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juillet 2008
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Archive pour juillet 2008

Réflexions étoilées

Hier soir, en rentrant très très tard dans mon chez-moi, après une journée caniculaire et furieusement bien remplie, j’ai levé la tête et vu les étoiles, toutes proches, et particulièrement brillantes.
Etoiles que je n’avais plus regardées depuis mon retour des montagnes, parce qu’il faut l’avouer, dans un élan de chauvinisme ridicule et déplacé, il n’y a pas de lieu où elles sont plus belles et plus scintillantes que depuis les sommets.

N’empêche, du haut de ma toute petite colline au milieu des arbres, je l’avais déjà dit, elles sont très visibles. Et très belles, pour la toute petite portion de ciel qui m’est offert.
Je ne me suis pas vraiment arrêtée. Très fatiguée, les bras encore remplis de choses diverses et variées tenant dans un équilibre précaire, je n’étais pas dans la position idéale pour une contemplation romantique.

Mais en arrivant jusqu’à ma porte, en ce jour où j’ai signé un nouveau bail, où un déménagement et de nouveaux très gros changements s’annoncent, je me suis dit que cette petite année passée dans ce lieu reculé et si paisible m’a fait le plus grand bien. M’a permis de me reconstruire, de reprendre confiance, d’aller mon petit bonhomme de chemin.
Une année savoureuse passée à la vitesse de l’éclair,  qui m’a ouvert les portes d’autres grands bonheurs; et je suis persuadée que la magie des lieux joue beaucoup dans ce genre d’évolutions.

Oui, j’ai eu de la chance.

Aouch

La bonne nouvelle, c’est que j’ai enfin réussi à me remettre à la course. Entre mon programme surchargé et une certaine appréhension vu tous les pépins de santé que j’ai traversés, j’avais beau me motiver psychologiquement, le pas était dur à franchir, et surtout la plage horaire à trouver.
Ca a été, pas trop mal franchement pour une reprise. J’ai couru près de 45 minutes, un peu trop sans aucun doute, sans un réel plaisir au vu de la chaleur et des douleurs qui se faisaient quand même sentir, mais je retrouve le bien-être de l’après effort, et je me dis que le premier pas devait sans aucun doute être le plus dur. Reste à retrouver une régularité, et une vraie.

Les moins bons côtés, c’est que les douleurs n’ont pas complètement disparu, que j’ai toujours cette sensation de me déplacer tel un rondin de bois qui ballotte d’une jambe à l’autre. Ok, j’ai mes chaussures à changer, ce que je n’ai toujours pas fait, honte à moi, et je pense que ça fera une sacrée différence. Ok, physiquement, si 80% est résolu, les 20% restants ne sont pas négligeables et se font bel et bien sentir. Et il faut encore trouver des solutions.
Ok, demain, je pense que je peux garder la boîte de doliprane à portée de main, je vais ressembler à Lucky Luke en montant les escaliers ou en me déplaçant, et j’ai déjà les cuisses qui se font furieusement sentir.

Mais bon, au vu des litres de transpiration que je viens de laisser sur le bitume, je peux dire honteusement qu’il est urgentissime que je me prenne en main et que je me remette un peu à jour côté silhouette et condition physique.
Y’a du boulot!

Un alien dans la poubelle

Bon ok, je m’y colle.
Alors donc, j’étais la semaine dernière dans ma cuisine, en train de faire de la popote à pas d’heure, comme la plupart du temps en semaine, en ce qui me concerne. Horaires décalés, programme surchargé, j’essaye de concentrer en 4 petites soirées déjà écourtées par les heures sup que j’offre gracieusement et ridiculement à mon entreprise pas reconnaissante tout ce que j’ai à faire dans la semaine, pour me libérer les week-ends occupés à des choses bien plus agréables.

Ma cuisine ayant la taille d’un placard, je n’ai pas une place de folie et je contrôle en général assez rapidement la totalité des actions d’un simple coup d’oeil. Réussir à les mener à bien sans rien brûler est une autre histoire, mais passons.
Le lieu n’a pas que la taille du placard, il a également une porte coulissante me permettant de pouvoir isoler un peu les odeurs du reste du tout petit appartement qui fait office de chez-moi et qui a un certain côté pratique à cet effet.

Le temps donc de tourner les talons pour aller chercher un couvert, un verre, ou répondre sur msn (oui quoi, je suis multi tâches), je reviens dans ma cuisine et entends un froissement dans le sac poubelle à mes pieds.
Nouvelle petite leçon de géographie: au regard de la taille de ma cuisine (et de l’état tout aussi proportionnel de mes finances, et c’est là qu’on réalise qu’un truc comme ça coûte un ou deux bras), je n’ai pas de vraie poubelle, oui, j’ai honte. J’ai donc un sac à même le sol, dans un coin, pas très esthétique, mais je n’ai jamais trouvé de lieu propice pour y caler une vraie poubelle, et je partirai donc d’ici sans avoir résolu le problème.
Juste en-dessus, j’ai une petite fenêtre. Très souvent ouverte, surtout vu les chaleurs actuelles.

Autant dire que n’importe quel engin volant ou sauteur comme il s’en balade des tonnes à cette saison et que j’exècre tout particulièrement a pu, par une idée folle et inconcevable, attiré par la petite lumière de mon chez-moi, passer par les barreaux, et tomber, plouf, dans le sac pour le coup malencontreusement ouvert. Et se faire prendre à l’intérieur.

Le hurlement que j’ai poussé a dû retentir au minimum jusque dans les Pyrénées. Après un regard absolument désespéré vers mon chat qui se prélassait sur mon canapé et ne semblait pas du tout avoir l’intention de bouger, j’ai regardé avec angoisse mon sac de poubelle devenu à moitié vivant en me demandant ce que j’allais faire.
La question était vite réglée:  laisser le truc dedans et ne rien faire, je n’aurais pas fermé l’oeil de la nuit. Prendre le sac, l’ouvrir et libérer la chose était tout aussi inconcevable, ne sachant pas ce qui m’attendait. Et puis ça grattait, et puis ça bougeait, et je ne savais pas quelle taille ça avait.
J’ai tenté la technique balais: armée, j’ai à moitié fermé la fameuse porte coulissante, tenté de secouer le sac poubelle par l’interstice en me protégeant, me disant que des fois que ça se libère seul et se renvole, j’allais peut-être gérer.
Peut-être, quoique….

J’ai fini, tremblante, par attraper 3 autres sacs poubelles neufs. Que j’ai mis les uns dans les autres. Attrapé celui qui était vivant, du bout des doigts, fait glisser dans les autres, noué, renoué, fermé hermétiquement. Sorti devant ma porte en me disant que si ça avait un trou le lendemain, c’est que ça se serait libéré.
Et respiré, au bout de 15 minutes de stress intense.

Et non donc, je ne saurai pas ce que c’était, le lendemain j’ai apporté du bout des bras mon sac à la poubelle (non troué), et plus rien ne bougeait.
Et oui, donc, j’ai très très peur des insectes qui me rendent folles. Et j’essaye d’assumer, même si on s’en donne à coeur joie pour se moquer de moi!

Les joies informatiques d’un retour professionnel

Le coup du balai et de la poubelle, c’est pas pour aujourd’hui.
Ben oui, je vais encore vous faire languir, d’abord parce qu’il faut que je vous prépare un texte au vu de l’énormité de la situation, et surtout parce que là aujourd’hui, je suis très occupée.
Déjà, je suis officiellement en RTT.
Mais comme je suis la plus parfaite des idiotes et du genre à m’impliquer même dans un boulot que je vais quitter, ben je vais bosser.
Et pas n’importe comment: je vais faire 30 bornes, arriver dans une agence pour y rester 1 heure, essayer de trouver ensuite un endroit où l’on puisse m’accueillir ET (surtout, parce que oui ça compte dans mon boulot) où ma connexion informatique daigne marcher, repartir, refaire au moins 30 bornes, tenter d’avancer tant bien que mal dans mes dossiers.
Rester ultra zen et un peu résignée.

Hier, j’ai brassé du vent, entre une installation d’imprimante qui ne voulait pas être reconnue, une connexion qui avait un début encore plus faible que lorsqu’on se connectait via le modem, vous vous souvenez? Ben si, je le jure, c’est possible!! 5 minutes pour ouvrir une application et 15 minutes pour rédiger un mail de 15 lignes, ne me faites pas croire que c’est normal!

La journée va être longue, très longue.
Alors oui, bon, pour la petite histoire, vous attendrez encore un peu….

Rentrée

Les retours de vacances, ça a quand même un drôle de goût j’avoue.

Un goût de nostalgie d’abord. De ces 8 jours de quiétude absolue dans les sommets, les yeux remplis au quotidien de paysages somptueux, la découverte d’une région, le bonheur de la simplicité absolue, tremper des jambes fatiguées dans l’eau d’un torrent clair comme le bleu du ciel, contempler un lac à lui seul invitation aux couleurs d’un peintre et surligné encore par les montagnes qui l’encerclent et l’embrassent.
Profiter de chaque minute, qu’elle soit de balade ou de repos, avec ceux qui me sont chers, savourer, me vider la tête et avoir l’impression d’avoir su, très vite, et grâce à eux, laisser mes problèmes et mes questions loin des vacances.

Et puis un goût d’excitation aussi, parce que cette rentrée ne sera définitivement pas commune.
Redémarrer sur les chapeaux de roue, dans un emploi que je vais très probablement quitter sous peu. Attendre et tenter d’anticiper justement sur ces changements, apaiser l’inquiétude et le stress qui montent en moi à ce sujet. Me focaliser sur ce que je peux maîtriser dans l’immédiat….à savoir pas grand chose, je suis bien contrainte de l’admettre!
Trouver un appartement en 3 visites, si facilement que ça laisse augurer de la simplicité de la vie lorqu’on suit le bon chemin. Arriver enfin à se projeter dans un lieu, ensemble, réfléchir à l’organisation, l’aménagement, l’envie de se poser pour de bon.
Attendre le mois d’août avec impatience, ses week-ends qui se remplissent de jolis projets à la vitesse de l’éclair, et donneront l’impression de prolonger encore un peu les vacances, en attendant tous les changements de la vraie rentrée de septembre.

J’ai l’impression d’être revenue il y a une éternité déjà.
Et puis bon, si vous êtes sages, peut-être que je vous raconterai prochainement comment j’ai passé 10 minutes hier devant ma poubelle armée d’un balai à  attendre que la sale bête qui bougeait dans le sac sorte.
Peut-être….

Ca se confirme

Je ne suis pas dans un accélérateur de particules, mais pas loin d’avoir trouvé la machine à accélérer le temps.
Qui, bien entendu, va tout aussi bien marcher pendant mes vacances, ça on le sait tous, on l’a tous vérifié, le temps a une furieuse propension à être fulgurant lorsqu’on est loin du bureau.

Donc il y a moins de 36 heures, j’avais un avenir professionnel assez tranquille, où je savais que j’allais devoir mettre un sacré coup de collier sur plein de choses, et où il allait falloir que je me structure. Où j’avais choisi de privilégier un confort de vie, un confort humain, au détriment peut-être d’une forme d’évolution professionnelle, encore que le poste m’offrait de très belles opportunités inédites.

Aujourd’hui, je suis sûre à 99% que je pars de mon poste actuel d’ici un mois et demi, mais pour aller ailleurs. J’ai eu un engagement ferme et sérieux par oral hier au téléphone sur le parking d’une grande surface, et la seule chose qui en retarde la réalisation, ce sont des vacances prolongées pour mon futur employeur, qui a quand même été capable de me proposer, au cas où je passerais dans la région, de faire mon entretien d’embauche “pour la forme” les pieds dans l’eau méditerranéenne près de laquelle il compte poser son Q.G pendant les 3 semaines à venir.
Pas de bol, je pars en montagne, et surtout je tiens à garder une certaine distance quand même. Et puis bon, pour le diesel que je suis, avoir un peu de temps pour me faire à l’idée que je vais me retrouver aux commandes d’un poste ultra polyvalent, ultra exigeant, ultra dense, qui m’apportera, je l’espère, une reconnaissance humaine ET financière (sisi, je me demande si je ne suis pas complètement dans l’illusion, mais je veux y croire), et des opportunités que je saisirai ou non, parce qu’il est hors de question que je renonce au chemin que je m’étais fixé. Il sera juste un peu plus long.

Et puis bon, je l’avoue, pour l’ego, c’est quand même assez flatteur de se sentir attendue de la sorte. Mais comme je suis une peste de première, je vois aussi la pression que ça me met, parce que forcément, je veux être à la hauteur.

Sur ces belles paroles, je referme ici pour une bonne semaine la porte de mes réflexions. Je vais essayer de mettre tout ça entre parenthèses et me vider la tête pendant ces vacances qui s’annoncent. Parce que c’est sûr, j’ai plutôt intérêt à recharger mes batteries au vu de la rentrée qui m’attend.
Et à être en méga forme, donc soigner la toux toujours bien présente.
Bonne semaine à tous les pauvres travailleurs, et à très vite en ces lieux pour des nouvelles fraîches des sommets. 

Coquin de sort

Il a suffi pour que je sois au clair dans ma tête, plutôt bien dans mes baskets malgré une bonne crève déclarée et officielle, de ces crèves d’été qui mettent bien plus de temps à être soignées et à disparaître, de celles déjà fort désagréables en hiver avec la gorge qui pique, la tête au carré ou en triangle, tout sauf de la bonne forme, une fatigue intense, et pires encore bien entendu avec 35 à l’ombre.
Donc disais-je, mis à part ce petit désagrément qui prouve ma conscience ô combien professionnelle vu que je tombe malade à 2 jours de mes vacances, tout allait bien.

Jusqu’à ce coup de fil tout à l’heure, qui remet tout en question. Parce que voilà qu’une troisième proposition entre en jeu.
Je serais très malvenue de me plaindre. Peu de personnes, très très peu, ont la chance d’avoir le choix entre trois postes qui se présentent comme ça, quasi sur un plateau il faut bien le dire. Celui que j’occupe actuellement, qui pour diverses raisons me plaît, mais de moins en moins, qui pourtant ne représente pas une torture.
Celui que j’ai accepté il y a deux jours, qui me permettait de changer mon rythme de vie, mes perspectives d’avenir, qui restait un challenge, mais d’une autre façon.
Et puis ce qui vient de me tomber tout cru dans l’assiette, dont je ne connais pas encore pleinement la teneur, mais qui n’est que le réveil de quelque chose qui avait été interrompu il y a un an.

Ah voilà, c’est malin. Je ne vais pas être aussi tranquille que ça pendant mes vacances. Je dois à nouveau être confrontée à un choix. Qui va signifier un sacré bouleversement, là c’est sûr et certain.

Y’a des jours quand même, je me demande si je pourrai me poser tranquillement et me dire “ok, là c’est bon, j’ai un boulot, un appart, maintenant j’avance”.
Non, je ne me plains pas. J’interroge juste.

Dead line

Ca y est, la décision est prise et arrêtée.
Je m’étais donné jusqu’à aujourd’hui pour me fixer, ne pensant pas parvenir à tenir mon engagement, et pourtant si.
Savoir si c’est la bonne ou non, je l’ignore. Savoir où ça va me mener, j’en ai une vague idée, ou plutôt un certain souhait, mais ça reste très flou.
Ca s’est fait de manière très étrange, ça m’est tombé dessus. Après des jours et des semaines d’hésitation, de louvoiements, de questionnements, de répétitions, de torture psychologique, d’un coup tout s’est mis en place comme un puzzle; comme une évidence, là où une heure plus tôt c’était encore le brouillard le plus absolu.
Il y avait eu quelques signes avant-coureurs, mais qui ne m’avaient pas plus convaincues que le reste. J’avais sans cesse les arguments et les contre-arguments qui s’enchaînaient.

Aujourd’hui, j’aurai joué ma partie. J’attends maintenant de voir ce que tout ça va donner. Peut-être que j’aurai passé tant de temps dans l’incertitude pour rien. Peut-être que tout sera très clair très rapidement. Mais la seule chose que je me dis à l’heure actuelle, c’est que je suis parvenue à tenir une décision plus de 36 heures d’afilée, que je le paye au prix d’un mal de tête à me la taper contre les murs, et que je ne reviendrai pas dessus.
Alea jacta est, comme disait l’autre.

Blues du lundi

Se retrouver un peu hébétée seule, d’un coup, après un week-end dense, rempli, riche; un week-end de bonheur.

Reprendre ses repères, partir sur le centre ville, s’y balader tranquillement, une bonne musique sur les oreilles. Les pensées en promenade elles aussi, les yeux qui s’arrêtent sur quelques vitrines, quelques essayages pour dire.

Sentir la fatigue monter, ne rien faire pour lutter, à l’idée d’une longue et dense semaine, forcément plus longue encore parce que c’est la dernière avant les vacances.

Se réconforter d’un granité citron-mangue dégusté dans le métro, un demi-sourire au coin des lèvres et se dire que la vie est quand même heureuse et belle à offrir tant de petits moments de plaisir même si les manques sont présents et de plus en plus forts de semaine en semaine.

Attendre la fin de semaine avec une impatience qui rendra les choses plus belles encore…

Espoir

Nulle envie de parler politique ni de lancer une polémique, ce n’est pas le lieu pour ça.
Mais il m’importe de dire que je suis heureuse pour elle.
Et que franchement, pour être honnête, je n’y croyais personnellement plus.
Je lui souhaite un retour à la civilisation le plus serein possible. Je lui souhaite de pouvoir profiter pleinement de sa famille, de ses enfants, après une si longue séparation.
Et surtout, après une telle absence, de telles épreuves, je lui souhaite de pouvoir retrouver ses repères au plus vite, et revivre pleinement, enfin.