J’habite donc un lieu plutôt concerné par l’aéronautique. Une ville où la grande majorité de la population a quelque chose à voir de près ou de loin avec des avions, petits ou grands, transporteurs ou passagers.
De ce genre de situation où lorsqu’on rencontre quelqu’un, qu’on lui demande dans quoi il travaille, s’il ne répond pas “je suis en rapport avec l’aviation”, on est bien plus étonné que l’inverse.
Personnellement, j’ai toujours considéré l’avion comme quelque chose de fort pratique pour aller d’un point a à un point b. Certes, mon côté un peu garçon manqué a tendance aussi à s’arrêter sur un joli carénage, sur un avion de chasse à la ligne agressive, mais sans aucune fascination et plutôt comme un point d’intérêt passager quand il se présente.
Je n’ai pas cherché la proximité de l’aéroport, ni donc à me rapprocher de ce milieu, mais il s’avère que depuis que j’y suis arrivée, je suis régulièrement à son contact régulier: d’abord professionnellement, en travaillant pendant 6 mois à côté des pistes de l’aéroport, me permettant d’assister en direct au décollage des premiers A380, si, s’il vous plaît (et avec boules quies de préférence), puis de façon plus personnelle en ayant diverses raisons de rester dans la région dudit aéroport. Accessoirement, mon chez-moi situé au sommet d’une colline est également un point de repère pour la descente aérienne sur l’aéroport.
Ceci posé, ça fait qu’à peu près 1 à 2 fois par jour, la rocade que j’emprunte suit précisément le couloir aérien d’atterrissage. Et que je me retrouve avec un pourcentage de chances suffisamment élevé pour avoir à peu de choses près le toit frôlé par un carénage quel qu’il soit. La première fois, ça surprend. On finit gentiment par s’y faire êt même à regarder ça avec une certaine fascination.
Par contre récemment, et de façon consécutive, je me suis retrouvée capot à museau avec 2 monstres en phase d’approche, à savoir un A380, puis un Beluga, qui a quand même une certaine prestance.
Là je peux vous assurer, on se ratatine sur son siège, on se fait tout petit, on attend que ça passe et surtout surtout, on évite de penser à tous ces fichus films américains de catastrophe aérienne!