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29.7.2008 par Flo.
Bon ok, je m’y colle.
Alors donc, j’étais la semaine dernière dans ma cuisine, en train de faire de la popote à pas d’heure, comme la plupart du temps en semaine, en ce qui me concerne. Horaires décalés, programme surchargé, j’essaye de concentrer en 4 petites soirées déjà écourtées par les heures sup que j’offre gracieusement et ridiculement à mon entreprise pas reconnaissante tout ce que j’ai à faire dans la semaine, pour me libérer les week-ends occupés à des choses bien plus agréables.
Ma cuisine ayant la taille d’un placard, je n’ai pas une place de folie et je contrôle en général assez rapidement la totalité des actions d’un simple coup d’oeil. Réussir à les mener à bien sans rien brûler est une autre histoire, mais passons.
Le lieu n’a pas que la taille du placard, il a également une porte coulissante me permettant de pouvoir isoler un peu les odeurs du reste du tout petit appartement qui fait office de chez-moi et qui a un certain côté pratique à cet effet.
Le temps donc de tourner les talons pour aller chercher un couvert, un verre, ou répondre sur msn (oui quoi, je suis multi tâches), je reviens dans ma cuisine et entends un froissement dans le sac poubelle à mes pieds.
Nouvelle petite leçon de géographie: au regard de la taille de ma cuisine (et de l’état tout aussi proportionnel de mes finances, et c’est là qu’on réalise qu’un truc comme ça coûte un ou deux bras), je n’ai pas de vraie poubelle, oui, j’ai honte. J’ai donc un sac à même le sol, dans un coin, pas très esthétique, mais je n’ai jamais trouvé de lieu propice pour y caler une vraie poubelle, et je partirai donc d’ici sans avoir résolu le problème.
Juste en-dessus, j’ai une petite fenêtre. Très souvent ouverte, surtout vu les chaleurs actuelles.
Autant dire que n’importe quel engin volant ou sauteur comme il s’en balade des tonnes à cette saison et que j’exècre tout particulièrement a pu, par une idée folle et inconcevable, attiré par la petite lumière de mon chez-moi, passer par les barreaux, et tomber, plouf, dans le sac pour le coup malencontreusement ouvert. Et se faire prendre à l’intérieur.
Le hurlement que j’ai poussé a dû retentir au minimum jusque dans les Pyrénées. Après un regard absolument désespéré vers mon chat qui se prélassait sur mon canapé et ne semblait pas du tout avoir l’intention de bouger, j’ai regardé avec angoisse mon sac de poubelle devenu à moitié vivant en me demandant ce que j’allais faire.
La question était vite réglée: laisser le truc dedans et ne rien faire, je n’aurais pas fermé l’oeil de la nuit. Prendre le sac, l’ouvrir et libérer la chose était tout aussi inconcevable, ne sachant pas ce qui m’attendait. Et puis ça grattait, et puis ça bougeait, et je ne savais pas quelle taille ça avait.
J’ai tenté la technique balais: armée, j’ai à moitié fermé la fameuse porte coulissante, tenté de secouer le sac poubelle par l’interstice en me protégeant, me disant que des fois que ça se libère seul et se renvole, j’allais peut-être gérer.
Peut-être, quoique….
J’ai fini, tremblante, par attraper 3 autres sacs poubelles neufs. Que j’ai mis les uns dans les autres. Attrapé celui qui était vivant, du bout des doigts, fait glisser dans les autres, noué, renoué, fermé hermétiquement. Sorti devant ma porte en me disant que si ça avait un trou le lendemain, c’est que ça se serait libéré.
Et respiré, au bout de 15 minutes de stress intense.
Et non donc, je ne saurai pas ce que c’était, le lendemain j’ai apporté du bout des bras mon sac à la poubelle (non troué), et plus rien ne bougeait.
Et oui, donc, j’ai très très peur des insectes qui me rendent folles. Et j’essaye d’assumer, même si on s’en donne à coeur joie pour se moquer de moi!
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