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27.8.2008 par Flo.
Donc, je vais déménager, au cas où les choses n’auraient pas encore été tout à fait claires. A la fin de cette semaine, là, dans 3 jours, autant dire que j’émerge à peine des cartons et des démarches administratives, et qu’est-ce qu’on accumule en une petite année!
Je ne vais pas très loin, mais je change de code postal. Jusqu’ici, j’étais dans un tout petit lieu-dit au sommet d’une colline, un ancien tout petit village qui en a gardé tous les charmes: vieilles maisons, rue unique, quartier où tout le monde se connait, un véritable petit microcosme.
Je déménage pour un autre village un peu plus grand quand même, mais qui semble avoir gardé les mêmes charmes, et je me réjouis de découvrir cette ambiance intime si proche d’une grande ville.
D’ici, je garderai entre autres le souvenir de la petite supérette juste à côté de chez moi. Qui certes, pratique des prix prohibitifs, comme le veut la tradition de toute supérette qui se respecte, mais qui réunit également tous les charmes d’un magasin de quartier: propriétaire avenant, rempli d’humour et physionomiste, même pour de très rares clients comme moi. Toujours le petit mot sympathique, l’observation pertinente, le bon conseil qui donne le sourire à la sortie du magasin.
Et ayant sans aucun doute un très bon sens des affaires: c’est ainsi qu’après avoir reçu un avis de passage dans ma boîte aux lettres avant hier, je désespérais déjà à l’idée de me perdre dans les rues en bas de la colline auxquelles je ne comprends toujours rien pour trouver une poste au milieu de nulle part, aussi difficile à atteindre qu’à quitter, et surchargée de monde. Et c’est en vérifiant, résignée, l’adresse sur mon avis de passage que j’ai réalisé que non, le recommandé m’attendait sagement à ladite supérette.
C’est la première fois que j’achetais ma salade et récupérais ma lettre au même endroit. Mais il semble que je n’étais pas la seule à râler à l’idée de me perdre pour aller chercher un courrier à des horaires qui n’arrangent personne; et les récriminations sont arrivées aux oreilles du monsieur, qui n’a pas attendu plus longtemps: il a bataillé pour obtenir une autorisation de la poste, et il fait désormais bureau d’affranchissement, récupération de recommandés, et espère pouvoir bientôt en envoyer. Et ce, pendant les horaires d’ouverture du magasin, c’est à dire bien plus tard que n’importe quel bureau de poste.
Là, chapeau bas. Je pense que tout le monde y trouvera son compte, et même si dans quelques jours mes recommandés arriveront ailleurs, je retiendrai l’idée que pas très loin, si j’ai une lettre à poster à 20H, la petite supérette d’en haut de la colline sera dispo….
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