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27.6.2008 par Flo.
Je pense pendant la journée à des sujets de billets, et lorsque je me retrouve devant mon écran, plus rien ne vient. Même pas le thème, même pas l’idée du sujet. J’ai pourtant sur moi une demi douzaine de stylos, des petits carnets perdus au fin fond de ma besace de Mary Poppins tellement immense que j’y perds tout, mais je n’ai même pas l’idée de les sortir pour noter 2 ou 3 mots clés pour ne pas oublier. Il faut dire, à ma décharge, que ça me vient souvent au volant, et que c’est moins pratique, forcément.
Dans 2 semaines, je suis supposée partir en vacances. Je n’ai même pas encore officiellement posé mes jours, je ne sais pas comment ça va s’organiser. Ca ne dépend pas que de moi, certes, je suis contingentée par de nouveaux impératifs professionnels, mutation, nouveaux horaires, nouveaux lieux. Mais il serait bon que je prenne un peu les devant, que j’anticipe, que j’impose. C’est assez déroutant.
Ce week-end, débarquement de mes parents, que je n’ai pas vu depuis Noël. Il y a en moi un manque d’enthousiasme flagrant à leur venue, qui m’attriste et me pose question. Ok, j’ai plutôt envie de cocooner, pas trop de me justifier ou d’expliquer, et il y aura des choses à expliquer. Mais quand même, j’ai toujours plaisir à les voir, ils ne viennent pas longtemps, l’effort n’est pas énorme.
Grosse fatigue donc. Et plutôt intérêt à garder le cap quand même, parce que même si vacances il y a, tout le reste est à gérer!
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26.6.2008 par Flo.
Je ne pensais pas écrire ça un jour, mais j’ai réalisé hier que je prenais plaisir à cuisiner.
Pourtant je reviens de loin, n’ayant jamais eu dans mon enfance de goût marqué pour tout ce qui était nourriture. Limite on m’aurait proposé une capsule pour me nourrir, ça m’aurait convenu. Je considérais les repas comme des pertes de temps, et je n’avais aucun intérêt pour les saveurs ou dégustations.
Et puis il a fallu que je vive avec un gourmand, aussi bien capable de se baffrer de spaghettis au ketchup que de passer une demi-journée aux fourneaux pour préparer un repas de fête. Qui aimait l’invention, la recherche des combinaisons de goût, la découverte des épices, de nouvelles recettes. Il ne m’a vraiment pas laissé grand chose de positif, mais cet héritage-là, je l’ai conservé, et je ne le regrette pas.
Hier en rentrant tard après une journée dense de travail, j’ai réalisé que j’avais besoin de me détendre. J’avais de quoi manger déjà, je n’avais même pas spécifiquement faim, mais j’ai spontanément pris mes casseroles, mes couteux, et me suis concoctée un tout petit plat sans aucune prétention; il m’a occupée une demi-heure et m’a permis de faire la transition entre le stress professionnel et le calme de mon chez-moi. Je suis très loin d’être une bonne cuisinière, ça ne m’arrive pas quotidiennement, ce qui implique que je peux également passer une bonne dizaine de minutes désespérée devant mon frigo rempli, sans inspiration, et terminer au mac do. Je n’aime pas la contrainte de devoir trouver au moins un repas par jour, que je n’ai pas encore dans ma vie de célibataire. Mais j’aime cuisiner pour d’autres, aider à préparer aussi, sans avoir à prendre d’initiative.
J’ai su découvrir la cuisine comme un moment chaleureux, de partage et de détente.
Il ne me manque maintenant que le talent et l’originalité quotidienne.
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25.6.2008 par Flo.
C’est désormais un fait vérifié et confirmé, et qui a déjà inspiré plusieurs billets de la blogosphère: l’hôpital, quand on le vit, c’est vraiment moins glamour que Urgences ou Grey’s Anatomy, et je n’ose même pas envisager d’évoquer les splendides yeux bleus de Dr House.
J’ai eu l’immense chance d’y passer la journée entière de lundi, j’ai désespérément cherché les murs blancs, les décors bleus rosés, l’immaculé de chaque meuble, et avec le décor l’impression que le patient est au centre des préoccupations, qu’il n’y a personne d’autre au monde que soi-même, au milieu des centaines d’autres personnes qui sont au même endroit au même moment.
Là j’ai plutôt eu la sensation de réaliser un marathon, ou un parcours du combattant. Jongler entre les différentes formalités administratives qui sont, dans ce genre de circonstances, à quelques cent lieues des préoccupations du moment, passer pour une idiote parce que franchement, les informations sont délivrées au compte gouttes et se contredisent pour compliquer l’affaire. Gérer la tension grandissante, puis l’état comateux, la douleur un peu en se disant qu’on va quand même essayer de faire bonne figure, que franchement non, il y a pire et que c’est ridicule.
Je ne m’y étais pas attendue, pas préparée; je pensais que ce que j’allais vivre se passerait dans l’enceinte d’un hôpital, mais n’aurait rien à voir avec une opération réelle. En soi, ça ne l’était pas vraiment. Mais toutes ces démarches, tout le protocole hospitalier, ont fait peser sur une intervention bénigne une impression de lourdeur que j’étais loin d’avoir en arrivant.
Et j’ai eu un peu l’impression d’atterrir sur une autre planète, l’adaptation a été dure.
C’est passé, c’est derrière. Dans quelques jours, quand j’aurai oublié la sensation d’avoir été un numéro et de la chair (fraîche?) sur une table d’opération, j’en parlerai avec beaucoup plus d’humour, aucun doute là-dessus.
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20.6.2008 par Flo.
Outre de nombreux bouleversements personnels, globalement positifs, je suis donc confrontée à une difficile décision professionnelle.
Succinctement, je dois choisir entre rester chez Petites Maisons qui est très loin de remplir ses promesses, notamment sur le plan salarial, mais qui vient de m’accorder une mutation susceptible d’améliorer ce point, ou un poste qui se libère, dont le contenu est plus qu’intéressant, mais qui sur le plan rémunération n’est pas au top non plus.
Au-delà de ce choix cornélien, je dois me poser de nombreuses questions, peut-être même un peu trop: qu’est-ce que je souhaite privilégier, quels sont les critères essentiels pour moi. Humains? Continuer à faire confiance à une entreprise qui m’emploie depuis 8 mois, a investi en me formant, m’offre une belle preuve de confiance en acceptant ma demande de changement, ou changer pour cet autre poste dans un environnement plus serein, dans une équipe chaleureuse, ouverte, tolérante, sans aucune pression? Quelle place est-ce que je donne à l’aspect salarial, jusqu’à quelle rémunération suis-je prête à aller?
En gros, combien est-ce que j’estime valoir?
C’est une question qu’on se pose tous tôt ou tard lorsqu’on négocie une embauche. On se donne un minimum sur lequel on ne veut pas trancher, on envisage une évolution plus ou moins rapide, on se dit qu’avec l’expérience, l’ancienneté, on fera nos preuves et on verra la reconnaissance arriver.
Personnellement, ça fait des mois que le minimum que je m’étais imposé n’a jamais été atteint. Je ne l’ai même jamais touché, je me suis bradée dans tous mes postes, tout au long de mon parcours. Ou alors, plutôt et bien tristement, je me suis adaptée comme beaucoup d’entre nous aux contraintes et impératifs du marché: un boulot avec une relative sécurité (CDI) mais en faisant des concessions sur le salaire, ou rien.
Je sais qu’en acceptant ce nouveau poste je n’aurai guère d’espoir d’atteindre le minimum espéré. Le salaire sera très peu évolutif, ne bougeant qu’avec la revalorisation du smic. Tout comme je ne me fais guère d’illusion, chez Petites Maisons, mon idéal ne sera payé que très exceptionnellement puisque je suis sur un mode de rémunération de fixe et primes. Et qu’on sait tous que les primes sont généralement fixées pour ne pas pouvoir être atteintes.
Le problème est entier. Il me reste un petit mois pour trancher. Pour espérer que d’un côté ou de l’autre, un élément fera basculer la balance. Me permettra de me projeter dans ce futur très proche sur un poste ou l’autre. Et surtout, me fera choisir sans aucun regret et en toute tranquillité d’esprit…
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19.6.2008 par Flo.
J’habite donc un lieu plutôt concerné par l’aéronautique. Une ville où la grande majorité de la population a quelque chose à voir de près ou de loin avec des avions, petits ou grands, transporteurs ou passagers.
De ce genre de situation où lorsqu’on rencontre quelqu’un, qu’on lui demande dans quoi il travaille, s’il ne répond pas “je suis en rapport avec l’aviation”, on est bien plus étonné que l’inverse.
Personnellement, j’ai toujours considéré l’avion comme quelque chose de fort pratique pour aller d’un point a à un point b. Certes, mon côté un peu garçon manqué a tendance aussi à s’arrêter sur un joli carénage, sur un avion de chasse à la ligne agressive, mais sans aucune fascination et plutôt comme un point d’intérêt passager quand il se présente.
Je n’ai pas cherché la proximité de l’aéroport, ni donc à me rapprocher de ce milieu, mais il s’avère que depuis que j’y suis arrivée, je suis régulièrement à son contact régulier: d’abord professionnellement, en travaillant pendant 6 mois à côté des pistes de l’aéroport, me permettant d’assister en direct au décollage des premiers A380, si, s’il vous plaît (et avec boules quies de préférence), puis de façon plus personnelle en ayant diverses raisons de rester dans la région dudit aéroport. Accessoirement, mon chez-moi situé au sommet d’une colline est également un point de repère pour la descente aérienne sur l’aéroport.
Ceci posé, ça fait qu’à peu près 1 à 2 fois par jour, la rocade que j’emprunte suit précisément le couloir aérien d’atterrissage. Et que je me retrouve avec un pourcentage de chances suffisamment élevé pour avoir à peu de choses près le toit frôlé par un carénage quel qu’il soit. La première fois, ça surprend. On finit gentiment par s’y faire êt même à regarder ça avec une certaine fascination.
Par contre récemment, et de façon consécutive, je me suis retrouvée capot à museau avec 2 monstres en phase d’approche, à savoir un A380, puis un Beluga, qui a quand même une certaine prestance.
Là je peux vous assurer, on se ratatine sur son siège, on se fait tout petit, on attend que ça passe et surtout surtout, on évite de penser à tous ces fichus films américains de catastrophe aérienne!
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18.6.2008 par Flo.
Il y a un an, quasi jour pour jour, je rentrais d’un voyage en Grèce.
Un voyage plutôt symbolique, outre le plaisir qu’il m’a procuré d’enfin découvrir ce pays: il m’a permis de tourner une page sur une période de vie difficile et douloureuse, de faire un break, géographiquement et mentalement, de reprendre des forces pour repartir sur de nouvelles bases.
C’étaient mes premières vacances en pays étranger depuis une éternité, moi qui ai toujours adoré voyager, qui ai eu cette chance depuis toute petite, j’avais laissé cette part de moi entre parenthèses. Pour des raisons compréhensibles et adultes, globalement financières, pour d’autres raisons plus injustifiables, comme laisser de côté quelque chose qui nous correspond profondément pour se noyer dans des contraintes qu’il n’y a pas lieu de subir.
Ca ne fait qu’un an que je suis revenue, presque un an que j’ai changé de travail, que j’ai pris mon appartement, et j’ai l’impression que ça fait une éternité.
Je suis dans une phase de vie où il me semble que le temps dure encore plus longtemps que d’habitude, qu’il s’étire, qu’il coule doucement. Ce n’est pas un regret, pas une critique, juste une forme de vertige qui se forme lorsque je pose mon regard sur ce qui est derrière moi.
Et plus encore quand j’essaye d’appréhender ce qui se profile vers l’avant.
Le seul regret au milieu de tout ça, c’est que même si le temps a cette faculté de s’étirer, ça ne me permet pas de mieux écrire ici…
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11.6.2008 par Flo.
Hier soir, j’ai fait un test.
J’ai désactivé la protection que j’avais mise sur les commentaires, et j’avais préparé un petit billet plutôt réjoui pour vous annoncer la réouverture de la liberté totale d’expression en ces lieux, dès lors qu’il y aurait, bien sûr, des choses à commenter.
Ce matin, j’ai publié joyeusement mon billet enregistré. Puis j’ai quand même eu l’idée d’aller vérifier mes derniers commentaires.
Et je viens de passer plus de 5 minutes à liquider la bonne cinquantaine de s.pam.s qui s’est abattue pendant la nuit sur ce blog.
Donc voilà, la liberté d’expression n’est pas pour tout de suite. Et surtout, je me demande comment un jour je vais pouvoir me débarrasser définitivement de ces indésirables (et là, je m’efforce de rester polie….)
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10.6.2008 par Flo.
Trop de choses se catapultent en même temps. Trop de choix à faire, trop de décisions à prendre qui vont quand même écrire la suite, à court, moyen et long terme.
Je gère les urgences, je tente de rester à flots mais j’ai plutôt la sensation de surnager.
Se mêlent de grands, d’immenses bonheurs, de petites angoisses, de grosses interrogations, des peurs, tout cela dans un mélange que je peine à rendre cohérent.
Je déserte ces lieux par manque de temps, mais aussi par manque d’inspiration. Répéter toujours les mêmes choses devient lassant, même pour moi, et comme je pense toujours aux mêmes choses, que mes pensées passent en boucle, il m’est difficile de prendre de la distance pour avoir un minimum d’originalité dans ces lieux.
Le plus curieux, c’est que même écrire n’est pas un soulagement pour l’instant. Preuve que j’ai vraiment la tête sous l’eau et que je suis partie en apnée.
Ca va passer, le temps avance, inexorablement, et les solutions doivent arriver vite. En attendant, je continuerai à être fidèle à ce lieu qui m’est cher, mais probablement avec toujours autant d’irrégularité. Je ne remets pas une seule seconde ce blog en question, bien au contraire, il m’impose un nouveau rythme qui, consciemment, ne me satisfait pas, mais auquel les contraintes extérieures m’obligent à me plier.
Soit.
A très vite donc, pour des billets joyeux et insouciants, parce qu’il y a beaucoup de Joie et d’insouciance dans mon quotidien, mais mon immense fatigue m’empêche de la savourer, et c’est dommage….
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4.6.2008 par Flo.
Même si ce week-end a été tout à fait particulier, j’ai quand même réussi à y caser ma petite bêtise. Il y a des gènes qui ne se renient pas, et dont il est difficile de se débarrasser.
Donc, j’étais conviée vendredi soir à un repas d’anciens collègues. Petites voitures me paraît très, très loin, mais ça n’empêche pas de revoir certaines personnes plutôt fidèles, il faut bien l’avouer.
Convocation donc dans un très grand centre commercial, terrasse d’un café pour un point de rencontre avant de se rendre tous ensemble au resto un peu plus loin.
J’ai déjà décrit il y a très peu de temps la folie d’un centre commercial le vendredi soir.
Je tiens à préciser ici qu’il ne s’agissait pas du même, mais que c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Et puis bon, je m’étais déjà fait remarquer dans l’un, autant essayer l’autre.
Donc, je confirme, même si le lieu change, la folie est toujours la même.
Arrivée sur place, à moitié perdue, à ne pas savoir où me garer, des voitures partout, on manque de provoquer un accident par carrefour, vient un moment de totale saturation où la seule chose à laquelle je pense, c’est me garer, poser ma voiture, continuer à pied, même si je dois marcher, tant pis.
Ouf donc, parking sous-terrain, place juste devant l’entrée, j’ai de la chance, emballé, c’est pesé.
Soirée très sympathique, même si je pars plus tôt, j’en profite comme il se doit, je traîne un peu, passé 22h je m’éclipse et rejoins tant bien que mal le parking en traversant tout le centre, de l’extérieur puisqu’il est fermé, et avec des détours puisque forcément, il y a des travaux partout (et que j’ai eu l’excellente idée de mettre des talons).
10 minutes plus tard les jambes en compote, je vois le but….et de belles grilles fermées juste devant ma voiture.
Et juste en-dessus, écrit en gros et gras, un immense panneau (plus gros tu peux pas) annonçant à l’aimable clientèle que le parking sous-terrain fermait le soir à 21H30.
Oui, j’avoue, j’ai eu un moment de panique. Je travaillais le lendemain, j’avais dans ma voiture un sac de voyage avec toutes mes affaires puisque je ne dormais pas chez moi le soir même, j’étais à des kilomètres de chez moi, et ma fierté m’obligeait à trouver quand même une solution avant d’appeler à la rescousse.
Après avoir cherché 5 bonnes minutes une entrée de secours, j’ai ravalé mon orgueil, et j’ai atterri dans la pizzeria juste à côté. Dès ma demande faite, j’ai senti que la solution n’était pas loin, visiblement ils avaient l’habitude, ils ont prévenu la sécurité et m’ont demandé d’aller attendre devant la grille.
Et je me suis vraiment sentie moins seule quand, pendant les 8 ou 10 petites minutes d’attente devant ladite grille, 3 couples se sont pointés avec le même problème que moi.
Alors oui, j’ai joué au boulet du vendredi soir, le gardien m’a confirmé qu’ils y avaient droit quasi quotidiennement, mais j’ai été très, très contente de récupérer ma voiture et surtout de ne pas être toute seule….
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3.6.2008 par Flo.
Partir sur un coup de tête, parce que ce sont les plus beaux départs qui existent. Et les meilleurs voyages.
Partir pour une course, aller boire un verre, et se retrouver 4 heures plus tard 250km plus loin, comme ça, sans sac, sans rien, mais juste l’envie de le faire, de se dire “chiche”, de savourer la liberté qui nous était offerte et cette soudaine envie de s’échapper, ensemble.
Savourer chaque kilomètre avalé, le vent qui nous frôle, avoir l’impression de faire corps avec la bécane, mais aussi avec les paysages: s’en prendre plein les yeux du jaune des fleurs, du rouge sang des coquelicots s’étalant à perte de vue, du gris du roc des gorges traversées, découvrir une route, une région de la plus belle manière qui soit, calée derrière lui à me laisser entièrement aller.
Transformer chaque étape, chaque instant en rires, en moments magiques, avoir du mal à y croire mais continuer quand même, tant pis pour la fatigue, tant pis pour le “pas raisonnable” et puis après tout, qui dit que ça ne l’est pas?
Se réveiller le lendemain les pieds dans la mer, en sachant que la veille à la même heure, une telle chose n’avait même pas été envisageable. Le soleil n’en a brillé que plus fort parce qu’il ne brillait que pour nous, le bleu de la mer était somptueux et le café encore plus savoureux.
Revenir par l’autoroute, s’enivrer de vitesse en laissant derrière quelques regrets mais en ayant l’envie très présente de bifurquer au prochain carrefour, et continuer le jeu “chiche…”. Mais là non, ça n’était vraiment pas raisonnable.
Finir de façon un peu moins glorieuse, mais en riant une fois de plus, ce ne sera qu’un chapitre de plus dans le récit de ce fou week-end, des souvenirs qui s’ancrent et qu’on n’oubliera pas de sitôt.
Et reprendre la semaine en se disant “quand est-ce qu’on le refait”?
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