Grand ménage

C’est une semaine qui dure un siècle. Je suis tombée dans une faille spatio-temporelle où le temps s’est ralenti, où je peine, j’avance dans de la glu, entre fatigue qui s’accumule et problèmes à solutionner.
Et selon la loi des séries, plus on en solutionne, plus ça s’accumule.
A vrai dire non, il ne s’agit pas de réels problèmes, à quelques détails près. Plutôt des contrariétés, plutôt de petites choses qui se présentent, encore et encore, et que je ne peux plus laisser de côté. Parce qu’elles tournaient dans ma tête depuis trop longtemps, et que maintenant, elles ont fermement l’intention de passer au premier plan.
Parce que ma vie est en train de changer, plutôt radicalement une fois de plus; et que de façon classique, quand tout est bouleversé ainsi, on tente de faire place nette. Grand nettoyage de printemps, on secoue la poussière, on va chercher sous le lit, sur l’armoire, on récupère les vieux cartons, on trie, on jette.

Je suis donc en plein ménage, c’est fastidieux parce que j’ai commencé toutes les pièces en même temps, et que j’ai plutôt intérêt à les terminer. Dans la mesure du possible, tout ne dépendant toujours pas que de moi.
Mais j’affronte les derniers fantômes, et je me dis qu’un jour ça finira par payer.

Et puis on se contente de peu, mais ça fait 3 jours que je pars au boulot sous le soleil. Et chanceuse que je suis, je peux apercevoir les Pyrénées au loin, sur l’horizon, et cette simple seconde avec des montagnes enneigées devant les yeux suffit à me donner, pour l’instant, le courage d’aborder la journée le plus sereinement possible. Pourvu que ça dure!

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