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avril 2008
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Archive pour 19.4.2008

Palette de peintre

C’est autour de moi un chatoiement de couleurs, des nuances d’un arc-en-ciel printanier.

Jaune comme les champs de colza, qui s’étendent à perte de vue dans la région, dont je me délecte. Cela faisait longtemps que je n’en avais plus vu autant, ils me rappellent ma région natale, on dirait que le soleil y dépose ses rayons et permet d’illuminer la terre d’en bas, je passerais des heures à les contempler. Jaune aussi, comme les tournesols à venir et que j’attends avec impatience.
Bleu du ciel, clément parfois, bleu d’azur annonçant les beaux jours, apportant à l’atmosphère une transparence et une légèreté qui permettent de respirer, de prendre un grand bol d’oxygène. Bleu de la fraîcheur matinale aussi, qui s’évapore progressivement.
Mais aussi gris, de plomb ou plus léger, des ciels menaçants et des orages répétitifs ces derniers temps, gris d’acier puis plus léger, jusqu’à revenir au blanc des nuages plus innocents.
Blanc donc, d’une neige qui a encore recouvert les montagnes aperçues à l’horizon ce matin; j’ai dû me retenir de m’arrêter au bord de la route pour les observer, elles se découpaient, fières et imposantes, comme un appel à des promenades, des randonnées, quelques descentes tardives de ski. Blanc du brouillard ou givre de saison, saupoudrant les voitures, la nature, pour nous rappeler que l’été n’est pas tout à fait arrivé.
Rose, mauve des lilas, qui bordent la rocade, parsèment les champs et les jardins. Rose aussi des fleurs du marché que je viens de traverser ce matin, du plus léger au plus fuschia, tel des gouttes de peinture qui seraient tombées d’un pinceau pour illuminer un tableau.
Vert, profond, de l’herbe gorgée de toute l’eau tombée ces derniers jours, vert de ces plantes aromatiques posées à même le sol devant les stands des maraîchers, et l’odeur qu’elles dégagent appelant à la cuisine, à la gourmandise. Vert de l’espoir, de la tendresse et de la douceur, appelant à mille promesses de pic-nic, de paysages, de siestes dans l’herbe.

Et tant d’autres encore, à décrire à l’infini et selon l’humeur du jour…A vous, si vous voulez compléter le tableau.

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