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1.4.2008 par Flo.
L’heure d’été et moi, on n’a jamais vraiment été copines. Ca paraît ridicule à dire comme ça, pour une petite heure, mais rien à faire, j’ai toujours eu du mal. Si mon organisme s’adapte sans broncher à l’heure d’hiver, le passage du mois de mars est beaucoup plus aléatoire.
Déjà, et non des moindres, le fait de me réveiller à nouveau en pleine obscurité. C’est un peu comme replonger en hiver, la difficulté de se tirer du lit alors que je commençais à peine à me faire aux joies d’ouvrir les yeux aux rayons de soleil, de laisser la clarté envahir ma chambre, et écouter les premiers pépiements d’oiseaux. Et je ne parviens pas à compenser cette sensation par la luminosité plus longue et plus tardive du soir; j’en profite, oui, j’en profiterai de plus en plus même, mais les 2-3 jours qui suivent le changement d’heure me voient ronchon, déphasée, décalée, une vraie gamine.
Pourtant je n’ai jamais autant espéré les beaux jours, appelé le printemps que ces dernières semaines. J’ai besoin de soleil, envie de longues balades dans la tiédeur et la nature qui se réveille, j’aspire à ce réveil général, je le guette, je l’attends. L’illusion de régression que me donne ce petit bouleversement n’est peut-être qu’un prétexte pour exprimer mon impatience, mais je ne peux que constater que physiquement et moralement, il me faut quelques jours pour m’adapter, là où le retour à l’heure d’hiver se fait bien plus naturellement et dans la fluidité. Et chaque année, je me dis que ma réaction est particulièrement exacerbée, pour finir par me résigner à l’idée que j’ai un mauvais moment à passer, et que je vais finir par prendre le pas, parce que de toute façon, hein, on n’a pas le choix.
Bon, pour éviter de jouer la mauvaise foi jusqu’au bout, j’ai de la chance: je ne me lève pas si tôt que ça, je n’ai que quelques minutes nocturnes encore à supporter, le temps en gros de sortir de la douche. Et je vais avoir droit à de beaux levers de soleil sur la route du boulot, ça devrait au moins me consoler le temps que les jours rallongent encore et que je n’aie plus d’excuse pour râler un peu.
On refait le point dans quelques temps!
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