Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Feenix de septembre 2008.

septembre 2008
L Ma Me J V S D
« août   oct »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

Archive pour septembre 2008

Basilic vs Estragon

Oui, donc j’essaye tant bien que mal de cuisiner selon mon inspiration du moment, plus ou moins originale.
Je m’y efforce aussi parce que j’ai plaisir à faire plaisir, parce que c’est aussi un moyen de laisser une petite trace pendant la semaine, de petits gestes, de petits messages. Et que cuisiner pour d’autres apporte une saveur et un bonheur supplémentaires, sans aucune hésitation.

Je fais des essais, pas tous réussis et de loin, je goûte à ces moments de détente, et un peu aux plats aussi, quand même. Sauf que j’ai généralement la manie de grignoter pendant chaque phase de ma préparation, et que lorsque tout est enfin prêt, cuit, mijoté, je n’ai plus du tout envie ni faim.

Mais dans tout ça, il faut bien que je pousse mon petit coup de gueule.
Maintenant que je me prends pour un grand chef, que j’ai les chevilles qui enflent et la toque qui pousse, j’exprime haut et fort ma rébellion: chaque fois qu’il me vient une idée de bon petit plat, celui-ci est fatalement accompagné d’une épice ou d’une petite herbe fine. C’est logique, après tout c’est ce qui fait la différence entre le fade et le goûteux, le plaisant et le commun. J’aime découvrir ces mariages, utiliser ces ingrédients un peu au hasard et me rendre compte que c’est complétement foiré, ou alors une pure réussite (la 2ème proposition me satisfaisant quand même bien plus, on le comprend).
Or, il est totalement impossible de trouver autre chose que le basic persil, ciboulette, basilic ou thym dans les magasins. C’est à s’arracher les cheveux, dès qu’il s’agit de sauge, d’un peu d’estragon ou d’ ingrédients aussi hallucinants que des graines de moutarde, c’est mission impossible! J’arpente les allées, je fouille dans tous les stands, en vain.
Alors oui , je sais, quand on aime et qu’on cherche ce genre de subtilités, on fait l’effort d’aller au marché, de tâter du frais, de humer et de choisir des bouquets entiers. J’en suis bien consciente, mea culpa d’ailleurs de ne pas encore l’avoir fait.
N’empêche.
N’empêche, de là où je viens, ça se trouve dans les rayons de chaque moyenne surface (je ne parle même pas des grandes!). J’y suis retournée il y a peu, et me suis émerveillée devant l’embarras du choix que le rayon frais proposait. Je me suis une fois de plus demandé ce qui changeait dans la culture culinaire, alors que la France est quand même plus que réputée pour être le pays du goût, mais dans lequel le moindre ingrédient un tant soit peu original devient introuvable au-delà des étals du marché ou boutique ultra spécialisée.
C’est certes merveilleux pour la pérénité et la tradition de ces lieux de magie, mais quand même tout à fait dommage pour la popularisation des nouvelles saveurs…

Petits plaisirs & Petits bonheurs

J’ouvre officiellement cette nouvelle catégorie.
Parce que non, ce n’est pas possible de ne pas y avoir pensé plus tôt quand même. Que c’est après tout presque ma recherche quotidienne, celle de savourer l’instant présent, celle de se régaler du moindre petit plaisir, et j’essaye d’en témoigner régulièrement en ces lieux.
Pourquoi n’avais-je pas pensé à le classer plus vite?

Alors oui, le quotidien est parsemé de petits bonheurs. Celui de prendre un bain un soir de grande fatigue, pour détendre un minimum le dos trop tendu. Sans les bougies néanmoins, qui restent pour les grandes occasions, et raisonnablement sans l’apéritif, que je m’accordais pourtant à l’époque. Mais avec le magazine ou le livre qui va de soi.
Celui, encore et encore, de profiter du week-end, de chaque instant passé, du rayon de soleil au travers du feuillage de l’arbre en face de chez nous, de ce petit repas qui rend le dimanche soir un peu moins bluesy, où chaque seconde prend une ampleur particulière.

Je les partage avec vous, mais j’aime aussi lire ceux des autres. Il n’y a rien tant que ces notes si légères, presque décousues, qui me donnent l’impression d’entrer dans l’initimité de la personne qui nous les offre, à sa manière, différemment formulée. Alors j’attends, je m’en inspirerai peut-être pour alimenter cette jolie rubrique qui, je l’espère, prendra toute l’importance qu’elle mérite…

Instants savoureux

J’avais beau avoir palié au manque avec un four combiné micro-ondes qui prenait environ la moitié de ma toute minuscule cuisine, n’empêche, ce n’était quand même pas ça. Déjà parce que dans mon ancien tout petit chez-moi, c’était une galère de se mettre à cuisiner: en gros, j’envahissais la moitié du salon, il fallait s’organiser en laissant les choses s’accumuler dans un équilibre précaire, que ce soit sur la seule table dont je disposais, dans l’évier à la taille du reste, fouiller dans les quelques lieux de rangement, ne pas avoir le temps de m’organiser.
La cuisson était aléatoire, le timing et la température également. J’avais fini par m’y faire, tant bien que mal, tout en ressentant une certaine frustration.

Depuis qu’on a déménagé, on a hérité d’un bien plus grand appartement (un loft pour moi, au regard de la surface que j’avais précédemment, où mon t1 devait rentrer dans notre salon/cuisine actuel), et surtout forcément, d’une bien plus grande cuisine! Ouverte sur le salon, un peu à l’américaine, et surtout surtout avec une belle cuisinière digne de ce nom: des plaques à induction, s’il vous plaît, et un splendide vrai grand four à air chaud!!
Autant dire que je suis au paradis.
Et que j’en profite, et que je me règale.
Et que j’en profite pour régaler et faire plaisir.
Bref, que du bonheur, et je réalise que de plus en plus, comme je l’avais déjà évoqué par le passé, le moment de cuisine que je m’accorde quasi quotidiennement (sans pression ni obligation néanmoins, sinon ça ne représenterait pas du tout la même chose!) est un sas de décompression. Un moment unique entre la fin d’une journée de boulot et le début d’une soirée de repos, et puis l’envie de régaler, de surprendre et d’apporter un peu de saveur, plus ou moins réussie, à ma manière, petite et modeste. Parce qu’il n’y a pas à dire, partager apporte une saveur encore supplémentaire et fait toute la différence.

L’hiver s’annonce donc encore rempli de tartes, gratins et autres gateaux….et c’est ma balance qui ne va franchement pas être contente!!

Prendre ses marques

C’est amusant comme ces habitudes viennent vite.
Le matin, arriver pile à l’heure, commencer par mettre de l’eau dans la bouilloire. Allumer le PC, lancer la boîte mail, attendre que l’eau siffle de chaleur, faire traîner un peu pour prendre un thé avec les premiers collègues qui arrivent peu à peu. Papoter, lancer les diverses applications, trier ce qui m’attend, envisager les priorités qui seront de toute façon court-circuitées par d’autres appels, d’autres impératifs qui tomberont au moment. Attendre avec impatience l’arrivée de mon collègue qui lancera la musique, jazz en sourdine qui m’accompagnera tout au long de la journée.
Certains jours semblent plus calmes que d’autres, plus de passage ou moins de présence, je n’ai pas encore assez de recul pour évaluer le rythme.
10h et je m’accorde un café pour tenir jusqu’en fin de matinée, de ces cafés imbuvables, qui ne sont pris que pour l’effet qu’ils me donnent, un coup de fouet, une dose d’excitation jusqu’à la pause, qu’il faudra remplir.
2 heures, c’est long, c’est pénible, ça me laisse au moins l’opportunité de venir en ces lieux, puisque je n’arrive, pour le coup, pas vraiment à trouver de rythme à ce blog depuis quelques temps.

Et puis recommencer, et s’étonner de ce que l’après-midi puisse passer vite, ou lentement selon les jours, la fatigue, la diversité du travail.
Et la semaine avance petit à petit, de découvertes en découvertes…

A peine une semaine que je suis à ce poste, mais pouvoir déjà répéter certains gestes me fait penser que je commence à creuser ma place, et après tout, ça rassure quand même….

Petits bonheurs d’un week-end trop court

Se retrouver après une semaine chargée en fatigue et en travail.
Savourer chaque instant passé ensemble, goûter à chaque minute qui passe (trop vite)
Jouer aux gourmands, se délecter de petits repas et grands festins
Continuer à organiser l’appartement, très lentement, mais s’y sentir de mieux en mieux
Profiter des câlins d’une enfant, de ses rires et ses folies
Ramasser des marrons et retomber en enfance
Sortir du cinéma après avoir ri
S’émerveiller de ces bonheurs, petits et grands, souhaiter qu’ils continuent à durer, très longtemps
Plaisanter d’un rien et rire de tout
Renoncer à une sortie du dimanche pour un repas de rêve aux bougies, sur une terrasse et sous un arbre

Avoir le blues du lundi…mais se dire que ça recommence la semaine prochaine…

Garder son souffle

2 jours que je m’endors devant la télé à 21h…Pas que le programme soit follement passionant, mais ça laisse une bonne idée de ma difficulté à prendre le rythme. Et puis bosser 5 jours, même si je le faisais il y a peu en heures sup, y’a pas, on perd vite l’habitude, et pour la reprendre c’est quand même un poil plus compliqué.

Autant dire que côté inspiration pour ces pages, c’est assez moyen. Je rêve boulot, je pense boulot, et quand j’arrive à déconnecter, je suis du genre brute à tirer la prise et à tout débrancher en même temps. Le syndrôme du neurone unique m’a définitivement atteinte.

J’espère recharger un peu les batteries ce week-end. Remettre les carrés dans les carrés et les ronds dans les ronds, prendre un certain train train afin de pouvoir souffler, et ne pas penser, à peine rentrée chez moi, au lendemain et à tout ce qui m’attend.
Je craignais de ne pas savoir remplir mes journées, je pense que je peux définitivement abandonner cette idée. Il va plutôt s’agir de me trouver un programme (cerveau et informatique) qui sache m’aider à me structurer et m’organiser au mieux, et au plus vite surtout!

J’essayerai d’être un chouilla plus originale la semaine prochaine, c’est promis. En attendant, le week-end est plus que le bienvenu et va être savouré en conséquence…

Vrac

Tant que je n’aurai pas pris un rythme digne de ce nom, je bloggerai le soir, tant pis.
Adieu mes petits rites du matin, que je dois chambouler pour diverses raisons, la meilleure étant quand même de prolonger au maximum le temps passé en excellente compagnie dans un lit bien chaud.

C’est à l’aube désormais que je dois aller au boulot, et à l’aube donc que je dois me lever. Pour me motiver, je m’étais dit: “ça tombe bien, j’aurai moins de monde sur la route”.
Hahaha! Mais qu’est-ce qu’il se passe, ils ont tous décidé d’avancer leur prise de boulot d’au moins 30 minutes? Ne me reste que l’adage à appliquer: le chemin le plus rapide ne sera pas forcément le plus court, et il va falloir que j’explore les divers détours les moins engorgés possible.

Pour le rapport, laissez-moi quelques jours encore. Demain, c’est une rentrée dans ma rentrée, on m’enlève le filet de sécurité, je me retrouve toute seule après 2 jours de formation en version ultra accélérée. Hop, j’ai les clés de la maison, et débrouille-toi cocotte. Le torticolis qui revient en force n’est peut-être pas vraiment étranger à cette situation pour le moins bâtarde, mais bon, j’espère que ça se passera bien…Respirer, garder confiance, faire du mieux possible.

Ce billet à caractère totalement décousu et absolument futile est le reflet des quelques pensées errantes qui filtrent de mon cerveau en bouillie après ces débuts en force. Le week-end me paraît très très loin là (celui passé, et celui à venir!)

Rentrée

Aujourd’hui, c’est ma rentrée à moi.
Et je pense que mon tensiomètre/trouillomètre est au moins à la hauteur du plus élevé des tous petits qui sont partis pour la première fois à l’école!

C’est normal, c’est humain, c’est tout ce que vous voulez, n’empêche, je n’en mène pas large.
Depuis quelques heures, j’ai les mêmes questions qui me tournent dans la tête: “et s’ils s’étaient plantés, et si je ne faisais pas l’affaire, et si j’avais fait une mega bourde en quittant “petites maisons”, et si, et si, et puis si et si?”

Ce soir, je saurai déjà mieux à quoi m’en tenir. Je pense que la semaine à venir va être nerveusement épuisante. Je sais, maintenant, pour l’avoir expérimenté, qu’il me faudra un peu de temps pour prendre mes marques et me sentir à l’aise. Que ce délai dépendra aussi de l’équipe qui m’attend et de ma faculté à me sentir à la hauteur de ce qu’on attend de moi. J’espère aussi avoir quelqu’un sur qui m’appuyer, je suis du genre à ne pas hésiter à poser des questions, et si j’aime l’autonomie, j’apprécie qu’on me tienne les mains à mes premiers pas.
Je sais, je suis exigeante.

Bon. Tout ça pour dire que mon cartable est prêt, enfin je crois. Que j’ai même un tout nouvel uniforme, que j’étrenne pour ce jour spécial. Que j’espère avoir tout prévu, et pris de la marge pour arriver à l’heure, voire un chouilla en avance.
Que j’ai la trouille, et que j’essayerai d’être fidèle au rapport demain.
Demain, quand ça ira mieux. J’espère….

Edit: ce billet a été écrit sans pouvoir être posté en temps et en heure. La première journée est passée, je suis un petit peu prise par la main, mais je vais vite me retrouver livrée à moi-même.
A chaud comme ça, il m’est difficile de donner les premières impressions, si ce n’est une immense fatigue et le fait de ne pas être complètement rassurée encore. Mais c’est promis, dès que la seconde journée sera passée, je viendrai au rapport!

Dernier jour

Voilà, la semaine s’achève.
Dire qu’elle est passée très très vite, c’est vrai, et c’est de toute façon vrai dans ces lointaines contrées où tant de choses sont à faire quand on n’y monte qu’en moyenne deux fois par an.

Je repars ce soir, et j’aurai un peu le blues, c’est sûr, parce que quitter ces lieux paradisiaques et sereins me laissent toujours un pincement au coeur. Mais je me dis aussi qu’ils ne sont paradisiaques et sereins que parce que je n’y reviens que peu de fois; je le sais, si j’avais à gérer un quotidien ici, leur magie disparaîtrait rapidement.
Je repars avec impatience, l’impatience de ce qui m’attend là-bas, parce que mon chez-moi m’a manqué et que j’ai des choses à y construire, à y vivre, il est plus que temps.

Je repars sans avoir pu aller chatouiller les montagnes de plus près, je le regrette mais ce n’était pas propice. Le rendez-vous est donc pris pour notre prochaine venue, et ce sera soit à pied, soit sur des skis, mais il sera incontournable.
Je repars avec, comme dernière nuit, un splendide orage digne de ces contrées. Des éclairs qui ont dû illuminer le lac dans son ensemble, le tonnerre qui a roulé au milieu des parois montagneuses, je me serais volontiers relevée si ma nuque douloureuse ne m’avait pas intimé l’ordre de rester allongée (la tête pèse très lourd dans ces cas). Je me suis donc contentée d’écouter avec délectation, souvenirs de mon enfance.

Aujourd’hui pour mon dernier jour, le ciel d’orage, noir de rage, chatouille le lac qui se pare des couleurs de plomb et décline à sa manière si particulière la palette des gris. L’humidité est palpable et présente à chaque pas, et je m’amuse à essayer de deviner, au loin, la côte française, visible selon les humeurs du brouillard qui lèche les bandes de terre. J’espère que cet après-midi, pour une dernière balade, le temps se lèvera, me permettant de contempler une dernière fois la vallée au loin, et les derniers sommets, pour les emporter comme une photographie jusqu’à mon retour…

Ah c’est malin

Franchement.
Une semaine de vacances et plus avant oulala je sais pas combien de temps.
Enfin la possibilité de remonter dans mes montagnes, donc plein de choses à faire, d’activités, de défoulements physiques, et tout ça.
Un agenda de ministre à tenir, ou presque.
Prendre le temps de buller certes, profiter des paysages, de la famille et des amis, et puis décompresser de toutes ces dernières semaines.

Et forcément, moi, quand je décompresse, ben je n’y vais pas par 4 chemins. Torticoli, je ne peux plus tourner la tête de côté, je suis en mode “petite vieille presque pliée en 2″ et mon premier geste à mon retour sera probablement de devoir prendre rendez-vous chez l’ostéo.
Non mais je vous jure. Je ne peux même pas prétexter qu’il me fallait une excuse de plus pour me faire cocooner, sur ce plan, je n’ai vraiment pas à me plaindre!!