Sisyphe

Certains jours, j’ai l’impression d’avoir moi aussi mon énorme boulet à monter jusqu’en haut de la montagne, pour le voir désespérément dégringoler juste derrière.
Je sens l’épuisement me gagner, et pourtant je refuse de trop l’exprimer, de même le conscientiser, je ne m’en sens pas le droit: ça fait une éternité que ma vie n’a pas été aussi belle, aussi rayonnante et aussi prometteuse. Je suis pleinement confiante en l’avenir, je sais que je suis sur le bon chemin, je sais que je suis dans le juste.
Et pourtant, je n’arrive pas à me débarrasser de ces scories du passé, je ne parviens pas aux solutions définitives et je me fatigue.
Sans cesse j’ai l’impression de recommencer les mêmes démarches, les mêmes réflexions, qui aboutissent toujours à l’impasse, parce que je ne suis pas seule, que je ne peux pas décider pour l’autre partie et qu’il me manque des arguments de choc.

Quand, par-dessus cet état, viennent se greffer des bouleversements professionnels au milieu desquels je n’ai aucun repère, la coupe déborde un peu plus vite (ou le rocher roule plus vite vers le bas). J’ignore si je ne suis qu’un vulgaire pion au milieu d’un échiquier, auquel on ne demande pas son avis, si on va me laisser un minimum de choix, pourquoi tant de secrets, tant de silences, tant de messes basses.

Alors oui, quand le soir je reçois un coup de fil rempli de douceur et de bonnes nouvelles, je retrouve le sourire, mon coeur se gonfle, et je reprends un peu de forces. Ca, ça fait du bien….

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