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août 2008
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Archive pour août 2008

Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie

(Je n’ai jamais fait un titre si long!)

Et il commence par de la tapisserie, vivi; journée de rtt posée en urgence hier pour cause de mauvaise organisation et propriétaire peu collaboratif. Résultat, à moi la décolleuse et les joies du marouflage, et j’ai la grande chance d’avoir Franck qui vient m’aider ce soir pour poser les quelques lais que je ne me sens pas d’assumer toute seule à 2 jours de mon état des lieux, n’ayant jamais fait ça toute seule avant…

Hier soir, j’ai (peut-être) dormi pour la dernière fois toute seule dans mon lit; et finalement je m’en serais bien abstenue quand, juste après avoir éteint la lumière, je me suis retournée sur le dos, j’ai regardé au plafond pour apercevoir une énormissime araignée qui devait, pattes incluses, faire un bon 10 cm de diamètre. Autant dire que le hurlement était au bord des lèvres et bien coincé dans la gorge, qu’il m’a fallu une bonne demi-heure pour me lever et tenter de la récupérer, c’était tout bonnement impossible de dormir avec un monstre pareil dans la même pièce que moi! Il m’a fallu mon plus grand tupperware pour l’enfermer, et je l’ai balancé avec la bête dans le champs devant chez moi. Si je suis un minimum courageuse, j’irai récupérer mon bout de plastique aujourd’hui, ou alors je déléguerai l’homme fort qui passera sans aucun doute ce soir pour le faire….

Le sommeil a donc mis un peu de temps à venir, je guettais, des fois qu’elle ait fait des petits dans les 4 coins de ma toute petite pièce quand même capable d’accueillir de pareilles horreurs (et puis COMMENT a-t-elle pu arriver au milieu de mon plafond sans que je ne m’en rende compte, peut-on me le dire???)
C’est là, forcément, que j’ai réalisé que c’était le dernier soir. Qu’à partir d’aujourd’hui tout changeait. Que les repères allaient être bouleversés, et que j’étais impatiente, un tout petit peu appréhensive, assez peu lucide à vrai dire, la tête dans le guidon de tout ce qu’il faut organiser, gérer, ne pas oublier, installer et désinstaller.

A partir de demain, la connexion internet va devenir bien plus aléatoire. Bien entendu, on est chez cré.tins.fr, et forcément chez eux, un déménagement ce n’est jamais simple. Ils sont capables de perdre une ligne entre une box et une autre, comment, peut-on m’expliquer, une ligne peut-elle être compatible adsl chez certains, et d’un coup quand on change de locataire, hop, plus du tout? Alors c’est le branle bas de combat, il faut aller chercher une autre ligne, ou alors retrouver l’ancienne, on ne sait pas, c’est pas très clair.
J’ai décrété que là, ce n’était pas ma spécialité. Je m’en remets, pleine de confiance, aux décisions du spécialiste en la matière. Et nous avons décidé d’un commun accord que ce serait géré une fois sur place, et peut-être, pourquoi pas, avec squattage d’une connexion non sécurisée dans l’immeuble, le temps de régler notre problème. J’aurai encore accès aux joies d’internet via mon travail, je viendrai, c’est promis, donner des nouvelles, mais peut-être avec un peu moins d’assiduité (quoique, à 4 jours de mon départ….)

Sur ce, je m’en vais jouer ma fille dans un grand magasin de bricolage et tenter de trouver la merveilleuse tapisserie qui en mettra plein la vue à mon boulet de propriétaire….

Jeux de lumière

Ces temps-ci, j’ai assez peu de moments de quiétude pour souffler et me poser. J’ai beau savoir que c’est pour mon/notre bien, je commence à sérieusement tirer la langue et avoir du mal à relativiser. On essaye de solutionner les problèmes les uns après les autres, pas bien méchants en soi mais qui mis bout à bout usent considérablement, mais à chaque fois, on a plutôt cette furieuse impression qu’on en recrée toujours plus.
Qu’importe. Ce ne sera prochainement que du bonheur. On est ensemble et on trouve des solutions ensemble. C’est ce qui compte avant toutes choses, et c’est ce que je retiendrai, sans aucun doute, de cette période en forme de vortex accélérateur de temps.

Alors, quand au détour d’un trajet de voiture (que je continue à surveiller du coin de l’oeil, parce que mon voyant moteur semble vouloir encore être facétieux et que sincèrement, je me passe très volontiers d’une nouvelle panne) je me retrouve devant un paysage somptueux, j’essaye de débrancher les neurones qui tournent en sur-régime, et de me régaler le temps de quelques tours de roues.
Je n’en ai plus pour longtemps à faire ce trajet, ça aussi, va changer sous peu. Pour l’instant néanmoins, ma route du matin me fait passer par tous les petits villages les plus charmants de la campagne alentour. Et j’ai droit à de splendides tableaux, de ceux dans lesquels on a envie d’entrer, de rester, de s’asseoir, de ceux qu’on rêve de pouvoir coucher sur une photo tout en sachant que le rendu ne sera jamais aussi beau que ce que l’on a sous les yeux.
J’ai droit au doré de la lumière du soleil levant, qui caresse les champs verdoyants. Au gris pâle des tournesols désormais fanés et qui apportent de drôles de touches au milieu des carrés de terre. J’ai droit à toutes les tonalités, du brun à l’ocre, qui se marient de façon incroyable. Une église ravissante posée au milieu de nulle part, les fleurs des villages qui resplendissent encore, heureuse de la fraîcheur que leur apporte maintenant la nuit.
C’est un moment de transition, nous allons vers l’automne, j’y retrouve déjà quelques prémices, dans la brume matinale, le pastel des couleurs avant que le soleil ne chauffe pour moins de temps désormais. Et néanmoins ce bleu du ciel estival, irréel et profond, dans l’air l’odeur de vacances très proches encore, pas tout à fait terminées, que l’on essaye de retenir et dont on veut encore profiter, les derniers jours, la crème solaire à portée de main. Les boulangeries, la porte ouverte, laissent échapper l’odeur du pain chaud, des croissants, de ceux qu’on va chercher le matin avec le journal quand on a le temps pour soi, à soi. Il y a un peu plus de monde sur la route, mais ça circule raisonnablement, et on envie les cyclistes que l’on croise et qui eux, ont choisi de se lever à cette heure et n’ont pas encore d’impératifs.

J’essaye de m’imprégner de ces moments de quiétude, moi qui ai toujours aimé l’aube, le matin, l’ébrouement de la terre et de ses habitants. Les débuts d’une journée que l’on veut remplie de sourires. Et j’essaye, surtout, d’y puiser la force et la sérénité nécessaires pour le bataillon d’activités qui m’attendent, jusqu’au soir, tard…

Tout petit village

Donc, je vais déménager, au cas où les choses n’auraient pas encore été tout à fait claires. A la fin de cette semaine, là, dans 3 jours, autant dire que j’émerge à peine des cartons et des démarches administratives, et qu’est-ce qu’on accumule en une petite année!

Je ne vais pas très loin, mais je change de code postal. Jusqu’ici, j’étais dans un tout petit lieu-dit au sommet d’une colline, un ancien tout petit village qui en a gardé tous les charmes: vieilles maisons, rue unique, quartier où tout le monde se connait, un véritable petit microcosme.
Je déménage pour un  autre village un peu plus grand quand même, mais qui semble avoir gardé les mêmes charmes, et je me réjouis de découvrir cette ambiance intime si proche d’une grande ville.

D’ici, je garderai entre autres le souvenir de la petite supérette juste à côté de chez moi. Qui certes, pratique des prix prohibitifs, comme le veut la tradition de toute supérette qui se respecte, mais qui réunit également tous les charmes d’un magasin de quartier: propriétaire avenant, rempli d’humour et physionomiste, même pour de très rares clients comme moi. Toujours le petit mot sympathique, l’observation pertinente, le bon conseil qui donne le sourire à la sortie du magasin.

Et ayant sans aucun doute un très bon sens des affaires: c’est ainsi qu’après avoir reçu un avis de passage dans ma boîte aux lettres avant hier, je désespérais déjà à l’idée de me perdre dans les rues en bas de la colline auxquelles je ne comprends toujours rien pour trouver une poste au milieu de nulle part, aussi difficile à atteindre qu’à quitter, et surchargée de monde. Et c’est en vérifiant, résignée, l’adresse sur mon avis de passage que j’ai réalisé que non, le recommandé m’attendait sagement à ladite supérette.
C’est la première fois que j’achetais ma salade et récupérais ma lettre au même endroit. Mais il semble que je n’étais pas la seule à râler à l’idée de me perdre pour aller chercher un courrier à des horaires qui n’arrangent personne; et les récriminations sont arrivées aux oreilles du monsieur, qui n’a pas attendu plus longtemps: il a bataillé pour obtenir une autorisation de la poste, et il fait désormais bureau d’affranchissement, récupération de recommandés, et espère pouvoir bientôt en envoyer. Et ce, pendant les horaires d’ouverture du magasin, c’est à dire bien plus tard que n’importe quel bureau de poste.

Là, chapeau bas. Je pense que tout le monde y trouvera son compte, et même si dans quelques jours mes recommandés arriveront ailleurs, je retiendrai l’idée que pas très loin, si j’ai une lettre à poster à 20H, la petite supérette d’en haut de la colline sera dispo….

Retour en arrière

Hier, j’ai passé un moment de pur délice en compagnie de 2 amies  que je n’avais pas vues depuis longtemps (du moins dans ces circonstances).

Nous avons parlé de trucs de nanas, comme le veut une soirée filles digne de ce nom. De nos projets, de nos états d’âme, de tous les changements qui s’annoncent. De ce qui arrive ou pas, trop vite ou trop lentement. Du bonheur d’être réunies enfin toutes dans la même ville et de ce qu’il faut qu’on en fasse, ce qui nous tient à coeur depuis si longtemps.

Et puis je les ai aussi écouté parler de leur couple. Lâcher la pression, expliquer la gorge nouée, pleurer un tout petit peu. J’ai fait une sorte de plongée dans le passé avec tristesse, des souvenirs, des situations, des sensations sont remontées d’un coup avec douleur. Je les ai écoutées impuissante, parce que je suis passée par là, que c’est loin déjà, mais que je sais aussi ne pouvoir être pour elles qu’une oreille compatissante et compréhensive, très compréhensive. Je ne peux, pour l’heure, qu’être une épaule sur laquelle s’appuyer, pleurer ou crier, et servir de soutien, d’encouragement.
Et pour la première fois dans ma vie, j’ai eu l’impression de représenter l’un des buts à atteindre. Par mes récits, mes sourires, mon témoignage, je leur ai dit que tout ça n’était pas définitif, pas du tout une fatalité. Et que la sérénité, le bonheur existaient. Que j’étais en train de les découvrir, que j’en savourais chaque nanno-seconde avec émerveillement tant, comme elles, j’ai cru à une époque ne jamais avoir droit à ça. Ceci faisant que peut-être, aujourd’hui, je sais quelle valeur a ce que je vis, à quel point je souhaite le conserver, l’entretenir, le faire fleurir comme une plante délicate et qui mérite des soins quotidiens.

Et rester confiante pour elles. Leur dire, leur montrer, et leur répéter qu’un jour, nous nous retrouverons toutes ensemble, peut-être à ce même endroit au milieu de cette place illuminée sous le ciel étoilé et estival de notre ville de prédilection: que nous aurons toutes nos propres étoiles dans les yeux en parlant de la personne qui partage notre vie, comme je devais les avoir hier. Et que nous rirons de nos errances passées qui nous ont tant forgées et construites….

Solidarité

Il y a de quoi être un peu rassurée sur la nature humaine.
Deuxième fois à tomber en panne, et cette fois pas toute seule, et deuxième fois qu’on nous propose spontanément de l’aide. Que des gens s’arrêtent, ou s’approchent, et suggèrent de donner un coup de main pour pousser la voiture sur le bas côté.
Ca fait chaud au coeur, ça soulage un minimum au milieu du marasme.

Donc, ce ne sont pas les bougies sur ma pépette. J’ai brièvement caressé le vague espoir d’une solution simple, mais non; quand ça cale en pleine route, c’est rarement “juste” un problème de bougies. Malheureusement.
On a été joueurs à tenter une nouvelle fois de se lancer sur la circulation, on a perdu. Tant pis.
Verdict de la douloureuse peut-être aujourd’hui. A moins  qu’une alternative se propose. Peut-être un peu moins chère, peut-être un poil plus longue, c’est à voir. Après tout, si j’ai la chance d’être aidée si régulièrement par des Amis et de parfaits inconnus, j’aurai peut-être de la chance jusqu’à la solution de ce problème, autant essayer d’y croire.

Quoi, je suis vraiment trop optimiste?

La tuile

Dans mon cercle vertueux, j’ai dû oublier d’intégrer ma voiture.
Ca faisait un petit bout de temps que ma pépette commençait à montrer des signes de fatigue. 95 000km pour une essence, c’est un peu l’heure de faire un bon lifting et check up, mais ma bourse ne m’autorisait pas vraiment à ce genre d’extra. Je l’avais planifié, mais pour un chouilla plus tard dans l’année.
Depuis une ou deux semaines, elle s’est mise à tousser au démarrage, à y montrer encore plus de mauvaise volonté quand l’humidité arrivait. Au point que je me suis crue en rade une ou deux fois et que l’inquiétude a commencé à poindre. Inquiétude très vite accentuée par un voyant totalement incompréhensible qui s’est allumé intempestivement et par intermittence sur une journée et demi, pour finir par ne plus réapparaître.

Depuis, je tentais désespérément d’appliquer la méthode Coué: ça va aller, elle va tenir encore le mois que je lui demande, rien de grave, je fais attention, je vais la ménager.
A priori, c’est pas le genre de discours qui parle des masses aux Corsa (je ne m’avance pas pour les autres  marques de voiture hein). Hier, après avoir catégoriquement refusé de redémarrer pendant plus de 2 heures, m’obligeant, quel dommage, à passer un bon repas en compagnie d’amis (alors que des cartons m’attendent, mais parfois, on ne décide pas de tout hein), j’ai fini par lui faire entendre raison. Mais je n’ai gardé la main que 5 ou 6 km, elle a repris le dessus en pleine montée, en allumant d’un coup tous les voyants et calage pendant que je roulais.
Première fois que je tombe en panne comme ça, je n’ai pas du tout aimé cette sensation de perdre tout contrôle et de me retrouver au milieu du passage sans plus rien pouvoir faire (et en pente, ma condition de faible femme m’empêchait de pousser la voiture toute seule, ce n’est pas sans avoir essayé quand même!).

Me voilà donc avec une voiture très gentiment prêtée, des frais qui vont arriver et qui me terrifient rien qu’à y penser, et surtout le pire, l’incapacité de poser un diagnostic. Et ma plus grande angoisse: celle de me faire arnaquer par le garagiste qui va voir arriver une nana seule et se dire que c’est le pigeon idéal qui tombe dans son escarcelle et qu’il va en profiter pour récupérer sa prime du mois d’août (comment ça, j’ai des a priori sur les garagistes?)…

Comme d’habitude pour ce genre de pépin, ça ne tombe vraiment, mais alors vraiment pas au bon moment!

Renonciation

J’ai réalisé, ces derniers temps, à quel point le précepte d’accepter et renoncer pour obtenir ce que l’on souhaite marche.
C’est un principe probablement connu de beaucoup. De ces théories qu’on dit et répète, mais qui sont une toute autre histoire en pratique.
Je sais de quoi je parle, en matière de renonciation je fais un peu office de pitt bull. Je m’accroche, je m’obstine, je m’énerve, je m’épuise avant de lâcher. D’accepter que non, ce n’est pas à ma portée, pas le bon moment, pas la bonne option. Je manque de recul, je reste butée et j’en paye les conséquences, bien souvent.

Ces derniers mois, ces dernières semaines m’apprennent la sagesse, un tout petit peu parce qu’il y a du travail. Parce qu’une influence extérieure m’y aide aussi, et que c’est fou comme l’apaisement peut venir rapidement lorsqu’on est bien guidé. Mais aussi parce que les événements se sont enchaînés trop vite pour que je puisse continuer à tout maîtriser.
J’ai dû lâcher prise,  prendre confiance, me confier à l’avenir.
J’ai renoncé à certains projets, j’ai différé, j’ai attendu, je me suis résignée. La mort dans l’âme, non sans me révolter encore verbalement, mais parce que je n’avais pas le choix.

Et c’est là que d’un coup, des portes se sont ouvertes. Comme si, arrivée à un point de non retour, j’avais pu passer à l’étape supérieure; ça ne me surprend même pas, ce sont des choses que j’aurais pu accepter en le constatant chez d’autres, mais c’est toujours tellement plus facile à vivre quand ça ne nous concerne pas, bien entendu.

Je suis dans un cercle vertueux. Bon, j’ai un peu oublié d’y inclure ma voiture, qui me fait quelques misères, mais peut-être que si j’arrive à renoncer à l’idée que je peux tout y contrôler et accepter qu’il y aura des frais à faire et que ça ne tient qu’à moi de les réaliser le plus intelligemment possible, je parviendrai à démarrer ce matin et à en venir à bout.
Mais sans rire, je suis dans une période où même si les bouleversements sont immenses et sur tous les plans, ils sont porteurs de très grands bonheurs, et de plein d’optimisme.
Et ce week-end, en vivant et savourant avec délectation tous ces instants de paradis, je me suis dit que oui, je vivais aujourd’hui des choses que je ne pensais plus un jour pouvoir réaliser…

Je ne boude pas

Je n’ai pas non plus perdu l’adresse de ce blog.
Je ne suis pas (complètement) en manque d’inspiration, même si j’ai tendance à me laisser aller à la lenteur bloguesque décrite dans le billet précédent qui date, ô mon dieu, de plus d’une semaine.
Non, c’est plutôt un cumul de choses qui font que je n’ai plus un instant pour me poser et écrire.
Et puis des circonstances aussi: près d’un an plus tard, je me retrouve dans un lieu qui me rappelle tout plein de souvenirs, mais dans des circonstances tellement différentes que j’ai du mal à réaliser que c’est le même endroit, que ça fait à peine 12 mois, et surtout que tant de choses ont changé.
Et puis le lieu a changé lui aussi: c’est devenu une maison high tech, et comme de juste, le high tech et moi, on n’est pas très copains. J’ai donc réussi à faire disparaître la connexion wifi du portable mis à ma disposition, et ça fait 2 soirs que j’essaye de me connecter sur le pc central et qu’il me refuse l’accès.
Je suis un petit peu contrariée, surtout quand le lave-vaisselle s’y met à son tour.

Bref, je prendrai le temps de détailler tout ça, quand j’aurai enfin un accès correct, et surtout un peu de temps.
Parce qu’à côté de ça, je prépare un déménagement perso, un déménagement professionnel, que tout va arriver en même temps, et que chez Petites Maisons, ce n’est pas parce que je pars que le boulot se tarit. Bien au contraire. Donc heures et jours sup à gogo qui me laissent sur les rotules et donc pas franchement l’énergie pour rejouer la guerre de la femme contre la technologie!

Bon, c’est promis, je reviens au plus vite. Ce week-end risque d’être encore relâche, mais la rentrée se fera, de façon (bien trop) conventionnelle après ce congé généralisé.
Avec tout plein de récits un peu moins obscurs et incompréhensibles, du moins je vais essayer…

En sommeil

C’est vraiment étonnant cette période de vacances, où tout s’arrête de tourner. Où tout se met en pause, en sommeil; quoiqu’on en entreprenne, le délai est doublé par deux, on n’est pas sûrs d’obtenir un interlocuteur, d’avoir une réponse immédiate, de finaliser ce qu’on commence.

Mais j’aime cette ambiance aussi, c’est un peu de paix en plein milieu de l’année, un grand soupir, et même en travaillant, la moindre sortie prend des airs de congé. Une balade en ville où les terrasses sont remplies et débordent, un coucher de soleil au bord du fleuve, la chaleur qui s’apaise malgré les pierres encore brûlantes, me rappelant des fins de journées méditerranées, les odeurs dans l’air de crème, de parfum léger….de vacances.

Je suis tout aussi désarmée devant cette blogosphère vide. Je passe d’un site à une adresse, et c’est toujours les mêmes mots: “pause, vacances, absence”. Je me sens vide de ne pas pouvoir prendre de nouvelles de çi de là, de ne pas pouvoir faire mon parcours habituel, alors je vais fouiller ailleurs, j’en profite pour découvrir de nouveaux lieux, mais ça me manque, un peu.

Jusqu’à ce que tout se réveille d’un coup et s’enflamme, à la rentrée….

10 de mes petites manies

Histoire de me dévoiler un peu, et pour faire léger en ce vendredi…

-Mon réveil avance de 10 minutes; ce n’est pas un choix, il est mal fichu j’ai beau le régler, il reprend toujours de l’avance, il doit être pressé. Et finalement, ça m’arrange bien
-J’ai toujours programmé ledit réveil (ou un autre) 30 minutes avant l’heure à laquelle je dois me réveiller. Ce sont des habitudes de célibataire, mais j’aime les réveils en douceur, j’ai un mal fou à mettre un pied par terre dès que la sonnerie s’enclenche, et pourtant je pense être du matin…
-Je me réveille en musique, forcément; je ne suis quand même pas assez maso pour laisser un buzzer s’activer pendant 40 minutes (si on compte les 10 minutes d’avance de mon réveil, ben vi, parce que par contre je me lève à l’heure juste, qui m’est donnée par une montre à l’heure elle, qui ne suit pas dans la salle?)

-Je suis une grande fan des pâtes, logique vu mes origines. Je tiens à les faire moi-même et gérer leur cuisson, c’est mon côté un peu maniaque. Et j’en mange toujours quelques unes crues, comme ça, à même le paquet, puis tout au long de la cuisson, je vais en piocher dans la casserole. Sous prétexte de vérifier la cuisson, ben vi! (al dente c’est subtil, si on n’y prend pas garde c’est vite trop cuit, et j’ai du mal à coller encore mon spaghetti contre le mur pour en vérifier son croquant comme c’est parfois recommandé….Quelle hérésie!)
-Je mangé salé le matin. Fromage essentiellement, charcuterie je pourrais, mais je n’en suis pas fan et j’en ai rarement dans mon frigo.  C’est ça ou pas de petit déjeûner, je digère terriblement mal les petits déj à la confiture ou au miel, et je ne suis nulle part plus heureuse qu’en hôtel où on a droit à tout plein de choix salés
-Je n’aime pas les oeufs, et je ne les ai jamais aimés, ce qui doit être l’une des seules raisons pour lesquelles je n’en mange pas le matin notamment. Depuis toute petite je les refuse, je repère leur goût dans n’importe quel dessert ou préparation où il y en a trop. Je fais une exception pour les omelettes, mais il n’est pas question qu’elles soient baveuses, elles doivent être très cuites, et là j’ai conscience de pouvoir choquer.
-Je suis résolument bien plus salé que sucré. Privez-moi de dessert et ce ne sera pas une punition. Privez-moi de fromage et je deviens folle au deuxième jour. Mes démons à moi sont donc tous les apéros bien fournis en biscuits salés divers et variés, mais pas le gateau au chocolat de la fin du repas.
-J’adore boire un thé en mangeant. J’aime boire chaud même en plein été.
-Je suis bien plus thé que café. Et d’ailleurs, je bois du thé sans sucre, mais le café avec 2 sucres. Ce qui petit a/ n’est pas la meilleure solution pour ma silhouette et petit b/ prouve selon moi que je suis une très mauvaise buveuse de café, que je n’aime ça que pour le coup de fouet que ça me donne, surtout quand j’avoue que je rajoute encore volontiers du lait.

-Et la dernière: j’écris généralement mes notes le matin, en mangeant mon petit déj (donc pour ceux qui ont suivi, en dégustant mon fromage et mon thé), et je suis très régulièrement en retard au boulot parce que j’y passe trop de temps! Ce qui s’annoncer une fois de plus ce matin! L’idée de celle-ci m’est venue hier soir en faisant cuire…mes pâtes!

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