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10.9.2008 par Flo.
…Que dire de plus?… (bon ok, côté traitement des photos c’est pas encore ça…)
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9.9.2008 par Flo.
Je devisais il y a plusieurs mois avec une amie d’enfance, vraiment d’enfance, de celles qu’on a connues au berceau.
Expatriées toutes les 2, mais largement pas dans le même pays, nous parlions de notre contrée natale, de nos ressentis lors de nos retours plus ou moins fréquents, de la façon dont nous percevions nos ex-compatriotes, de l’idée que nous nous faisions de la vie là-bas (enfin ici pour ce qui concerne le moment où je vous écris), si nous pouvions envisager d’y (re)vivre.
La réponse était fermement négative en ce qui me concernait, sans pour autant parvenir à aligner des arguments très convaincants, si ce n’est “je ne m’y sens pas à ma place, ça ne me correspond pas”, celle de mon amie était plus mitigée, il faut dire aussi que cette perspective semble plus ou moins se concrétiser, pour une durée encore inconnue.
Et puis je me souviens aussi qu’elle m’avait fait une réflexion sur la tyrannie du look. L’obligation qu’elle ressentait, à chaque fois qu’elle revenait, d’être bien fringuée, bien sur elle, d’avoir une ligne parfaite, un beau maquillage, une belle coiffure. Les apparences avant tout, le jugement du regard extérieur, la pression des autres quand on ne correspondait pas aux canons de la mode et du moment.
Je ne l’avais pas ressenti aussi fort, je n’y avais pas pris garde, je n’avais pas relevé si ce n’est pour comprendre ce qu’elle m’expliquait.
Et puis aujourd’hui, à une période où l’apparence physique est un sujet délicat pour moi parce que je peine à faire la paix avec moi-même, mon image et mon corps, je me retrouve dans ces rues, et chaque personne, homme ou femme que je regarde, me semble tiré à 4 épingles et répondre à toutes les “normes” en vigueur dans tout bon magazine de mode qui se respecte. Et d’un coup me revient à l’esprit cette discussion, et la justesse et la pertinence des réflexions qu’avait eues mon amie. Et je réalise que je n’aime pas ce qui se dégage, je n’aime pas ces attitudes de m’as-tu vu, et que tout cela pourrait apporter encore plus d’eau à mon moulin sur le fait de me sentir incapable de revivre ici dans un avenir proche ou même plus lointain (et puis de toute façon j’ai bien d’autres arguments encore plus importants qui donnent de l’eau à ce sujet).
Cela dit, j’ai bon espoir de pouvoir rapidement m’apaiser en ce qui concerne ma petite personne et mon reflet dans le miroir, et donc parvenir à passer sur ce sentiment de gêne et de malaise que je ressens, mais n’empêche, ça reste très présent à mon esprit.
Cet après-midi je vais quand même faire les boutiques, et 2 scénarios vont se présenter: soit le désespoir le plus absolu parce que rien ne m’ira et ça ne fera que me conforter dans mon schéma négatif, ou alors je me venge, de rage…A suivre!
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8.9.2008 par Flo.
Cela faisait 8 mois que je n’étais pas remontée ici.
8 mois pendant lesquels se sont passés tant de choses que si je me retourne, j’ai la tête qui tourne. 8 mois de splendides changements et de petits et très grands bonheurs.
Revenir ici, c’est faire une pause, peut-être pour digérer tout cela, pour reprendre ma respiration, pour me ressourcer aussi. Dans le sens positif, pas comme l’année dernière où j’avais besoin de couper, là non, c’est un moyen de savourer encore plus tout ce qui m’arrive.
Je me suis réveillée ce matin dans mon ancienne chambre, celle que je n’avais plus occupée depuis 10 ans. Au travers du rideau mal tiré, parce que j’adore me réveiller avec la lumière du jour, j’ai vu ce soleil, cette luminosité particulière sur le lac, et les montagnes, tout au fond, fidèles et immuables.
J’ai petit-déjeûné sur le balcon aussi, face à ces mêmes montagnes, qui se découpaient en bleu gris, ombres somptueuses et majestueuses au loin de mon horizon. Le bleu du ciel, le jaune du soleil, le chatoiement de l’eau, les arbres verts de leurs derniers jours d’été.
C’est un lieu dont j’ai besoin, régulièrement. Un paysage qui fait partie de moi, et que j’aspire à revoir lorsque je le quitte trop longtemps.
Et plus que tout, maintenant, j’aimerais pouvoir le faire partager, et découvrir…
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6.9.2008 par Flo.
C’est encore une journée “tournant” pour moi.
La fin d’une étape, le début d’une autre; mon dernier jour chez “petites maisons”, après 11 petits mois, je ne suis jamais restée aussi peu dans une entreprise.
Le bilan est mitigé, il y a eu beaucoup de frustrations, beaucoup d’incompréhension aussi. J’ai peiné à trouver ma place, non pas humainement, mais professionnellement, parce que la politique de la boîte veut qu’il y ait peu de reconnaissance. Relationnelle à la rigueur, mais comme partout maintenant, malheureusement, bien moins sur le plan matériel.
Et sans jouer à l’hypocrite ni se voiler la face, à l’heure où on nous abreuve jusqu’à plus soif des problèmes de pouvoir d’achat, ce n’est pas un petit encouragement au détour d’une phrase qui met du beurre dans les épinards.
Pourtant, comme chaque poste que j’ai occupé jusqu’ici, de façon eclectique voire même très décousue, j’ai aimé celui-ci. Il m’a appris un métier, des univers dont j’ignorais tout et qu’il a fallu que je maîtrise rapidement. Je pense y être plutôt bien parvenue, et si j’étais restée, j’aurais pu encore m’améliorer, bien entendu, et y trouver encore plus d’intérêt. C’est un mon de requins, où la pression commerciale est énorme, et j’ai également compris que je n’étais pas faite pour cette mentalité, qu’elle était trop loin de mes valeurs. Ou plutôt, puisque j’en avais déjà le soupçon, j’en ai eu la confirmation.
Je ferme la porte ce soir. Puis je m’envole une petite semaine dans mes montagnes, pour me ressourcer, assumer un agenda de ministre et surtout préparer ma rentrée qui s’annonce exhaltante mais remplie de nouveaux défis à relever.
Je partirai sans regret, avec le souvenir de quelques collègues avec lesquels j’espère garder contact, et forte d’une nouvelle expérience. Mais je ne réalise pas tout à fait que c’est résolument fini….
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5.9.2008 par Flo.
La vie ne laisse vraiment rien au hasard.
En cette période où, comme je le disais dans le billet précédent, je suis prête à prendre le taureau par les cornes, à l’affronter une dernière fois avec les armes que je choisis, à le prendre même par surprise et hargne, le passé me saute à nouveau à la figure, en pleine force.
D’une façon totalement inattendue et, au final, pas si surprenante que ça, mais si brusquement que j’en reste hébétée, un peu KO. Et depuis ces quelques heures, je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui se passe en moi. Une furieuse envie de pleurer qui ne veut pas s’assouvir, une rage, mais contre moi bien plus que contre autrui, parce que tout ce que j’ai vu, appris, découvert, je le savais déjà, forcément, à un autre niveau. Ca n’a bien entendu pas la même puissance, de savoir de façon aléatoire, et de se retrouver devant des photos et des témoignages, mais n’empêche.
J’ignore ce qui me chatouille tant, me perturbe, au point de m’empêcher de prendre de la distance. Et dans ce processus, cette ignorance est probablement ce qui me contrarie le plus, ne pas savoir exprimer ce que je ressens, et surtout pour quelle raison je le ressens.
Je suis en train de tourner la page sur un passé douloureux, de toutes les manières que je peux, de façon la plus sereine possible, intelligente, traversée, on ne se refait pas, par des flambées de colère que je peine encore à contenir, même si je pense être sur la bonne voie.
Je me reconstruis, comme je l’ai déjà dit, parce que j’ai trouvé l’essentiel, que j’ai l’immense, l’infinie chance d’avoir des racines qui poussent, qui me permettent de m’ancrer. Et pourtant, à vouloir devenir arbre, je plie encore comme le roseau, à la moindre brise, au moindre souffle. Je ne casse pas, c’est probablement ma force, mais j’ai besoin malgré tout de cesser d’être girouette et de trouver plus de puissance, plus d’assurance.
J’ai besoin d’en parler je crois. D’avoir un exhutoire, que ce lieu me permet d’assouvir, de façon bien mystérieuse pour la plupart des lecteurs et je m’en excuse. J’ai besoin de digérer, de classer ça dans ma tête, de continuer sur mon chemin, et de ne me tourner désormais que sur ceux qui le méritent, vraiment.
Mais là, pour l’instant, c’est encore un peu dur, ça laisse un goût âpre sur la langue….
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4.9.2008 par Flo.
Je me suis à nouveau retrouvée l’autre jour dans une salle d’attente d’avocat.
Vieux flash back d’il y a plus d’une année et demi, où hébétée, j’étais entrée dans une pièce presque identique, du moins portant le même symbole, en me faisant la réflexion que pas un instant je n’avais imaginé un jour atterrir dans un lieu pareil. Et tous les clients qui y pénètrent dans ce genre doivent tristement se faire la même réflexion.
Cette fois, j’y suis allée dans la peau d’une battante plus que d’une victime écrasée par une fatalité que j’avais encore du mal à accepter pleinement.
J’y suis allée parce que ras le bol et besoin de mettre un point final à des mois d’entre-deux inconfortable, m’empêchant de me reconstruire comme je le souhaite et de laisser mon passé une bonne fois pour toutes derrière moi. Pour trouver des réponses et une stratégie, savoir comment je vais pouvoir avancer et régler, un à un, les problèmes qui sont encore, et toujours là, inverser la vapeur.
Maintenant que je suis un peu plus apaisée, que mes bases sont plus solides, que je sais pouvoir m’appuyer sur une épaule, sur un soutien de qualité, je suis prête à affronter ce qui doit l’être encore, une dernière fois, pour aller au bout et en finir. Et j’espère parvenir à faire cela proprement, me libérer afin de me prouver que j’ai réellement avancé, que j’ai appris et que je suis capable maintenant de prendre le dessus, de ne plus me laisser écraser. Que la pression psychologique a disparu et que c’est moi qui suis seule maître à bord.
Je me le dois, à moi avant tout, mais aussi à tous ceux qui m’entourent, m’aident et me font confiance.
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3.9.2008 par Flo.
Ou plutôt ça décartonne.
Il y en a partout, et finalement c’est comme de monter une pente: pendant la montée, on se dit vivement la descente, et au moment de descendre, on se dit que la montée était plus confortable.
Le week-end fut épique, je n’ai jamais vécu un déménagement où tout devait s’enchaîner sans qu’un grain de sable ne vienne gripper les rouages (ce qui est fatalement et forcément arrivé) et où on se retrouve devant la porte à attendre que les anciens locataires aient terminé de vider les lieux pour les investir.
Puissant sentiment de malaise, impression de chasser les gens de chez eux.
Mais ce que je veux retenir avant tout de ces 2 très longs jours, c’est que malgré les très, très nombreuses péripéties, tout s’est réglé le plus simplement possible et surtout avec humour et calme. Et au-delà de tout ça, ce qui a importé, c’est l’aide, la solidarité, l’entourage. La présence des amis, du matin au soir et dans les horaires et les situations les plus délicates, au moment où tout se chamboulait; leur soutien qui nous a permis d’aller au bout de la fatigue et de l’effort pour boucler un marathon interminable.
Et puis être à 2, rire pour temporiser, faire appel à l’humour pour ne pas se laisser dépasser et savoir qu’ensemble on peut tout surmonter.
Aujourd’hui je suis dans mon nouveau chez moi, je contemple le lever de soleil sur les cîmes des arbres, le coucher de soleil sur les toits, et je m’émerveille, n’arrivant pas encore à réaliser pleinement la situation. Il y a des cartons dans chaque mètre carré de l’appartement, il nous faudra encore de nombreuses soirées à tenter de trouver un bon ordre, à classer, à ranger. Mais c’est chez nous, et j’aime déjà ce lieu et ce que nous allons en faire..
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