C’est quoi?

Ce n’est pas du manque d’inspiration. Du moins je ne crois pas, je ne vois pas au nom de quoi d’une semaine à l’autre, je ne trouverais plus autour de moi, dans mon quotidien, chez ceux qui m’entourent, la même facilité à extraire ce petit détail, ces instants qui font que je pourrais en rédiger un billet, même 3 lignes. Surtout quand mon quotidien s’embellit, devient de plus en plus joyeux, souriant, heureux.

Ce n’est pas du manque d’envie non plus, ça non. Au contraire, même, ça me manque. Je suis devant cette page blanche, à souhaiter pouvoir la remplir, à chercher les mots, la façon de les organiser, à trouver quel angle utiliser pour aborder tout ce qui me passe par la tête et que je ne parviens pas à apaiser.

Ce n’est pas non plus de l’auto-censure. Oui, j’ai des limites aux sujets que j’aborde dans ces lieux. Je m’y livre déjà bien plus que ce que je ne le réalise, je crois, je pense que ces écrits sont le reflet de ce que je suis. Ou plutôt de ce que je peux être, pas forcément les aspects les plus joyeux de ma personnalité, mais c’est aussi moi, et je l’assume pleinement. Une photographie, à un instant T, de ce qui occupe mon esprit, pour passer à autre chose ensuite. Je ne réalise pas ce qui se dégage totalement de ces pages, mais c’est peut-être mieux ainsi. Il y a des sujets que je ne fais qu’effleurer, que je me contente de sous-entendre. Ceux qui savent comprennent, ceux qui ignorent se disent peut-être que le billet ne veut rien dire, mais quelle importance…

J’écris égoïstement. Pour moi avant tout, comme je l’ai fait tout au long de ma vie. Je n’ai jamais, jamais fait lire toutes les pages que j’ai noircies dans mon adolescences, à en attraper une tendinite au poignet. Une seule personne a eu ce privilège, c’était un partage, un échange entre nous, elle a continué, j’ai arrêté, elle a réussi à dépasser la barrière de l’intimité, à s’ouvrir au public. Moi pas, jusqu’à ouvrir mon blog.

Alors aujourd’hui où je suis incapable de trouver ce petit détail qui va faire que je vais me précipiter sur mon clavier, et laisser couler les mots entre mes doigts, je me demande simplement ce qu’il me faut pour récupérer cet élan, cette facilité. Je me mets sans aucun doute trop de pression sur cette pause, et tout reviendra en temps voulu, d’une façon ou d’une autre. Mais oui, je m’interroge, parce que, comme il y a 10 ans lorsque quasiment du jour au lendemain j’ai cessé d’écrire, je me demande ce qui provoque ce brusque arrêt, cette pause…

Ce contenu a été publié dans . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à C’est quoi?

  1. Biwolf dit :

    Je t’ai dit par mail ce que j’en pensais… 😉
    Suis-je dans le vrai, l’avenir nous le dira mais fais-moi signe si je me trompe

    Bises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *