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7.5.2008 par Flo.
Hier fut une journée tout en contrastes.
Une journée épuisante, usante. Une énième réunion chez Petites Maisons, un bilan lourd et assommant, l’impression de plus en plus accrue de parler dans le vide sans que les actes ne suivent. Je n’avais pas réalisé qu’inconsciemment je m’étais habillée tout en noir, ce qui ne m’arrive jamais. Ce n’est qu’en recevant la remarque de ma collègue que je me suis dit que j’avais plutôt bien anticipé sur des heures qui ne m’ont pas surprises, puisqu’elles étaient à la hauteur de ce que j’attendais: inutiles et vaines, et des preuves supplémentaires qu’il y a urgence pour moi de reprendre ma vie professionnelle en main.
Et puis la soirée, où la pression est descendue. Où une Amie m’a accueillie avec simplicité et m’a permis de reparler de ce qui me tient à coeur, de replonger dans mon univers, où je regrette de ne pas avoir été plus présente tant la fatigue était là, mais qui m’a ressourcée. Un petit repas entre parenthèse à la lueur des bougies, où nous avons échangé quelques nouvelles, où nous nous sommes vues trop vite, mais où chaque seconde fut savourée à sa juste valeur.
Et enfin le retour, ce si joli petit mot qui m’attendait dans ma boîte mail, un avenir qui s’ouvre d’un coup d’une façon que je n’envisageais qu’à peine il y a encore dix jours.
Me coucher avec le sourire jusqu’aux oreilles et le coeur au chaud.
Après tout, pour vivre des fins de journée pareilles, je veux bien supporter toutes les réunions inutiles du monde!
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6.5.2008 par Flo.
C’était une sensation oubliée depuis de nombreux mois….Cette impression de voler, d’être parfaitement à ma place au moment opportun.
La certitude de participer entièrement à tout ce qui m’entoure, et de faire corps aussi bien avec la machine qu’avec la nature environnante; pouvoir respirer à pleins poumons les odeurs de la journée ou de la nuit, qui porte son charme si particulier, sentir le vent s’engouffrer dans le casque, glisser sur les jambes, profiter de chaque paysage, comme un tableau posé au milieu de la route, et s’en délecter jusqu’au suivant.
Ce sont des émotions qui restaient en sommeil, parce que je n’avais pas l’occasion de les faire vivre, et qui se sont réveillées en ce long week-end, parce que j’ai eu l’occasion de remonter sur une moto. En passagère, mais en passagère heureuse de pouvoir occuper cette place et se régaler plus encore de l’instant présent. Je ne renoncerai jamais à piloter ma propre machine, j’en rêve, je n’attends que ça, mais je sais aussi qu’être à l’arrière et me préoccuper un peu moins de la route pour m’en mettre plein les yeux me convient à sa manière. Et surtout que j’ai au moins cette chance-là de pouvoir vivre ces instants qui me sont offerts.
Le virus est revenu. Et avec les beaux jours présents, les promesses de destinations proches ou lointaines qui ne manquent pas dans la région, je ne suis pas prête de le perdre…
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2.5.2008 par Flo.
Comme ça, incidemment, d’une chose à l’autre, d’un gag à une préoccupation, j’ai laissé passer mon 200ème billet.
Certes, il n’y a que moi que ça frappe, de toute façon je doute que les rares lecteurs de ces pages s’amusent à réfléchir au nombre d’articles qui ont pu être rédigés ici.
N’empêche, 200 quand même…En un peu moins d’une année, beaucoup de très mauvais, de nombreux très médiocres, quelques uns dont je suis un peu plus satisfaite.
Un peu moins d’assiduité ces derniers temps, et inévitablement le cortège des questions qui se posent: est-ce que je ne me répète pas trop, est-ce que ça peut me lasser, lasser les autres, y a-t-il un tournant à prendre, une évolution possible?
Des questions que je me pose plus ou moins régulièrement, avec plus ou moins d’insistance. Sans pour autant choisir de changer quoi que ce soit dans l’immédiat. Je continue à écrire au gré des humeurs, des envies, à dévoiler certaines parts de moi, bien plus que je ne l’imagine sûrement, et à en taire d’autres.
Et pour fêter ça, je me fais depuis quelques jours envahir de spams qui ont décidé de prendre d’assaut quelques articles dans ces pages. J’en suis à combattre une trentaine de messages de pubs par jour, et à sérieusement désespérer; tous les anti-spams sont activés, et ça ne les empêche pas de continuer à me faire des propositions indécentes ou totalement inutiles, en anglais bien sûr.
La seule solution que j’ai trouvée, pour l’instant, est donc de renforcer la modération des commentaires: obligation pour moi d’accepter tout nouveau message avant qu’il ne soit publié, et obligation pour vous de jouer à un petit calcul mental à la fin de votre petit mot pour le valider. Je sais, c’est pénible, c’est désagréable, mais dans l’immédiat, je n’ai rien d’autre à proposer, le temps que les indésirables oublient ces pages et aillent se balader vers d’autres lieux virtuels.
Ca m’attriste un peu, surtout pour l’occasion, mais si vous avez d’autres suggestions, je suis preneuse!
En attendant, j’entame la longue ascension vers le 300ème billet, rendez-vous là-haut!
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