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mars 2008
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Archive pour mars 2008

Parce que ça m’amuse

Retrouvé au fond des cartons, piqué je ne sais où sur un blog il y a un petit moment: une liste d’actes/envies/réalisations en vrac…
Pour plus de clarté, mes commentaires personnalisés ou réalisations sont en italique, le reste…ben c’est en projet!
Ou pas, selon ce qui est noté, hein!

1. Payer votre tournée dans un bar
2. Nager avec des dauphins dans l’océan (sisi, et pas des dauphins en enclos…Magique, je vous le dis)
3. Escalader une montagne (pas très haute, mais je resigne pour un vrai sommet dès que possible)
4. Conduire une Ferrari
5. Visiter les Grandes Pyramides (rhaaaaaa, en projet en projet)
6. Porter une tarentule (là JAMAIS, vous m’entendez ?)
7. Prendre un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies
8. Dire ” Je t’aime ” en le pensant vraiment
9. Prendre un arbre dans vos bras (un olivier en ce qui me concerne)

10. Sauter à l’élastique, dans la cour de récré (c’est loin et j’étais nulle)
11. Visiter Paris (et y vivre)
12. Regarder un orage sur la mer (quand on y vit, c’est facile)
13. Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil (non, mais me lever à temps pour le voir oui)
14. Voir une Aurore boréale (aussi un projet)
15. Aller dans un grand événement sportif
16. Faire pousser et manger vos propres légumes (les tomates sur le balcon des parents, ça compte ?)
17. Mentir (malheureusement….)
18. Toucher un iceberg
19. Dormir sous les étoiles (et sur le pont d’un bateau, ce qui n’enlève rien au charme, au contraire)
20. Changer la couche d’un bébé (et j’adore)
21. Faire un voyage en montgolfière
22. Voir des étoiles filantes (tout plein, par contre le coup des vœux, je suis pas sûre que ça marche)
23. Être saoule avec du champagne (même malade, la honte!)
24. Donner plus que vous en pouviez à une œuvre caritative
25. Observer la nuit avec un télescope (il y a très longtemps, je m’en souviens à peine)
26. Participer à un record du monde
27. Faire une bataille avec de la nourriture
28. Parier sur le cheval gagnant
29. Demander votre chemin à un étranger (ben tout dépend, un étranger qui vit dans sa ville, ou un étranger du lieu où on est ?)
30. Faire une bataille de boules de neige (han, pas qu’une !)
31. Crier aussi fort que vous pouviez (oui, mais souvent pas à bon escient !)
32. Porter un agneau
33. Voir une éclipse totale (à moitié celle de 99, mais j’étais dans le train)
34. Escalader une dune
35. Écraser un animal en voiture (jamais jamais jamais, je prie pour)

36. Danser comme une folle sans se soucier de qui vous regarde (absolument pas honte)
37. Adopter un accent pour une journée entière
38. Se sentir vraiment heureux, même un court moment (et plus longtemps même !)
39. Avoir deux disques durs sur votre ordinateur (déjà un j’ai du mal…)
40. Prendre soin de quelqu’un de saoûl (oui, mais c’est pas un bon souvenir)
41. Danser avec un inconnu (un rock y’a longtemps)
42. Observer les baleines dans l’océan (ouiiiiiiii, cf les dauphins, et le pont sous les étoiles, sisisi)
43. Voler un panneau (un panneau « toilettes », mais je n’étais que complice, c’est Frérot qui l’a fait)
44. Voyager ” sac au dos ” en France
45. Entreprendre un long voyage sur la route (2000 km en voiture en Grèce, ça compte ?)
46. Escalader des rochers (tout le temps chez moi au bord du lac)
47. Balade de minuit sur la plage (seule ET accompagnée)
48. Faire du parapente (projet aussi, avec vaincre le vertige)
49. Visiter l’Irlande (je signe dès que possible)
50. Avoir le cœur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux
51. Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux
52. Visiter le Japon
53. Traire une vache et aussi des chèvres (pas essayé les chèvres, la vache c’est déjà…vachement dur, pfff)
54. Classer vos CD par ordre alphabétique (galère assurée)
56. Chanter dans un karaoké (même pas honte, c’était de bons souvenirs et je suis prête à retenter)
57. Traîner au lit une journée (pas moyen, je culpabilise trop, mais une demi-journée, sisi)
58. Jouer au football (beurk, à part quand on était obligés à l’école)
59. Faire de la plongée sous-marine
60. S’embrasser sous la pluie
61. Jouer dans la boue
62. Jouer sous la pluie
63. Être dans un théâtre de plein air (un charme tout particulier)
64. Visiter la grande Muraille de Chine
65. Créer votre entreprise (bientôt j’espère ?)
66. Tomber amoureuse sans avoir le cœur brisé
67. Visiter d’anciens monuments (pour une archéologue y’a plutôt intérêt)
68. Suivre un cours d’arts martiaux(et terminer en fou rires, mais je n’ai pas dit mon dernier mot)
69. Jouer à la XBox pendant 6h d’affilée
70. Être marié (et ouais, mais au passé)
71. Tourner dans un film
72. Organiser une fête surprise (plusieurs d’ailleurs)
73. Être divorcé (presque officiellement, voir question 70)
74. Ne pas manger pendant 5 jours (impossible pour moi, mais que des pommes pendant 3 jours, et je n’aime plus les pommes, quelle surprise !)
75. Faire des biscuits à partir d’un sachet tout prêt (mes biscuits au chocolat de la Migros, impossible à concurrencer !)
76. Gagner le premier prix à un concours de déguisement
77. Conduire une gondole à Venise
78. Être tatoué (un jour oui, un jour non, j’hésite encore, et je cherche le bon motif)
79. Faire du canoë-kayak (même en suivre des cours au lycée, sisi)
80. Être interviewée à la télévision
82. Jouer sur une scène (c’était il y a un petit moment, mais c’était vraiment bien)
83. Être à Las Vegas
84. Enregistrer de la musique
85. Manger du requin
86. S’embrasser dès le premier rendez-vous
87. Être en Thaïlande (non malheureusement)
88. Acheter une maison (un appartement me suffira dans un premier temps)
89. Enterrer un de vos parents
90. Faire une croisière (oui, mais scientifique : baleine, dauphins, pont sous les étoiles, faut suivre quoi..)
91. Parler plus d’une langue couramment (à quelques nuances près)
92. Élever des enfants
93. Suivre votre chanteur favori en tournée
94. Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger (la Belgique, et c’est plat !)

95. Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie (mouhaha, X 3 !)
96. Manger des fourmis (beuaaaaaaaaahhhh)
97. Marcher sur le Golden Gate Bridge
98. Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regarde (et c’est bieeeennnnnnnnn)
99. Subir de la chirurgie esthétique (ben vi, pour la Sécu, la myopie c’est de la chirurgie esthétique !)
100. Survivre à un accident duquel vous auriez pu ne pas survivre
101. Écrire des articles pour une grande publication
102. Perdre plus de 18 kg
103. Soutenir quelqu’un qui perdait connaissance
104. Piloter un avion
105. Toucher une raie vivante (non malheureusement, mais la voir très près oui, et sauvage : on reprend :dauphins, baleines, pont, étoiles, croisière, etc, etc)
106. Briser le cœur de quelqu’un (briser est un bien grand mot, mais bon, j’en suis pas très fière)
107. Aider un animal à donner naissance
108. Gagner de l’argent à un jeu télévisé
109. Vous casser un os (non et je touche du bois…)
110. Percer une autre partie de votre visage que les oreilles
111. Utiliser un revolver ou autre arme à feu
112. Manger des champignons que vous aviez récoltés (même pas malaaaaade)
113. Monter un cheval (et bientôt à nouveau j’espère)
114. Subir une importante opération
115. Avoir un serpent comme animal de compagnie (non quand même, je n’ai rien contre ces bêtes, mais faut pas exagérer)
116. Dormir plus de 30h d’affilée
117. Visiter tous les continents (dès que j’ai les sous…)
118. Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours
119. Manger du kangourou
120. Manger des sushis (miaaaaaammmm)
121. Avoir votre photo dans le journal
122. Changer l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à cœur
123. Reprendre vos études
124. Faire du parachute (même pas pour des millions)
125. Porter un serpent
126. Construire votre PC à partir de différents morceaux (oula oula)
127. Vendre une de vos créations à quelqu’un qui ne vous connaissait pas
128. Teindre vos cheveux (pfffffffffff)
129. Raser votre tête
130. Sauver la vie de quelqu’un

Bon, ben y’a encore du boulot….

 

Acte manqué

Ca fait 2 jours que je laisse traîner cette annonce sur l’une de mes sessions internet. Qu’elle me nargue quand je l’ouvre, quand je consulte mes mails. Que je sais que j’ai une lettre de motivation à faire, un cv à finaliser. Que je repousse et fais passer mille et une choses, importantes ou moins, avant de m’y mettre.
Je feins de l’ignorer, j’essaye de réfléchir à mes formulations dès que je suis très loin de l’écran; quand je me mets devant, je tourne autour du pot, je passe à autre chose, je papillonne. Je lutte contre les réminiscences d’une période où je passais chaque jour 2 ou 3 heures à suer sang et eau sur des lettres, des courriers, des mails, des annonces, où j’épluchais jusqu’à la moindre proposition en baissant de plus en plus mes exigences. Je me convaincs que ces réminiscences n’ont aucune place à tenir ici, dans la période et le contexte actuels, mais c’est solide chez moi.

Là c’était une offre alléchante, un salaire plutôt sympathique, des responsabilités dans mes cordes, il fallait juste que je me décide, que je regroupe suffisamment d’énergie et de concentration pour régler ça en quelques minutes.
Et puis hier soir, pleine de bonne volonté, je m’installe, bidouille un ou deux sites, ouvre un blog, qui plante. Et me ferme toute mes sessions d’un coup.
L’annonce avec…
Dont, forcément, je n’avais relevé aucune référence. Ni mail, ni site sur laquelle je l’avais vue, ni copiée sur un document word.
Rien.
J’ai passé 40 minutes à essayer de la retrouver, en vain. Disparue.
Deux options se posent: soit je me plie à l’idée que ce n’est pas arrivé par hasard, que ce boulot n’était pas pour moi. Conclusion qui arrange furieusement mes résistances et mon manque d’envie de me mettre à des recherches d’emploi concrètes.
Ou alors je me dis que franchement, j’ai encore un joli petit travail à faire sur moi à l’idée de changer de job. Et qu’il faut vraiment que je me secoue les puces, parce que bon, les bugs informatiques, c’est bien pratique, mais ça ne met pas du beurre dans les épinards.
Pff, je suis fatiguée avant même d’avoir commencé, tiens!

Edit du lendemain: ben par un tour de passe-passe du lution adéquat, j’ai retrouvé l’annonce! Qui semble n’avoir disparu que pour le bien d’une note sur ce blog! Résultat, CV et Lettre envoyés, yeha!

Trop plein

La période est remplie de bouleversements. Des très bons, très agréables, et puis certains un peu moins plaisants, et tout ça se mêle joyeusement au fil des jours, au fil des heures.
Mes semaines défilent à une vitesse incroyable, le temps coule sans que je n’aie de prise dessus, je suis plutôt fatiguée, remplie d’émotions aussi variées que tout ce qui traverse ma vie.

C’est étrange, j’ai des millions de choses à dire, à écrire. Des centaines de pensées qui me passent quotidiennement par la tête, qui pourraient être sources de billets humoristiques, sérieux, pensifs, interrogateurs. Et pourtant je suis incapable d’écrire une ligne, incapable de figer un instant de tout cela pour le traduire ici. Un peu comme s’il fallait que je le vive à 100% sans revenir dessus, ou alors comme si les mots me manquaient.
Je ne m’inquiète pas, je suppose que toute personne tenant un carnet, un blog, un journal ou quelle qu’en soit l’appellation, connaît ce genre de traversée du désert. Je suis frustrée, comme souvent lorsque notre principal moyen d’expression nous échappe, et qu’on a la sensation de ne plus avoir prise sur rien.

En attendant de récupérer mon inspiration, je continue à patiemment collectionner des petits bouts de vie, de part et d’autre, de la mienne et de celle de ceux qui m’entourent, jusqu’aux bribes de discussions de parfaites inconnues dans un supermarché. A force de tendre l’oreille, ouvrir les yeux, je trouverai ce déclic, pour le faire partager en ces lieux.
Et surtout, je continue à me laisser porter par ce trop plein, cette déferlante d’émotions.

Flash

Mon super frérot a réussi à me passer son dernier appareil photo. J’ai lâchement profité de son nouvel achat pour récupérer celui qu’il avait, et j’ai enfin un appareil numérique, petite pièce qui mine de rien a une certaine utilité, tout particulièrement quand on souhaite être suffisamment armée pour rétorquer à certaines personnes (oui, désolée, je profite lâchement de ces lieux pour régler quelques petits comptes personnels).

Bref, toujours est-il que certes, j’ai l’objet, encore faut-il que je sache m’en servir. Parce que mon frère a tendance à penser que je suis assez débrouille pour sortir un mode d’emploi comme ça de nulle part alors qu’après tout, je ne me suis jamais vraiment préoccupée de ce genre de technique. Et parvenir à m’imaginer dégourdie sur ce sujet, c’est soit mal me connaître, soit ne plus m’avoir vue depuis longtemps (puisque je suis dans les messages personnels: c’est assez clair là frérot, ou il faut que je te demande en toutes lettres quand est-ce que tu débarques?)

Bon, le week-end dernier, qui paraît déjà très très loin, j’étais donc dans le Sud, sous le soleil, en tee-shirt par 25 degrés minimum. Sisi, quand on regarde à l’extérieur ces jours-ci, on a vraiment l’impression que c’était du domaine de l’illusion, mais pourtant. Et même si je n’ai pas mitraillé, j’ai quand même pris juste une petite photo du coin, histoire de me faire envie; et de faire envie aux autres, tant qu’à faire.

Alors aujourd’hui est un grand jour: j’ai déjà réussi à les télécharger sur mon ordinateur, petit miracle. Là maintenant, j’essaye de rajouter une photo dans ce billet. Si ça marche, ce sera à marquer une pierre blanche. Mais mon appareil m’a déjà prévenu qu’il en avait marre de bosser et que ses piles étaient à plat, forcément…

Port grimaud

Là, ça le fait non? Bon, la prochaine étape est de comprendre comment gérer les dimensions des photos..
Mais quand même…

Rhaa, minute d’auto-satisfaction…

L’instant magique

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu comme ça un vrai coup de cœur pour un lieu. Un endroit où à peine entrée, je me dis que je vais m’y sentir bien, que oui il me correspond entièrement.

Ca m’est arrivé, hier soir. En poussant la porte, en sentant la chaleur fondre sur moi, en voyant les bougies allumées, la lumière douce, le sourire de la patronne, je me suis dit que hop, ça y était, j’avais trouvé un nouveau port d’attache. De ces lieux où l’on peut venir se poser, y rester 10 min ou 2 heures dans la tranquillité, pour papoter, juste se détendre, échanger, savourer.
Les plats et la boisson étaient à la hauteur du lieu. La soirée a filé sans même savoir où elle est passée, dans les sourires et la gravité, dans la légèreté et le sérieux.

J’aime cette idée d’avoir dans ma ville des petits coins, des havres de paix où je peux me réfugier, et que je pourrai faire découvrir. C’est un moyen de s’ancrer dans une région, de se l’approprier encore plus pleinement. Y trouver ses références, ses repères.
Après une année presque ici, je m’en rapproche de plus en plus, et il était temps….

C’est malin!

Ah ben voilà!
Déjà que je rame pour écrire, non pas que les sujets me manquent, mais la mise en forme, la facilité et la fluidité de l’écriture m’échappent. Et quand j’essaye tant bien que mal de finaliser un billet, la technique s’en mêle; déconnection, petite croix intempestive qui se glisse sous la souris au mauvais moment, perte du texte, ronchonnements, ras le bol.

Résultat: rien aujourd’hui. Je tente de faire mieux pour les jours à venir; mais sans garantie!

Pour toutes les doléances: s’adresser à mes lutins informaticiens ou Murphy! Je décline toute responsabilité dans ces erreurs de manipulation, bien entendu!!

Comme une odeur de sel marin…

Retour de 4 petits jours les pieds dans l’eau. Et la tête plongée entre des souvenirs lointains et plus proches. Riches en émotion de toutes sortes, joyeuses avant tout, le bonheur de retrouver des têtes perdues de vue depuis….10 ans pour certaines!

Balades dans des lieux où j’ai respiré l’odeur de souvenirs de vacances, où en humant l’air ambiant, je sentais la crème solaire, la chaleur de la plage et de la mer, l’enfance insouciante si proche, le poids de l’adolescence encore moins lointaine. Mêlées à l’atmosphère balnéaire, d’autres images venaient se superposer, comme un chemin parallèle qui se déroulait dans mes pas, les dernières sensations ressenties dans ces lieux qui me paraissaient tant décalées, comme une fausse note au milieu d’une symphonie.
Etrange, comme de simples paysages peuvent exacerber des ressentis endormis, enfouis, mais prêts à refaire surface. Etrange aussi, parce que tout au long de ces quelques jours j’ai essayé de remettre le doigt sur ce qui provoquait ces sentiments, j’ai tenté de comprendre, de démêler le noeud qui se faisait au fond de ma poitrine, et qui a tant de mal à se relâcher.
En vain, il me fallait simplement profiter des secondes qui s’écoulaient à cet instant, savourer l’instant présent, si criant de différence avec la dernière fois où je m’étais assise au bout de ce ponton, auprès du bateau amarré, à écouter le chant du vent dans les gréments, le cliquetis des haubans.

J’y suis parvenue, plus ou moins. Ca m’a fait du bien, sans aucun doute, j’ai recontacté une partie de mes racines, même si ce fut plus difficile que ce que je ne l’imaginais. Mais à cette odeur maritime s’est mêlée celle du soulagement, et c’est sans aucun doute le signe que le chemin est le bon…