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3.6.2008 par Flo.
Partir sur un coup de tête, parce que ce sont les plus beaux départs qui existent. Et les meilleurs voyages.
Partir pour une course, aller boire un verre, et se retrouver 4 heures plus tard 250km plus loin, comme ça, sans sac, sans rien, mais juste l’envie de le faire, de se dire “chiche”, de savourer la liberté qui nous était offerte et cette soudaine envie de s’échapper, ensemble.
Savourer chaque kilomètre avalé, le vent qui nous frôle, avoir l’impression de faire corps avec la bécane, mais aussi avec les paysages: s’en prendre plein les yeux du jaune des fleurs, du rouge sang des coquelicots s’étalant à perte de vue, du gris du roc des gorges traversées, découvrir une route, une région de la plus belle manière qui soit, calée derrière lui à me laisser entièrement aller.
Transformer chaque étape, chaque instant en rires, en moments magiques, avoir du mal à y croire mais continuer quand même, tant pis pour la fatigue, tant pis pour le “pas raisonnable” et puis après tout, qui dit que ça ne l’est pas?
Se réveiller le lendemain les pieds dans la mer, en sachant que la veille à la même heure, une telle chose n’avait même pas été envisageable. Le soleil n’en a brillé que plus fort parce qu’il ne brillait que pour nous, le bleu de la mer était somptueux et le café encore plus savoureux.
Revenir par l’autoroute, s’enivrer de vitesse en laissant derrière quelques regrets mais en ayant l’envie très présente de bifurquer au prochain carrefour, et continuer le jeu “chiche…”. Mais là non, ça n’était vraiment pas raisonnable.
Finir de façon un peu moins glorieuse, mais en riant une fois de plus, ce ne sera qu’un chapitre de plus dans le récit de ce fou week-end, des souvenirs qui s’ancrent et qu’on n’oubliera pas de sitôt.
Et reprendre la semaine en se disant “quand est-ce qu’on le refait”?
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