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16.2.2008 par Flo.
J’ai récupéré la lumière dans le couloir en arrivant chez moi, pour la…20 ème fois au moins depuis que j’ai emménagé. Voire pratiquement partout dans la résidence.
La VMC marche dans mon chez-moi (ne cherchez pas le rapport, il n’y en a aucun sauf que généralement quand j’avais la lumière, je n’avais pas l’aération, et inversement).
A priori toutes les chaînes sont à disposition pour ceux qui n’ont pas la chance immense d’être sur une télé “cré.tin.fr” (et j’y suis, mais je pense à mes voisins)
J’ai le chauffage, l’eau chaude, pas d’araignée au plafond, pas de taupe sous le lit, pas de mulot dans les chaussures.
Ca fait quelques jours qu’il ne m’est pas arrivé une tuile quelconque, totalement inoffensive mais du genre casse-bonbon.
Martin le Lutin semble faire son boulot, ou avoir pris des vacances, selon son humeur…C’est sûr, le ménage n’est pas fait en mon absence, le frigo est d’un vide intersidéral, mais je ne suis pas exigeante à ce point-là!
Je m’interroge quand même un tout petit peu sur ce moment de répit inespéré!
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15.2.2008 par Flo.
Les jours rallongent. C’est bon de partir le matin sous le soleil, revenir le soir avec quelques rayons encore. Le bleu du ciel donne l’espoir de se rapprocher de la chaleur, même si février n’a pas terminé de se dérouler.
Et avec les saisons chaudes, l’envie de partir, loin. De recommencer les découvertes, de faire mes valises pour je ne sais où, de reprendre ce que j’ai interrompu il y a bien trop longtemps. De revenir à ces rêves de voyages, de relever la tête à chaque passage d’avion et me demander vers quelle destination je volerais, si j’étais dedans….et regarder avec une légère tristesse la traînée blanche s’éteindre tranquillement juste au-dessus de moi en me disant que bientôt, peut-être, ce sera mon tour.
Mes pensées dérivent souvent ces jours-ci vers mon périple de l’année dernière; il me suffit de fermer les yeux pour revoir la beauté sauvage des montagnes grecques, la blancheur de la pierre qui s’y découpe, et regoûter à la douceur de découvrir un pays au gré des envies, du temps qui s’étire, de choisir un itinéraire le matin sans savoir où il s’arrêtera le soir.
Des pubs à la télé me font de l’œil sur un lieu qui m’attire depuis si longtemps. Je suis déjà en train de réfléchir au moyen de pouvoir m’y rendre, et à la façon dont je pourrais me l’offrir. Loin des sentiers battus, des circuits touristiques, si cela pouvait être possible… Je rêve à la fois d’y partir seule, pour m’y retrouver face à moi-même, face à tout ce que j’ai à y vivre; mais peut-on réellement s’émerveiller sans partager?
Tout cela n’est qu’espoir, envie…J’ai tant de projets pour cette année à venir que j’ignore si un voyage pourra s’y rajouter. Mais il reste dans un coin de ma tête, prêt à se manifester, avec insistance, dès qu’une opportunité se présentera. Et c’est bon de garder ainsi un jardin intérieur rempli des promesses de découvertes.
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14.2.2008 par Flo.
Il y a d’un côté cette façon d’être complètement embrigadée, à l’image d’une secte il faut bien l’avouer: un lieu clos dont on ne sort qu’en groupe, où tout est à portée de main, où l’auto-suffisance est totale; pas d’autres contacts que téléphoniques, et très brefs. Le seul entourage est composé de collègues, qui partagent les mêmes expériences, mais pas forcément les mêmes opinions.
Et en avant pour le bourrage de crâne, les discours d’une simplicité totale mais qui mettent toutes mes alarmes à l’état de vigilance la plus élevée, tant est forte cette sensation de me faire manipuler; ça ne loupe pas, dès que j’arrive à voler 5 secondes pour poser mon esprit embrumé de fatigue sur tout ce qui m’a été dit, je réalise à quel point le mécanisme est puissant et vicieux.
Et puis de l’autre, il y a malgré tout ce poste intéressant. Ces responsabilités qu’il est question de nous proposer, le rôle que nous allons devoir jouer au quotidien, si tout se met correctement en place. Des collègues chaleureux, une réelle volonté d’entraide, de vouloir bien faire, de chercher à faire ses preuves. De très nombreuses erreurs de management mais une vraie disponibilité. Un emploi constructif, des connaissances à acquérir et un univers à maîtriser.
Tous ces constats qui font que ma décision n’est toujours pas prise. Que l’hésitation demeure, malgré un salaire inadmissible et des promesses de rémunération qui n’ont quasiment aucune chance de compenser le manque actuel. Je comptais sur ces deux jours pour me forger une réelle volonté d’action, et m’y tenir. Ils n’ont fait qu’accentuer mes questions.
Mais une image m’a marquée hier: lorsque je suis sortie de l’hôtel, en fin d’après-midi, les oreilles bourdonnantes, la poitrine oppressée par des heures de débats, éblouie par la lumière, j’ai été submergée par le bruissement de l’extérieur, la vie qui coulait à chaque coin de rue, et j’ai gonflé mes poumons de l’oxygène qui m’avait tant manqué. Comme si je remontais d’une très longue apnée, j’ai en une seconde repris conscience que le monde ne s’était pas arrêté de tourner, et que l’essentiel se trouvait autour de moi, quoi que je décide. Qu’il n’était pas normal que j’aie cette sensation de quitter le quotidien pendant 48 heures de formation professionnelle, et que je pouvais me rassurer: malgré tout ce qu’on essayait de me faire ingérer, mes essentiels restent dans le plaisir de faire quelques pas dans la chaleur d’une après-midi hivernale, et dans le bonheur de simplement goûter à la luminosité sur les façades de ma ville….
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11.2.2008 par Flo.
Besoin de dormir, d’arriver à reprendre un rythme.
Dès demain, et à nouveau pour deux jours, je repars en formation. Une de plus, même principe que précédemment, jouer le chaud/froid, un bel hôtel, des sorties, de bons repas, et derrière, des tentatives de nous faire parler, de nous faire dire officieusement ce qu’ils voudraient utiliser officiellement.
Je suis prévenue cette fois, certains y sont passés avant, c’est remontage de bretelles au programme: ça ne rigole plus (si ça avait même rigolé), il va falloir être à la hauteur de ce qu’ils nous offrent, belle philosophie.
A moi de jouer rusé, d’essayer quand même de profiter des bons côtés pour mieux se protéger des mauvais. Mais le fait de le savoir permet de s’y préparer, c’est un peu comme avoir un joker qui tombe dans le jeu à point nommé…
Silence radio ici, donc…Pour mieux récolter les perles que je pourrai y raconter à mon retour!
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9.2.2008 par Flo.
Je ne suis pas loin de prendre une décision à laquelle je réfléchis depuis longtemps.
Une de plus, oui, mais qui n’a vraiment pas la même implication que d’autres.
Un petit défi, non, un grand défi que je me suis lancée comme ça, il y a quelques temps, et qui me trotte dans la tête. Je n’arrive même plus à me souvenir de quand ça date. Une sorte de pari un peu fou, l’envie de tester mes limites, de voir si je suis cap’, de moi à moi uniquement, sans me mettre de pression extérieure. Sans chercher d’autre performance que de terminer.
Et là ça y est, il est temps pour moi de choisir, de lancer l’inscription. Le jour où je le fais, je me connais, ce sera un engagement, je ne pourrai plus trouver d’excuses pour y renoncer, à moins d’un pépin physique qui m’empêcherait d’aller au bout.
Alors je commence à farfouiller un peu sur le net, dans les bouquins. Imaginer ce que je vais faire, comment je vais me préparer. Chercher des noms d’ostéo, de toubib, parce que quand même, ce serait pas mal que je comprenne d’abord ce que mon bassin veut me dire au bout d’une heure de course avant de me lancer dans une durée plus grande.
Et si le feu vert vient de ce côté, banco pour le reste.
J’ai 10 mois pour m’y préparer, physiquement et moralement. Je pense que je m’y prends suffisamment à l’avance, mais il s’agit de ne pas tomber dans l’extrême inverse, et me laisser dépasser par le temps, et surprendre, trop tard.
Aucune volonté de teasing dans ce billet. C’est une première approche, parce que je sais que, comme pour les inscriptions, le jour où je formulerai précisément le projet par écrit, ce sera un autre engagement.
Et j’ai horreur de ne pas tenir parole!
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8.2.2008 par Flo.
J’ai beau m’acheminer vers une décision inéluctable, celle de repartir à la chasse du poste qui répondra à la plupart de mes exigences (pourtant je ne crois pas demander la lune, mais il semblerait que ce soit plus compliqué qu’il n’y paraisse), la conscience professionnelle reste bel et bien présente.
Parce que j’apprécie mon équipe, mon boulot, et que de mes actes dépendent aussi plusieurs personnes. Parce que les fins de mois sont communes, et que si tout le monde y met du sien, je ne peux pas rester en arrière. Surtout que je n’en ai pas envie, ce ne sont pas mes valeurs.
C’est comme ça que je pars bosser le vendredi matin où je suis supposée avoir congé. Où je rêverais de rester à paresser un peu au lit, récupérer le trop peu d’heures de sommeil cumulées ces derniers jours, puis me préparer, attendre que la chaleur s’installe tranquillement, pour aller courir au bord du canal, et savourer les rayons du soleil annoncé.
A la place, je vais mettre encore un peu d’énergie dans un nouveau dossier, recevoir des clients pour lesquels j’ai remporté une jolie bataille, et apporter ma petite contribution à un effort commun que j’espère utile. Au moins le temps de me décider à reprendre mon sac à dos, et repartir sur le chemin de la recherche d’emploi.
Réfléchir aussi à la façon dont je vais pouvoir changer cette situation professionnelle qui me ronge sans que je parvienne à vraiment la faire bouger.
Et cet après-midi, profiter du week-end enfin arrivé, et oublier pour un petit moment tout le reste….
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7.2.2008 par Flo.
Cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé.
Nager ainsi, ne plus sentir la pesanteur terrestre. Disparaître sous l’eau, retenir mon souffle, avancer en quelques mouvements, puis refaire surface, et tirer sur les muscles pour me propulser d’un bout à l’autre du bassin, le plus vite possible.
Qu’importe le monde autour de moi, qu’importe le chlore dosé à l’extrême, me donnant des yeux de lapin albinos à la cinquième minute puisque j’avais forcément oublié de prendre des lunettes.
J’avais presque oublié qu’en sentant des tensions, des crispations incessantes, l’eau pouvait m’aider. Qu’à défaut de pouvoir trouver une certaine sérénité par moi-même, me laisser flotter, enfin, et oublier les pensées en me concentrant sur mon souffle et mes mouvements, me permettait de m’apaiser, de me détendre.
Hier soir pour la première fois depuis plusieurs jours, mes yeux se sont fermés d’eux-mêmes, avant minuit, et avec la promesse d’une nuit un petit peu plus longue…
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6.2.2008 par Flo.
A l’heure des grandes remises en question professionnelles, une fois de plus, alors que je pensais enfin m’être posée sur ce plan-là, mon esprit vagabonde régulièrement dans mes petites listes personnelles: les colonnes pour et contre que j’alimente au quotidien et au fur et à mesure des événements qui rythment mes journées de travail.
Parmi les aspects positifs (parce que je réalise que malgré tout, je suis bien plus prompte à énumérer ici tout ce qui est négatif), il y a sans aucun doute la responsabilité d’accompagner mes clients dans l’un des projets majeurs de leur vie. Ce qui signifie les prendre en charge dès le début, leur remettre d’abord la tête sur les épaules, afin qu’ils réalisent qu’ils ne viennent pas acheter le dernier gadget high tech. Puis les rassurer devant l’ampleur des démarches administratives, la lourdeur de ce qu’on leur demande. Y croire un peu à leur place aussi, lorsqu’ils se découragent: les prendre par la main comme on prend un enfant qui hésite, non pas pour le forcer à monter sur le manège, mais pour lui prouver que même si ça donne le tourni, c’est réalisable, et qu’on est prêt à les accompagner pendant les premiers tours, afin qu’ils prennent confiance.
Bien souvent, même dans la toute petite expérience que j’acquiers progressivmeent, je suis confrontée à des personnes qui ont déjà essuyé un ou plusieurs refus. Qui arrivent chez nous un peu en désespoir de cause, soit parce qu’il leur manque un ultime “non” pour récupérer leur caution, soit parce qu’ils se battent avec l’énergie du désespoir. Il y a ceux dont la résignation se lit sur le visage, au point que je me dis que parfois, je suis obligée de m’approprier leur projet afin de le leur rendre nettoyé de toute déception, avec un nouvel enthousiasme. Il y a aussi les agressifs, qui se disent que de toute façon ils vont se faire avoir, et qu’il faut alors pacifier, à qui il faut faire comprendre que leur but et le mien est le même, qu’on marche dans la même direction, et que même si je tiens les rennes, je ne peux rien faire sans leur accord, leur collaboration et un minimum de confiance en eux, et en moi, en mon équipe et ce que nous représentons.
Et puis une fois tout cela dépassé, on essaye de répondre aux inquiétudes qui se manifestent pendant le montage des dossiers. Il s’agit de poser des questions pas forcément évidentes, qui peuvent être prises pour de l’ingérence alors qu’elles ne sont que le déroulement d’un processus que je suis tenue de suivre, du respect de la réglementation imposée et nécessaire. C’est là encore un difficile jeu d’équilibre, où il me semble, avec mes doutes, qu’à chaque interrogation, je peux perdre cette confiance si difficilement acquise.
Et enfin, cet instant que je préfère: le coup de fil pour annoncer que c’est un oui, que la bataille n’a pas été vaine, et qu’elle prend fin. Que le rêve est à une ou deux signatures de la réalité, que leur projet tant de fois imaginé va prendre forme. Il faut répéter les choses plusieurs fois tant ils ont du mal à y croire, et puis rassurer encore, devant la peur de se voir offrir un cadeau qu’ils redoutent de perdre immédiatement derrière.
Hier, j’ai reçu un tout jeune couple, des enfants presque, qui venaient d’apprendre cette bonne nouvelle. J’ai porté avec eux, pendant quelques jours, leur avenir commun, ce qu’ils vont maintenant construire à deux. Je les ai vus si incrédules, j’ai senti la pointe d’inquiétude provoquée par mon “oui”, pour ce qu’il impliquait de responsabilités, et qu’ils s’y étaient préparés sans oser y croire vraiment. J’ai une dernière fois insisté sur mon plaisir d’avoir pu les aider dans cette démarche.
La prochaine fois que je les verrai, dans quelques jours, ce sera pour leur faire signer les papiers définitifs. Et ensuite je les regarderai continuer leur route en souhaitant de tout mon coeur que ces moments restent dans leur esprit comme des heures importantes dans leur vie, personnelle et commune, quoi qu’il arrive du projet….
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5.2.2008 par Flo.
J’ai la fâcheuse tendance à avoir les larmes aux yeux, voire qui roulent franchement sur les joues dès que je ris. Et je n’ai pas besoin pour que ça se déclare de partir dans un vrai fou-rire, il me suffit d’un sourire un peu accentué pour que ce soient les chutes du Niagara.
Ca ne m’a jamais vraiment dérangée, je pense qu’il y a pire comme situation; le paradoxe reste que tous les ophtalmos qui ont croisé ma route (ou que j’ai croisés dans mon petit parcours) m’ont dit que j’avais les yeux trop secs. Ils ne m’ont de toute évidence pas assez fait rire pour que je puisse les contredire “in situ”!
J’ai par conséquent renoncé à tout produit de maquillage un poil sophistiqué. Sans même penser au fond de teint, si je termine ma journée avec encore un minmum de mascara et d’eye-liner, c’est que soit j’ai géré avec tact mes éclats de rire, soit que je n’ai pas rigolé du tout, sachant que la première option reste du domaine impossible pour moi!
Je suis la reine des kleenex aussi. Forcément à pleurer de rire, je suis passée experte en l’art de savamment m’essuyer les joues et les yeux afin de ménager le peu de maquillage(waterproof ou non, ça ne fait aucune différence) qu’il me reste, et finir par me moucher de façon toute féminine et délicate.
Lorsque j’en arrive à ce stade, donc, j’ai déjà renoncé à toute idée de donner l’image de la fille attentive à son image; je maîtrise tant bien que mal les joues rouges à force d’y frotter les larmes, les gouttes de sueur qui perlent au front et la montagne de mouchoirs qui s’accumulent, tout en reprenant mon souffle et en essayant de faire comprendre à certaines personnes perplexes que non, je vais très bien, c’est normal et que tout est sous contrôle! Que oui je suis heureuse, et que je ne fais que pleurer de rire, tout simplement, puisque l’expression existe!
Et bon dieu, que c’est bon de rire!
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4.2.2008 par Flo.
Journée un peu spéciale aujourd’hui.
De celle pendant lesquelles on fait le dos rond, on se renferme, on attend que ça passe. De ces jours où lorsqu’il faut écrire la date, on y prête attention, on sait précisément ce qu’elle symbolise, et malgré tout on la revérifie 10 fois, en refaisant le geste, machinalement.
Le refus, le déni ne marchent pas. J’ai essayé, désespérément, ces derniers jours, d’esquiver, de louvoyer.
En rire est un peu dur aussi, mais en pleurer tout autant. J’essaye au moins d’en sourire.
Transformer, donc. Faire de cette journée autre chose, pour ensuite la remettre à sa place. Et puis après tout, il n’y en aura qu’une seule par année.
Et d’une année à l’autre, tant de choses changent…
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