Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 16.4.2008.
16.4.2008 par Flo.
Hier fut un grand soir: dans ma progression sur la lente et difficile ascension vers la maîtrise du kart, j’ai réussi à battre, en un tout petit tour, le temps de notre Grand Chef Référent. En gros, celui qui est toujours devant, vous savez, celui qui énerve parce que même lorsqu’il part 30 secondes plus tard que nous, il finit toujours par nous rattraper, on voit son casque progresser, se rapprocher, et à un moment, on a beau fermer les trajectoires, l’empêcher de passer, hurler dans son propre casque, ben non, on se prend un intérieur, un extérieur, pif-paf, le voilà devant.
Bon, je ne me suis rendue compte de rien, je l’avoue humblement.
J’étais plutôt focalisée sur l’idée de tenir mon véhicule bien en main, d’empêcher les vibrations de remonter trop loin dans une épaule déjà douloureuse, de ne pas refaire un 5ème tête à queue dans ce fichu virage en épingle à cheveux qui me résistait depuis le début des sessions, et de ne pas, cette fois, réorganiser la piste en cognant dans les pneus.
C’est comme ça, donc, que l’air de rien, ben je l’ai coiffé au poteau. Et que je l’ai fait rager (un peu, hein? Avoue!).
Mais c’est connu, je ne fais jamais les choses à moitié non plus.
Donc emportée par ma vitesse, par mon enthousiasme, dans ma folie des grandeurs, voyant déjà la standing ovation qui m’attendait (tu parles, tu crois que j’avais le temps en plus de vérifier mon chrono??), juste devant lesdits stands donc, j’ai fait un second dépassement, des plus osés, risqués, mettant toute ma force et tout mon talent en jeu.
Extérieur, reprise, tourne le volant, ne le tourne pas assez vite, pas assez fort….
Le bord de la piste qui se rapproche dangereusement, le kart qui semble être furieusement attiré, qui veut lui rouler un patin, le fait, sans me demander mon avis. Choc, glissade, et décollage du casque.
Ben oui. Mais pas du pilote, heureusement.
Quand on n’arrive pas à doubler ou à prendre la tête, on affûte de nouvelles armes, et moi j’ai trouvé celle du jeté de casque. J’attache mal ma jugulaire, je ne prends pas un casque adapté (je ne vais quand même pas faire tomber le mien, je ne suis pas folle!), et au premier choc un peu important (il paraît hein, moi je me souviens à peine), ben c’est un peu le principe du bouchon de champagne qui décolle de la bouteille: ça a été le cas, de ma petite tête.
Je me suis retrouvée un peu hébétée en bordure de piste, sonnée, le casque passé de l’autre côté, à me demander ce qu’il s’était passé.
Forcément, tout ça, ben ça a atténué ma Grande Victoire. Je n’ai pas fait la fière, pour une motarde, mal attacher son casque, c’est un peu LA mauvaise pub. Pis bon, hein, se faire remonter les bretelles par le boss de la piste, c’est assez moyennement agréable aussi.
Donc voilà. Nez dans les pompes, “oui monsieur, désolée monsieur”, et mets-la en veilleuse.
Quand je passe devant, je le paye de ma personne, sisi: je mets tout en oeuvre pour qu’on ne me repasse sûrement pas devant, et je fais contribuer tout le matériel aussi.
Au tour suivant, je l’ai relaissé gagner (hahaha!). J’étais un peu trop concentrée sur l’idée que mon casque était bien attaché. Et que ça allait, j’avais fait mon show de la soirée, que ce serait pas mal que je rentre dans les rangs.
Enfin.
Façon de parler!
Posté dans Bugs | 2 commentaires »