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février 2008
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Archive pour 20.2.2008

Le top du glamour

Je me suis remise à nager. Du moins “remise” est un bien grand terme, j’ai toujours eu une passion infinie pour l’eau, je m’y suis toujours sentie comme dans mon élément naturel, mais je n’ai jamais vraiment accroché sur les longueurs de piscine et la natation en tant que telle, même si je l’ai un peu pratiquée.
Pourtant, je m’y suis mise ces derniers temps, parce que je cherche l’activité physique, que c’est la seule chose qui m’apporte un soulagement et une détente à plus long terme, et que j’ai besoin d’évacuer l’énergie qui déborde de partout et que je suis incapable de canaliser.

Donc, piscine, disais-je. Avec toutes les épreuves qui en font partie: commencer par arriver et se changer dans de splendides vestiaires froids et impersonnels, où les portes ferment mal et où il faut faire le grand écart de chaque côté de la cabine pour parvenir à les bloquer en même temps. Forcément, je choisis celui où la patère est cassée, ce n’est pas du tout comme si j’avais un lourd manteau d’hiver à suspendre, deux sacs, une paire de bottes et au moins 3 couches de pulls. Ils n’ont pas encore compris que les vestiaires de piscine d’hiver ne devraient pas ressembler à ceux des piscines d’été, où il suffit d’enlever un t-shirt et un pantalon léger, et sortie guillerette une paire de sandales à la main?
Une fois donc en tenue, je me retrouve avec un énorme tas de vêtements dans une main, un sac dans l’autre, le deuxième en équilibre par-dessus. Garder le shampoing, la serviette, tout tasser dans le casier, choisir le bon. Celui dont on se souvient de l’emplacement, celui dont on a le numéro, celui dont la clé n’est pas cassée, mais oui, la clé qu’il faut garder autour du poignet, de la cheville, peu importe, le bout de plastique semble solide, hop, fermeture, douche.
Je triture le bracelet pour l’attacher plus fermement, ça ne manque pas, le bidule me reste dans la main. Mauvais karma sur les casiers en ce qui me concerne, il sera dit que je ne pourrai pas me la jouer sirène insouciante du petit bout de plastique qui pendouille, je vais m’efforcer tout du long de garder un œil dessus, histoire d”éviter d’avoir à balayer le fond de la piscine pour retrouver le sésame égaré d’un faux mouvement.
Arrivée aux bassins, donc. Au cas où tout le reste n’avait pas déjà méchamment écorché l’image de la nana soi-disant sûre d’elle, la pose du bonnet (quand même super utile, je l’admets) et des lunettes achève le portrait de façon tout à fait nette. Hors de l’eau ou dans l’eau en tentant de se maintenir à flots, ça ne change rien, c’est de toute façon ridicule.

Passé ce stade, enfin le soulagement. Enchaîner les longueurs, goûter au sentiment de légèreté, à l’effort dans l’eau fait oublier tout le reste. Tout en gardant l’esprit focalisé sur la petite clé à ne pas perdre; tout en ayant aussi les yeux ouverts, derrière des lunettes, ce qui est plutôt pratique et offre parfois un spectacle comique, quand on garde la tête sous l’eau!

Puis retour. On rembobine le tout, douches, le délice du shampooinage collectif, récupérer la tonne d’affaires au fond du casier dont il a fallu attraper la clé qui, trop bien accrochée cette fois, ne voulait plus se détacher, retrouver une cabine, se sécher tant bien que mal en se cognant aux 4 murs vu les dimensions, enfiler les habits qui collent avec l’humidité. Puis tracer vers la sortie, snober les sèche-cheveux parce que vraiment ras le bol, tant pis, je prends le risque d’attraper la crève, je mettrai le chauffage à fond dans la voiture. Souffle coupé par le vent à l’extérieur, et rentrer chez soi, s’effondrer d’une fatigue saine et agréable dans un lieu douillet.

Epopée, vous avez dit épopée? Même pas peur pourtant, j’y retournerai très vite!

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