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Archive pour 22.8.2008

Retour en arrière

Hier, j’ai passé un moment de pur délice en compagnie de 2 amies  que je n’avais pas vues depuis longtemps (du moins dans ces circonstances).

Nous avons parlé de trucs de nanas, comme le veut une soirée filles digne de ce nom. De nos projets, de nos états d’âme, de tous les changements qui s’annoncent. De ce qui arrive ou pas, trop vite ou trop lentement. Du bonheur d’être réunies enfin toutes dans la même ville et de ce qu’il faut qu’on en fasse, ce qui nous tient à coeur depuis si longtemps.

Et puis je les ai aussi écouté parler de leur couple. Lâcher la pression, expliquer la gorge nouée, pleurer un tout petit peu. J’ai fait une sorte de plongée dans le passé avec tristesse, des souvenirs, des situations, des sensations sont remontées d’un coup avec douleur. Je les ai écoutées impuissante, parce que je suis passée par là, que c’est loin déjà, mais que je sais aussi ne pouvoir être pour elles qu’une oreille compatissante et compréhensive, très compréhensive. Je ne peux, pour l’heure, qu’être une épaule sur laquelle s’appuyer, pleurer ou crier, et servir de soutien, d’encouragement.
Et pour la première fois dans ma vie, j’ai eu l’impression de représenter l’un des buts à atteindre. Par mes récits, mes sourires, mon témoignage, je leur ai dit que tout ça n’était pas définitif, pas du tout une fatalité. Et que la sérénité, le bonheur existaient. Que j’étais en train de les découvrir, que j’en savourais chaque nanno-seconde avec émerveillement tant, comme elles, j’ai cru à une époque ne jamais avoir droit à ça. Ceci faisant que peut-être, aujourd’hui, je sais quelle valeur a ce que je vis, à quel point je souhaite le conserver, l’entretenir, le faire fleurir comme une plante délicate et qui mérite des soins quotidiens.

Et rester confiante pour elles. Leur dire, leur montrer, et leur répéter qu’un jour, nous nous retrouverons toutes ensemble, peut-être à ce même endroit au milieu de cette place illuminée sous le ciel étoilé et estival de notre ville de prédilection: que nous aurons toutes nos propres étoiles dans les yeux en parlant de la personne qui partage notre vie, comme je devais les avoir hier. Et que nous rirons de nos errances passées qui nous ont tant forgées et construites….

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