« La terre est bleue comme une orange »

Allez savoir pourquoi cette phrase me trotte dans la tête depuis hier soir, et particulièrement en voulant écrire une note ici.
Allez savoir parce que franchement, même si j’adore la poésie, je ne suis pas une grande lectrice de cet art (à tort je le sais), et encore moins une personne qualifiée pour citer Eluard ainsi, de façon brute.
Ca m’arrive comme ça, des mantras qui me tournent dans la tête dont je ne peux me défaire, mais en général, j’aime comprendre pourquoi.
Go.ogle est mon ami, et comme je suis dans un grand jour de bonté (et d’inactivité criante), je suis donc allée rechercher ce poème dont j’ignore tout, et je vous le fais partager de ce pas:

« La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté »

Et moi qui espérais un grand éclair de génie, un retentissant « ah mais bon sang, c’est bien sûr », là je suis encore plus perplexe, ce qui semble être une réaction courante et récurrente devant un poème d’Eluard, mais il n’empêche…Ca me laisse sans mot.
Faut-il vous dire que cette phrase me trotte dans la tête depuis que j’envisage d’évoquer ma soirée d’hier, qui fut une parenthèse dans mes remises en question incessantes, un instant où il devenait si simple de parler de tout, des petites et grandes choses, des joies et des tristesses, des interrogations, des peurs et des bonheurs, de la vie quotidienne et des aspirations?
Faut-il que je m’interroge sur cette image qui s’imprime sur ma rétine, dès que je ferme les yeux, du globe terrestre en plein milieu d’un ciel noir d’étoiles, et que cette sphère se découpe avec précision, bleue, blanche, verte, et granuleuse comme une orange?
Ou alors simplement, je me laisse porter par une phrase dont j’aime la sonorité, je relis ce poème pour tenter de me l’approprier, et je me dis qu’il n’y a pas besoin de toujours comprendre. Que c’est peut-être la leçon que j’ai à apprendre ces temps-ci: le lacher-prise, me laisser porter et cesser de tout vouloir maîtriser, et si même il y a besoin d’une explication, elle saura venir en temps et en heure…

Ce contenu a été publié dans . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à « La terre est bleue comme une orange »

  1. soko dit :

    Les joies du hasard objectif frangine !
    En 29 on est en plein dedans… Aaah les surréalistes nous ont bien eu.

    Faut qu’on cause, à l’occaze, d’ailleurs.

  2. Flo dit :

    Ben ils nous ont joliment eus, y’a quand même pire comme résultat de « hasard objectif » hein 😉
    Bises à toi, et tu sais que pour causer, y’a des moyens plus directs qu’un commentaire de blog? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *