Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix de juillet 2008.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juin | août » | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
2.7.2008 par Flo.
Il faut le savoir, le sens de l’orientation et moi, ça fait 3 ou 4. J’ai la fierté de ne pas répondre aux caractéristiques féminines classiques, à savoir que je ne me débrouille pas trop mal avec une carte pour aller d’un point A à un point B. Pour autant que je ne conduise pas (lire une carte et conduire, honnêtement je n’y suis jamais parvenue), et encore moins en plein centre ville où je ne me démêle pas des sens uniques et autres joyeusetés de cet ordre.
La ville où je me suis installée depuis plus d’1 an maintenant me pose quelques soucis de repères, je l’avoue. J’ignore pour quelle raison, mais j’ai un mal fou à m’y retrouver spontanément, que ce soit au centre ville, ou pire encore, dans la banlieue.
Le sort se fait un malin plaisir, en plus, à aller me faire travailler dans des régions que je suis très loin de maîtriser. Fort bien pour ma connaissance du coin, mais beaucoup plus délicat lorsqu’il s’agit de rejoindre 2 adresses en passant par des routes totalement inconnues, des villes qui se touchent et qui me paraissent aussi tortueuses les unes que les autres.
J’ai du coup emprunté un GPS à mes Amis; ça m’arrive ponctuellement, très fréquemment, ce qui me vaut de nombreuses railleries et autres remarques.
Mais hier, sans cet engin dont on devient en effet complètement dépendant en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, je pense que je serais encore à tourner dans la banlieue nord de ma ville. De la nouvelle agence où je ne vais pas tarder à bosser à l’ancienne, j’ai mis 40 minutes en passant par les plus petites rues possibles, en prenant toutes les directions sauf celles que j’aurais envisagées seule (ok je le saurai, mon instinct est très mauvais) et il m’a fallu arriver à 2 rues de l’agence pour que je réalise que j’étais proche du but.
Ca me laisse augurer quelques longs et grands moments de solitude pour les jours où j’aurai à me débrouiller avec une simple feuille imprimée sur internet qui ne donne, je ne comprendrai jamais pourquoi, que les noms de rues et non les directions à prendre. Ou alors, ce dont je suis tout à fait capable, je prendrai les chemins connus, quitte à faire le tour de la ville par le sens inverse, les 3 quarts de la rocade plutôt que le quart manquant parce que là au moins, j’ai déjà quelques repères.
Je vais demander une compensation pour le prix d’essence, si ça continue comme ça.
Posté dans Bugs | 2 commentaires »
1.7.2008 par Flo.
Il y a d’abord eu ce fer à souder. Qui d’un coup, m’a reprojetée dans un passé complètement oublié. Ces moments où je pénétrais dans la pièce de mon grand père, surchargée d’appareils en tous genres, des plus vieilles télés aux premiers transistors. Semi-pénombre, et lui à sa table, la radio allumée, les lunettes sur le front ou devant les yeux qui travaillait avec une patience infinie, sans un mot, sur tous les fils qui débordaient de partout. Je me souviens précisément que je restais des minutes entières à côté de lui, silencieusement, à le regarder opérer. Il avait ce fer à la main, l’appliquait sur les câbles, et l’odeur devenait plus forte, cette odeur de métal surchauffé, si particulière.
J’ai réalisé, en retrouvant cet instrument ce week-end, que j’étais passée à côté d’un apprentissage. Et, plus tristement encore, que j’étais passée à côté de la relation avec mon grand père, qui a ressurgi ainsi au détour d’un établi.
Puis ce retour au milieu des champs, au milieu de la nuit. Une odeur de terre gorgée d’humidité si puissante, qui m’a rappelé mon pays natal, la campagne juste après la pluie. Les champs à perte de vue, les étoiles luisantes dans le ciel noir, les lumières de la ville au lointain nous permettant de chercher les constellations, tenter de les reconnaître. J’aime la région où je vis pour les flashs qu’elle me présente à chaque détour de petite route, face aux montagnes, à côté d’une rivière, si proche du pays où j’ai grandi, m’offrant les mêmes couleurs, les mêmes odeurs, les mêmes tonalités.
Enfin cette ballade au bord du canal avec mes parents. L’odeur de leur crème solaire me rappelant toutes mes vacances d’enfant avec eux. La chaleur étouffante, brûlante qui m’a fait chercher, quelques instants, la mer des yeux, le sable, le parasol. Les bruits étouffés par la canicule, l’impression d’avancer au ralenti, de laisser le corps s’adapter au rythme de la journée, passer sous la douche en fin de journée pour se rhabiller et sortir au restaurant dans une relative fraîcheur. Manger sur la terrasse en contemplant le ciel qui pâlit, le soleil qui s’enfonce dans l’horizon, en sentant une libération arriver avec la baisse de la chaleur, en voyant les gens revivre.
Oui, il y avait un goût très proche de vacances ce week-end, et une plongée dans le passé à laquelle je ne m’attendais pas un instant.
Posté dans Petits riens | 4 commentaires »