un trophée. Bon, ok, il a pris ce qui était à sa portée.

Ben c’est pas facile à attraper une taupe hein. Même sonnée, même dans un minuscule appart, même un peu esquintée, ça file. Et puis ça fait un boucan d’enfer, il faut le dire. Le temps que j’émerge, que je percute que quelque chose n’allait pas, j’ai eu l’impression qu’on m’avait ramené une colonie d’insectes qui marchaient tous ensemble sur le parquet. Ca a des griffes de folie, qui font un bruit de tous les diables.

Donc 10 bonnes minutes pour l’attraper à l’intérieur. Et je tiens à préciser que même si je m’en méfiais (j’avais très moyennement envie quand même de me faire mordre par une bébête qui passe les 99% de sa vie sous terre à manger des vers), j’ai eu nettement moins de mal à attraper la taupe que l’araignée d’hier. Au contraire, je l’ai trouvé même touchante, rigolote, et ça a une sacrée puissance, croyez-moi.

Je lui ai néanmoins appliqué  la même tactique qu’à l’araignée: une fois attrapée, je l’ai passée par le balcon, mais délicatement déposée (elle) sur la terre devant ma fenêtre.
C’était sans compter mon chat profondément vexé de mon manque de reconnaissance envers son cadeau et qui l’attendait d’un air goguenard à 2 mètres. Et là, mon coeur de Brigitte Bardot n’a fait qu’un tour en voyant cette pauvre bête désespérément essayer de creuser pour atteindre un de ses terriers. Larguée, sa boussole devait marcher aussi bien que la mienne (c’est dire) et je ne supportais pas l’idée qu’un animal que je venais de sauver se fasse trucider précisément au-dessous de ma fenêtre.
Ni une, ni deux: pantoufles, gros pull (purée il caille), vague lampe de poche, j’ai fini par balader pendant 5 bonnes minutes ma bestiole d’un coin à l’autre du champs pour tenter de l’aider à retrouver un trou. C’est pas futé quand même hein, ça met du temps à filer sous la terre, mais je ne pouvais la laisser telle quelle: mon matou gardait un oeil bien ouvert sur mon manège (et surtout le sien).

Elle a fini par y arriver, à la 4ème tentative. J’ai fini par rentrer, transie.
Je devais me lever tôt ce matin, mais j’espérais plutôt un réveil douceur, musical, tranquille, quoi. Il n’empêche, j’ai l’esprit tranquille, mon karma ne peut que mieux s’en porter!

|