Incorrigible

C’est sûr, ces temps-ci, ce n’est pas super facile: chez moi la semaine, le plus souvent chez lui le week-end. Ce qui signifie sacs, vêtements à trimbaler, météo à anticiper (cela dit ce n’est pas très compliqué en ce doux printemps: pluie, humidité, pluie, averses, orages, pluie….), un minimum d’organisation pratique.
J’ai déjà solutionné une partie du problème en ayant une partie de ma maison dans ma voiture (que j’ai retrouvée, ouiiii, avec son auto-radio, son pot d’échappement percé, son pingouin, ma petite Corsa est de retour, brillant de mille feux de sa carrosserie neuve et rutilante!): mes affaires de courses, mes affaires de moto, mes affaires de piscine sont dans le coffre, au cas où j’aurais la folle idée de vouloir faire des courses et y mettre mes sacs, c’est impossible.
Mais ça ne suffit pas.
J’ignore comment je m’y prends, mais d’une manière ou d’une autre, dès que je me déplace, je me retrouve avec dix sacs, trois paires de chaussures à porter, sans compter le sac à main plein à ras le bord (et en matière de sac à main, il s’agirait plutôt d’une besace version Mary Poppins au vu de sa taille). Le sac de linge à laver (ou alors propre), le portable qu’il faut comme par hasard que je balade, un sac poubelle à aller jeter.
En résumé, la petite pente qui mène de mon chez-moi à ma voiture a souvent des allures de cross de compétition, j’en ai plein les mains, plein les bras, je me déplace à l’aveugle avec un équilibre précaire en tentant d’anticiper les 3 marches sournoisement étalée sur les 200 mètres à parcourir, souvent humides et donc glissants (conséquence de la météo citée plus haut).
Ca ne loupe pas, en général je lâche au moins un truc en route, et je râle, pour ne pas dire pire: je suis bonne pour un aller-retour supplémentaire (que je m’étais forcément catégoriquement refusée à faire en flemmarde que je suis).

Hier, en rentrant donc comme d’habitude en version mulet surchargé, après avoir fait tomber 2 sacs et 3 fois mon trousseau de clés, une vague de désespoir m’a submergée: je ne serai donc jamais de ces femmes guillerettes et sautillantes, qui se déplacent avec un sac contenant à peine un porte-monnaie et un téléphone de poche, en se baladant sur des talons de 20 cm aussi légèrement que des plumes, remplies de délicatesse et de légèreté.
Non, moi, voyez-vous, je fais plutôt dans la version camionneur – rouleau-compresseur…
Chacun son style!

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