Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix pour le jour suivant : 28.8.2008.
28.8.2008 par Flo.
Ces temps-ci, j’ai assez peu de moments de quiétude pour souffler et me poser. J’ai beau savoir que c’est pour mon/notre bien, je commence à sérieusement tirer la langue et avoir du mal à relativiser. On essaye de solutionner les problèmes les uns après les autres, pas bien méchants en soi mais qui mis bout à bout usent considérablement, mais à chaque fois, on a plutôt cette furieuse impression qu’on en recrée toujours plus.
Qu’importe. Ce ne sera prochainement que du bonheur. On est ensemble et on trouve des solutions ensemble. C’est ce qui compte avant toutes choses, et c’est ce que je retiendrai, sans aucun doute, de cette période en forme de vortex accélérateur de temps.
Alors, quand au détour d’un trajet de voiture (que je continue à surveiller du coin de l’oeil, parce que mon voyant moteur semble vouloir encore être facétieux et que sincèrement, je me passe très volontiers d’une nouvelle panne) je me retrouve devant un paysage somptueux, j’essaye de débrancher les neurones qui tournent en sur-régime, et de me régaler le temps de quelques tours de roues.
Je n’en ai plus pour longtemps à faire ce trajet, ça aussi, va changer sous peu. Pour l’instant néanmoins, ma route du matin me fait passer par tous les petits villages les plus charmants de la campagne alentour. Et j’ai droit à de splendides tableaux, de ceux dans lesquels on a envie d’entrer, de rester, de s’asseoir, de ceux qu’on rêve de pouvoir coucher sur une photo tout en sachant que le rendu ne sera jamais aussi beau que ce que l’on a sous les yeux.
J’ai droit au doré de la lumière du soleil levant, qui caresse les champs verdoyants. Au gris pâle des tournesols désormais fanés et qui apportent de drôles de touches au milieu des carrés de terre. J’ai droit à toutes les tonalités, du brun à l’ocre, qui se marient de façon incroyable. Une église ravissante posée au milieu de nulle part, les fleurs des villages qui resplendissent encore, heureuse de la fraîcheur que leur apporte maintenant la nuit.
C’est un moment de transition, nous allons vers l’automne, j’y retrouve déjà quelques prémices, dans la brume matinale, le pastel des couleurs avant que le soleil ne chauffe pour moins de temps désormais. Et néanmoins ce bleu du ciel estival, irréel et profond, dans l’air l’odeur de vacances très proches encore, pas tout à fait terminées, que l’on essaye de retenir et dont on veut encore profiter, les derniers jours, la crème solaire à portée de main. Les boulangeries, la porte ouverte, laissent échapper l’odeur du pain chaud, des croissants, de ceux qu’on va chercher le matin avec le journal quand on a le temps pour soi, à soi. Il y a un peu plus de monde sur la route, mais ça circule raisonnablement, et on envie les cyclistes que l’on croise et qui eux, ont choisi de se lever à cette heure et n’ont pas encore d’impératifs.
J’essaye de m’imprégner de ces moments de quiétude, moi qui ai toujours aimé l’aube, le matin, l’ébrouement de la terre et de ses habitants. Les débuts d’une journée que l’on veut remplie de sourires. Et j’essaye, surtout, d’y puiser la force et la sérénité nécessaires pour le bataillon d’activités qui m’attendent, jusqu’au soir, tard…
Posté dans renaissance | 3 commentaires »