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Archive pour janvier 2008

Dimanche, jour de la taupe

Ou comment se retrouver à 7H30 un dimanche matin en pijama, petites pantoufles en plein milieu d’un champs.

Que voulez-vous, j’expérimente les joies de la campagne.
En avant-goût, hier soir (enfin, cette nuit….) j’ai eu droit à la splendide araignée sortie de nulle part mais plantée au milieu de mon plafond (celui de l’appartement, je tiens à le préciser pour les petits malins mal intentionnés!), dont il a fallu se débarasser. Après hurlements, danse de l’hésitation et de l’angoisse devant ces sales bêtes, palpitations du coeur qui a dû monter à 200 facile, j’ai pris un verre, un carton, attrapé l’horreur en m’attendant à chaque seconde à ce qu’elle se retrouve dans mon cou ou dans mes cheveux, et l’ai balancée très, très, très, très (jamais assez) loin par la fenêtre.

Et par un coup de baguette d’une fée fort mal intentionnée on dirait (ou alors Martin le Lutin qui a décidé de me faire réviser ma biologie animale), j’ai retrouvé une taupe ce matin à 7H20 au pied de mon lit.
Hier soir on parlait justement de chats chasseurs avec des Amis. Je crois que j’ai été médisante avec l’un de mes chats qui, à force d’entendre qu’il ne me ramenait jamais rien, a fini par vouloir me prouver qu’il était capable aussi de revenir avec un trophée. Bon, ok, il a pris ce qui était à sa portée.

Ben c’est pas facile à attraper une taupe hein. Même sonnée, même dans un minuscule appart, même un peu esquintée, ça file. Et puis ça fait un boucan d’enfer, il faut le dire. Le temps que j’émerge, que je percute que quelque chose n’allait pas, j’ai eu l’impression qu’on m’avait ramené une colonie d’insectes qui marchaient tous ensemble sur le parquet. Ca a des griffes de folie, qui font un bruit de tous les diables.

Donc 10 bonnes minutes pour l’attraper à l’intérieur. Et je tiens à préciser que même si je m’en méfiais (j’avais très moyennement envie quand même de me faire mordre par une bébête qui passe les 99% de sa vie sous terre à manger des vers), j’ai eu nettement moins de mal à attraper la taupe que l’araignée d’hier. Au contraire, je l’ai trouvé même touchante, rigolote, et ça a une sacrée puissance, croyez-moi.

Je lui ai néanmoins appliqué  la même tactique qu’à l’araignée: une fois attrapée, je l’ai passée par le balcon, mais délicatement déposée (elle) sur la terre devant ma fenêtre.
C’était sans compter mon chat profondément vexé de mon manque de reconnaissance envers son cadeau et qui l’attendait d’un air goguenard à 2 mètres. Et là, mon coeur de Brigitte Bardot n’a fait qu’un tour en voyant cette pauvre bête désespérément essayer de creuser pour atteindre un de ses terriers. Larguée, sa boussole devait marcher aussi bien que la mienne (c’est dire) et je ne supportais pas l’idée qu’un animal que je venais de sauver se fasse trucider précisément au-dessous de ma fenêtre.
Ni une, ni deux: pantoufles, gros pull (purée il caille), vague lampe de poche, j’ai fini par balader pendant 5 bonnes minutes ma bestiole d’un coin à l’autre du champs pour tenter de l’aider à retrouver un trou. C’est pas futé quand même hein, ça met du temps à filer sous la terre, mais je ne pouvais la laisser telle quelle: mon matou gardait un oeil bien ouvert sur mon manège (et surtout le sien).

Elle a fini par y arriver, à la 4ème tentative. J’ai fini par rentrer, transie.
Je devais me lever tôt ce matin, mais j’espérais plutôt un réveil douceur, musical, tranquille, quoi. Il n’empêche, j’ai l’esprit tranquille, mon karma ne peut que mieux s’en porter!

Entre deux étages

Ca m’était déjà arrivé, brièvement, il y a très longtemps. Bloquée entre deux étages dans un vieil ascenseur digne du “Père Noêl est une ordure”. Je n’en ai gardé qu’un souvenir très vague de petite crise de claustrophobie, d’énervement, d’échos dans la cage d’escalier, mais mon père n’était pas loin, la solution avait été trouvée dans les dix minutes. Il m’avait fallu un peu de temps pour reprendre un ascenseur, que de toute manière je n’apprécie que moyennement, lui préférant globalement des escaliers, quand je n’ai pas une dizaine d’étages à escalader.

Deuxième expérience hier, un poil plus oppressante quand même: coincés à 3 dans un 4m2 maximum, la seule chose qui nous a sauvés étant qu’on se connaissait. Là il y en a eu pour 40 bonnes minutes, et un ou deux scénarios à marcher sur la tête.
Sachez donc désormais qu’appuyer sur le bouton de sécurité d’un ascenseur vous met directement en contact avec les pompiers. Qui eux, n’interviennent pas, mais vous mettent en relation avec l’entreprise responsable. Et de façon assez peu patiente et sympathique, d’ailleurs. J’oscille à ce niveau entre la compréhension (je n’ose pas imaginer combien d’appels idiots ils ont par jour, sans compter les petits malins qui doivent appeler pour s’amuser et voir qui répond), et l’indignation devant un accueil assez rébarbatif alors qu’on est déjà dans une position fort peu confortable, qu’on se passerait vraiment de les déranger mais qu’en gros on n’a pas le choix.
Quand il faut en plus appeler deux fois d’affilée pour s’entendre dire que non, on n’est pas dans l’ascenseur X alors qu’on a son nom en grosses lettres devant les yeux (et très près, hein, plus près on ne pouvait pas, on était collés à la paroi), ça fâche un peu plus. En gros, si on n’avait pas rappelé, re-dérangé M. le pompier agacé, on nous aurait zappé. “Pfff, sont idiots, ils ne savent même pas dans quel ascenseur ils sont, pas la peine qu’on les rappelle, ils vont se débrouiller tout seul”.
….
Oui, ça énerve hein?

La suite s’est mieux passée; on a enfin réussi à leur faire comprendre qu’on était bien dans leur ascenseur à eux et personne d’autre, qu’on avait même un numéro de série, qu’on a fait rappeler une tierce personne compatissante qui était, elle, la veinarde, à l’extérieur, on nous a envoyé un technicien. Il nous a en 2/2 débloqué l’affaire, fait sauter sur le palier inférieur (ça m’arrangeait, en jupe, j’avais assez moyennement envie de me mettre à escalader vers le haut, mais bon, pour sortir de la boîte à conserve, j’étais prête à beaucoup quand même) et dit qu’il allait mettre, ohlalala, beaucoup de temps à réparer la chose. Qu’on ferait mieux de monter à pied.

Sans blague, on s’en serait pas doutés!!!

Etre et paraître

Clash hier au boulot.
Après 3 petits mois d’une lune de miel, acidulée depuis quelques temps, c’est parti en sucette.
Je suis à cran, je ne suis pas la seule, mon responsable l’est plus encore, on se sent tous sous pression, tout est fait dans la précipitation, c’est l’incompréhension générale.
Je me permets d’émettre des réserves quant à la nouvelle organisation, alors qu’on attend de moi que je dise oui amen sans condition, en ma qualité de petite dernière arrivée et pas trop formatée aux “mauvaises habitudes”.
Alors quand j’évoque le problème des heures supplémentaires non payées et qui vont devenir récurrentes, forcément, ça fâche.

Je n’étais pas seule au créneau, et heureusement, je me sentais déjà suffisamment perdue.
Et surtout, j’ai détesté ce que j’ai exprimé aujourd’hui. Je me sentais dans mon droit le plus absolu, cela, sans aucun doute. Je dois apprendre à poser mes limites, et si j’y arrive très bien sur certains sujets, sur d’autres c’est plus délicat, et professionnellement, c’est important que je le fasse.
Je suis pourtant, je crois, quelqu’un qui ne compte pas. Ni en effort, ni en heures de travail, ni en attention. On a besoin de moi, je suis présente, je suis motivée, je tiens à prouver que je suis capable, je tiens aussi à m’intégrer, à amener une dynamique dans l’équipe.
Et aujourd’hui, j’ai eu la sensation de quémander, de jouer à celle qui compte les minutes au boulot, qui cherche à tout prix à en faire le moins possible pour le plus d’argent (encore que ça, ça reste vraiment à voir).
Je ne supporte pas cette image que je renvoie, je n’assume pas du tout ce rôle, et je me sens totalement schyzophrène, partagée entre ma certitude de devoir m’imposer dans ce sens, et ma volonté de prouver qu’on peut compter sur moi.

Par extension, et parce que je suis dans une période un peu fragile, je m’interroge sur l’image que j’offre, sur ce que je renvoie. Et forcément, sur ce que je suis au fond de moi, ce que je souhaite montrer, ce que je parviens à offrir, et ce que je cache, j’enfouis sous une armure d’humour, de dérision, de pseudo-assurance. C’est un sujet vieux comme le monde, qui a fait chauffer des millions de neurones et n’est pas près de se tarir. C’est l’histoire d’une vie, et après tout, ne peut-on pas penser que parvenir à la sérénité et l’accomplissement, c’est savoir exprimer extérieurement nos convictions les plus profondes?

En ce qui me concerne la route est longue. Et j’ai l’impression ces derniers temps de trébucher sur le moindre petit caillou.

Carte postale

Ca fait deux ou trois jours que la luminosité du matin, quand je pars au travail, est tout à fait particulière.
Déjà, je retrouve enfin l’aube. J’arrive avec les premiers rayons de soleil, et même si je rentre encore avec la nuit noire, ça fait du bien au moral.
Et puis pendant 5 brèves minutes sur le chemin de l’aller, caressés par les premières lueurs rosées, lorsque le ciel n’est pas trop chargé et qu’il y a cette transparence dans l’air si particulière à la saison, je vois les sommets des Pyrénées, devant moi, comme s’ils étaient à deux pas. A presque les toucher en tendant la main.
Si je n’étais pas coincée sur le périph, bloquée sans aucune possibilité de changer de direction, je m’arrêterais volontiers un instant, simplement pour regarder, profiter, goûter à ces instant magiques, où les montagnes se découpent délicatement en contre-jour, leurs pics légèrement plus brillants sur lesquels on devine la neige.

Ca fait une éternité que je n’ai plus eu de montagnes au quotidien devant les yeux. Et cette simple vision matinale me donne du baume au coeur pour la journée à venir, et marque une une rupture bienvenue après des nuits agitées et le réveil difficile.

Il en faut peu pour transformer des embouteillages en petits instants hors du temps.

Brèves

-J’ai récupéré la lumière dans ma résidence. J’hésite encore entre la théorie de l’Allumeur de Réverbères ou le Déluminateur de Harry Potter. Bon, par contre ne nous emballons pas, il y a juste les lampes du parking, et la première en haut du petit chemin. J’ai quand même failli m’étaler ce soir en croyant que j’arrivais sur une marche et en levant le pied pour rien; mais que demande le peuple, je vois maintenant où est la serrure quand je ferme ma voiture, et quand j’ouvre ma porte de maison.
Ceci n’étant naturellement valable que jusqu’à la prochaine pluie, d’après ce que j ‘ai compris de la logique du lieu. Donc aujourd’hui.
Et ce qui a tout à voir avec la choucroute: j’ai récupéré les chaînes hertziennes sur la télé. Je n’avais même pas vraiment réalisé qu’elles n’étaient plus accessibles, vu que j’ai l’immense chance (touche du bois, petite prière) d’avoir une box qui marche (sisi, comme quoi tout est possible) et que donc je passe par le câble. Mais j’ai beaucoup de compassion pour mes voisins, n’empêche.

-Démotivation générale au boulot, et ayant le syndrôme très développé d’ “éponge émotionnelle”, par extension chez moi aussi. Des rumeurs à tout va, un jour tout est rose, le lendemain c’est le pire des scénarios. Des jeux d’influence, et une naviagation à vue, plus de phare pour nous guider.
En ce qui me concerne, j’en suis au palier où je commence à prendre mes marques, à avoir envie d’avancer en confiance, et à faire de belles boulettes parce que non, la charrue ne vient toujours pas avant les boeufs, sinon c’est la pagaille.
On gère, on tient le coup, on tient tant bien que mal à garder une cohérence d’équipe. Et on en rêve la nuit!

-Sourire hier après-midi (enfin) grâce à un coup de fil d’un ancien collègue de mon ancienne ville. Juste un coucou, juste le temps de prendre des nouvelles de part et d’autre, de répéter que oui, je viendrai vite vite leur faire une bise, et que oui, je pense à eux, souvent, sans mentir; que je déteste la distance. Et puis avec ce téléphone, des remontées de souvenirs, des sympas, d’autres nettement moins, un peu de chamboulements au creux de la poitrine, une drôle de sensation parce que bon dieu, ça fait presque un an maintenant, et qu’est-ce qu’il s’est passé depuis?

-Crève persistante, pas suffisamment importante pour que j’en bave la journée, mais par contre c’est le cas la nuit. Je ne me soigne pas, ce qui est logique pour moi, mais je commence à l’envisager, ce qui me laisse tout à fait perplexe; il va falloir que je me mette aux inhalations, et que je rachète des paquets de mouchoirs. Ma vie est trépidante!

-Une fin de semaine qui va filer à toute vitesse. Mon dernier très long week-end, déjà très bien rempli et de belles choses en perspective. Ca va faire du bien, ça va faire du bien!

Rien de plus à déclarer mon capitaine!

Cinema Paradiso

Dimanche, je suis allée voir un splendide film, de ceux qui donnent envie de rentrer dedans pour changer l’histoire tant on la vit, et tant on ressent de frustration parce que rien ne se déroule comme on le voudrait. Où toute la simplicité du quotidien s’exprime, au travers de la musique, des petits bonheurs, des éclats de rire et des regards échangés.

Et puis ce film, je l’ai vu dans un contexte qui a dû rajouter à son charme. Loin des méga complexes cinématographiques, loin de la cohue et des pop corns, dans une bâtisse vieillotte devant laquelle il fallait se planter pour comprendre qu’il y avait moyen de trouver des écrans de cinéma à l’intérieur.
Un intérieur complètement boisé, décoré à l’ancienne, rempli d’affiches des années 40, un petit café-resto d’un côté, et une salle minuscule, remplie d’une quarantaine de sièges et d’un petit banc en fer forgé, comme au cirque.

Ce lieu m’a rappelé tous les cinémas de mon enfance, dans ma ville natale. Des petits coins tous aussi différents les uns que les autres. Aller au cinéma, à cette époque, c’était choisir un film, mais aussi choisir sa salle; on savait qu’en allant dans celle-ci, il fallait partir tôt parce que l’écran était proche et qu’il fallait viser les sièges du fond. Dans celle-là, c’était la température, et on prévoyait un pull de plus. Il y avait la galerie, dans l’une ou l’autre, qui donnait l’impression d’être au théâtre. Le décor rocococo de l’autre, et le confort du dernier; selon les lieux, on mangeait sur le pouce, ou un peu mieux, on profitait du petit bistrot du coin, dans lequel on se calait pour refaire le film, discuter des intrigues.
J’adorais cette diversité, j’aimais me balader en ville, faire du shopping, passer devant le cinéma du quartier, voir l’affiche et me dire que oui ça me tentait, y entrer sur un coup de tête. J’ai appris à me repérer dans les rues en me référant aux noms des différents cinémas, ils étaient aussi des points de rendez-vous, des lieux de référence.
Peu à peu, ils se sont mis à disparaître. Il y a d’abord eu un petit complexe de dix salles qui a ouvert, sans pour autant faire disparaître les autres. Alors qu’il était à la pointe de tous les blockbusters à sa naissance, il est aujourd’hui, paradoxe absolu, l’un des lieux où l’art et l’essai survit péniblement. Et puis petit à petit, les autres ont fermé, emportant avec eux leur charme désuet, leur particularité, leur univers, noyés dans les méga salles qui naissaient à la périphérie de la ville. J’ai assisté à ces changements de loin, j’étais déjà partie, mais en revenant régulièrement, je les constatais avec tristesse, et résignation.

Dimanche, j’ai retrouvé un bout de mon enfance dans cette vieille salle en bois, digne de “Cinema paradiso”, et ça a certainement contribué à me faire aimer encore plus le petit chef d’oeuvre que j’y ai vu….

Bulle de silence

C’est une drôle de sensation, que je peine à apprivoiser.
Cette brusque retombée, après avoir passé une belle journée, remplie d’animation, de monde, de richesse humaine; comme un vide.

Je me retrouve chez moi, d’un coup dans le silence que même la télé ne parvient à combler. Je tourne, je vire, ce creux qui m’environne se répercute jusqu’au fond de ma poitrine. Il me faut 5 ou 10 bonnes minutes pour retrouver mes repères, un peu comme si je devais réapprendre les lieux, y retrouver ma place. 5 autres minutes pour envisager la façon de m’organiser, puis m’occuper, ranger, nettoyer, pour me vider la tête, le temps que l’équilibre revienne.
S’il y a un sentiment de nostalgie, de tristesse, il y a aussi, bien sûr, le plaisir des moments passés, des échanges qui ont eu lieu. L’envie présente de pouvoir prolonger cela, mêlée au bien-être de se lover au creux du canapé, pour simplement digérer le repas et se délecter des projets à venir.

Tant d’émotions contradictoires, à laisser vivre et couler. La vie, le quotidien, dans sa simplicité la plus délicieuse.
Et tout ce qui reste encore à venir….

Rab

Faut aller bosser.
Oh, juste la matinée.
Et c’est moi qui l’ai décidé, de moi-même.
Pas que ça m’enchante, loin de moi. Mais j’ai une certaine conscience professionnelle, et je ne râle pas pour quelque chose que je décide de mon plein gré.

C’est bien ça, tout mon problème: hier en traitant certains dossiers, en trouvant un peu mes repères, en recevant un ou deux clients, je me disais que j’aimais vraiment bien ce boulot. Qu’il a plein de défauts, mais des bons côtés aussi, de vrais bons côtés: l’envie de se battre pour participer à un ptit bout du bonheur des gens, pour être présent dans une étape quand même importante de leur vie. Pour les accompagner, pour qu’ils sachent que tout peut se faire, et que ce n’est pas parce qu’ils ont un parcours qui n’est pas linéaire que ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas leur chance aussi. Ca fait partie de mes convictions, ça. Donner les mêmes opportunités à chacun, aller jusqu’au bout, ne pas baisser les bras à moins d’être certaine que rien d’autre ne peut être fait. Leur donner de l’espoir, leur offrir une solution.

Oui, ça me plaît, d’autant plus qu’avec tout ça, j’apprends, j’emmagasine, je rencontre plein de situations particulières, je découvre des univers qui me sont totalement étrangers.
Alors, tout ça ne répond toujours pas à mes interrogations. C’est un peu comme un caillou dans la chaussure, selon les mouvements on l’oublie, et puis d’un coup il refait mal, il dérange….
J’attends de pouvoir m’arrêter, secouer le pied, et repartir, mais je ne sais toujours pas quel chemin emprunter….

C’est quoi la direction?

Bon, donc comme prévu, c’était un minimum d’infos et un maximum de paroles. Et le peu de nouvelles qu’on a eues, je m’en serais vobien passée.

Il va à nouveau falloir redéfinir des priorités en ce qui me concerne. Faire des choix, des concessisons aussi, m’organiser et savoir si ce qu’on m’impose pourra correspondre à ce que je souhaite.
Tous ces chamboulements ont forcément une raison d’être, mais il y a un moment où je trouverais volontiers le bouton pause pour juste arrêter un peu les changements, et avoir le temps de me poser; de prendre un rythme, en ayant toutes les données en main, fixer des délais, et tenter de m’y tenir.
Oui, le mouvement c’est la vie, le changement fait partie du quotidien. Ce n’est pas que je le refuse à tout prix. C’est que depuis quelques mois, j’ai l’impression d’avoir constamment une longueur de retard. Au moment où je m’arrête sur un choix ou une décision, je dois tout remettre en question parce qu’une donnée a changé.

C’est peut-être que je ne fais pas les bons choix. Que je ne mets pas en oeuvre les efforts nécessaires pour parvenir à mes fins.

Je sais que mes buts sont justes. J’ai foi en eux, c’est déjà, je pense, une bonne chose. Mais là, pour le coup, c’est la boussole qui déconne un peu….

Meeting power

Aujourd’hui, la réunionite aiguë reprend ses droits chez Petites Maisons. Ca devait faire, ohla, au moins 3 semaines que je n’y avais pas eu droit, il s’agit donc de se rattraper et de marquer la nouvelle année comme il se doit!
Le plus marrant, si j’ose dire, c’est qu’on sait tous ce que cette réunion sera forcément rapidement suivie d’une autre. L’un des commerciaux étant cloué au lit par une très vilaine grippe, il ne pourra pas être présent, ce qui nous empêchera de prendre toutes les décisions prévues initialement. Mais comme on attend depuis trop longtemps certaines réponses quand même importantes (du genre: quels seront les roulements, combien on va gagner, rien que du futile bien sûr), on maintient le rendez-vous, en espérant dégrossir un maximum.
En même temps, j’y mets beaucoup d’espoir hein. A l’heure où je vous écris, j’ai dans l’idée que concernant les salaires, on va nous annoncer que oui, il y a bien un plan prévu, mais que non on ne peut rien dire là maintenant et qu’il faudra, devinez quoi, une réunion générale avec Directeur Commercial, grand show et suspense prévu! Et pour les roulements….grr, je préfère me taire! Par contre, on va bien nous annoncer une ou deux dates pour un autre stage en immersion au Novotel, sous prétexte de nous apprendre encore tout plein de choses nouvelles et…utiles (du moins normalement)!

Cette fois, ce ne sera pas suivi d’un restaurant (je m’en sors bien), et je n’amènerai même pas ma bouteille de blanc suisse prévue pour l’occasion. Je n’ai l’intention de la déboucher qu’en présence de tous mes collègues, elle attendra encore un peu, tant pis. Donc même pas vraiment de raison d’attendre cet après-midi avec impatience, vu que les nouvelles qui vont nous être données m’inquiètent plus qu’autre chose et que je redoute beaucoup d’y perdre plus de temps que de gagner en informations.

Debrief demain, mais aucune illusion non plus. Mon petit doigt me dit que finalement, mon idée de reprendre contact avec un autre chef d’entreprise n’est peut-être pas la chose la plus idiote que j’aie faite hier….