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28.1.2008 par Flo.
Je ne suis pas une noctambule.
J’aime l’aube, le lever du soleil porteur d’espoir, d’une journée nouvelle et remplie de découvertes, de petits et grands bonheurs. J’aime les couleurs délicates et pastels du début de journée, qui contrastent si bien avec le flamboiement d’un coucher de soleil, dans les pourpres et la sauvagerie d’une fin d’après-midi.
Et pourtant, depuis quelques temps, je ne parviens pas à me coucher. Je suis sensible à la clarté métallique de la lune, aux étoiles qui s’allument une à une juste en-dessus de mon toit, au silence de plomb (d’or?) qui entoure mon immeuble, me donnant la sensation d’être loin de tout, de tous.
Je n’aime pas vraiment la nuit, je ne parviens pas à l’apprivoiser, je ne sens qu’une forme de fascination inquiétante pour l’univers qu’elle ouvre à mes yeux, à ma porte.
Mais je n’arrive pas non plus à aller me coucher, parce que le sommeil me fuit, m’évite, joue avec moi. Parce que je suis incapable de trouver l’apaisement suffisant pour clôturer les 24 heures que je viens de vivre, et me lancer dans celles qui sont à venir.
Je ne redoute rien, pas plus qu’il y a quelques mois, pas moins non plus. J’ignore ce qui m’agite, je ne suis pas capable de m’écouter suffisamment pour faire taire ce grondement, cette fébrilité.
Alors j’attends. Ca finira par passer, je retrouverai un rythme, je reprendrai le dessus. Ca a toujours été ainsi, j’essaye de rester confiante; il y a trop de choses à venir, trop de projets qui m’habitent.
Je trouverai aussi une béquille, un moyen de reprendre le contrôle d’une mécanique qui s’est emballée. Et peut-être même une recette qui marche, pour parer aux prochaines fois. Ou alors mieux encore, une solution, un fil enfin, que je suivrai, même au milieu d’un labyrinthe, afin de parvenir au coeur du problème….
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