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5.9.2008 par Flo.
La vie ne laisse vraiment rien au hasard.
En cette période où, comme je le disais dans le billet précédent, je suis prête à prendre le taureau par les cornes, à l’affronter une dernière fois avec les armes que je choisis, à le prendre même par surprise et hargne, le passé me saute à nouveau à la figure, en pleine force.
D’une façon totalement inattendue et, au final, pas si surprenante que ça, mais si brusquement que j’en reste hébétée, un peu KO. Et depuis ces quelques heures, je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui se passe en moi. Une furieuse envie de pleurer qui ne veut pas s’assouvir, une rage, mais contre moi bien plus que contre autrui, parce que tout ce que j’ai vu, appris, découvert, je le savais déjà, forcément, à un autre niveau. Ca n’a bien entendu pas la même puissance, de savoir de façon aléatoire, et de se retrouver devant des photos et des témoignages, mais n’empêche.
J’ignore ce qui me chatouille tant, me perturbe, au point de m’empêcher de prendre de la distance. Et dans ce processus, cette ignorance est probablement ce qui me contrarie le plus, ne pas savoir exprimer ce que je ressens, et surtout pour quelle raison je le ressens.
Je suis en train de tourner la page sur un passé douloureux, de toutes les manières que je peux, de façon la plus sereine possible, intelligente, traversée, on ne se refait pas, par des flambées de colère que je peine encore à contenir, même si je pense être sur la bonne voie.
Je me reconstruis, comme je l’ai déjà dit, parce que j’ai trouvé l’essentiel, que j’ai l’immense, l’infinie chance d’avoir des racines qui poussent, qui me permettent de m’ancrer. Et pourtant, à vouloir devenir arbre, je plie encore comme le roseau, à la moindre brise, au moindre souffle. Je ne casse pas, c’est probablement ma force, mais j’ai besoin malgré tout de cesser d’être girouette et de trouver plus de puissance, plus d’assurance.
J’ai besoin d’en parler je crois. D’avoir un exhutoire, que ce lieu me permet d’assouvir, de façon bien mystérieuse pour la plupart des lecteurs et je m’en excuse. J’ai besoin de digérer, de classer ça dans ma tête, de continuer sur mon chemin, et de ne me tourner désormais que sur ceux qui le méritent, vraiment.
Mais là, pour l’instant, c’est encore un peu dur, ça laisse un goût âpre sur la langue….
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