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31.10.2008 par Flo.
Ce n’est pas du tout que je délaisse cet endroit, mais résolument que je n’ai pas le temps de passer devant mon écran cette semaine. Du monde à la maison, pas mal de boulot au boulot (ce qui est plutôt agréable et encourageant) et la semaine a filé à la vitesse de la lumière. Jamais assez vite à mon goût, mais néanmoins suffisamment pour que je puisse afficher aujourd’hui mon sourire du vendredi, sans aucun doute le plus franc et sincère de la semaine.
J’espère être un peu plus régulière la semaine prochaine. En attendant, je souhaite à tous les veinards chanceux de bonnes vacances, aux autre au moins un bon week-end, et quant à moi je guette et j’observe le sommet des montagnes, en attendant avec impatience de voir un peu de neige et de me dire que l’hiver arrive définitivement (ce qui, en matière de températures, ne semble même pas faire de doutes)!
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27.10.2008 par Flo.
L’un de mes projets, dans cette nouvelle vie, était de reprendre la musique.
D’une manière ou d’une autre, les choses n’étant pas tout à fait fixées, mais de renouer avec cette part de moi qui est toujours si présente et qui commence à ressentir un vrai manque.
Et forcément, en premier lieu et si possible, de retrouver mon instrument de coeur, celui qui me tord tripes et boyaux à chaque fois que je l’entends ou que je m’en approche, le piano, que j’ai mis tant de temps à apprivoiser et qui m’a échappé si vite.
Je n’ai pas abandonné ce projet, d’abord parce qu’il est partagé, et parce que surtout il faut se garder un peu de temps, mais j’ai peur de le laisser trop longtemps au second plan et qu’il finisse par s’effacer devant d’autres impératifs certes légitimes mais peut-être pas si prioritaires que ça…
Parce que malgré tout, ça coûte, ce genre d’instrument. Certes il y a des alternatives moins onéreuses, mais même, dès lors qu’on veut un minimum de qualité, il faut y mettre le prix. Parce que ça prend de la place, c’est sûr, bien plus qu’une flûte ou un pipeau, ce n’est pas de ma faute, et puis après tout j’aurais pu aussi me prendre de passion pour des orgues ou une batterie, c’est pas comme si.
Synthétique ou naturel? Et si c’est un “vrai” pour lequel on se décide, comment lui faire monter 3 étages sans ascenseur, sans se rompre le dos et sans payer deux fois le prix de l’instrument en raison de sa livraison? Comment gérer le bruit avec les voisins?
Préférer, dans ce cas, un clavier moins authentique, mais qui s’adaptera bien mieux à l’environnement “appartement de taille moyenne au milieu d’un immeuble rempli d’habitants pas forcément mélomanes”? Vais-je retrouver le plaisir du toucher et de la sonorité dans cette alternative plus artificielle? Allons-nous quand même y gagner en terme de prix?
Autant de questions que je me pose sans parvenir à réellement obtenir une réponse, mais pire, sans passer à l’action. Cela reste pour l’instant une douce chimère, un vrai espoir, et j’essaye de rester à l’affût, de ne pas perdre le cap de vue.
Et puis malgré tout, je l’avoue, des pensées infidèles et parfois plus simples, des tentations vers d’autres instruments qui n’ont pas la même magie d’attraction, mais qui me tentent aussi, parce j’aime les défis.
Quoiqu’il en sorte, mon seul souhait est de pouvoir passer à l’action, et ne pas avoir à attendre encore une dizaine d’années pour m’y (re)mettre….
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24.10.2008 par Flo.
J’adore le vendredi!
Depuis quelques temps je l’aime tout particulièrement.
Papillons dans le ventre, étoiles dans les yeux, impatience non dissimulée, je regarde l’heure avancer, diaboliquement lente, plus encore que n’importe quel jour de la semaine.
A partir du début de soirée, c’est un moment suspendu, loin de tout le reste. Le seuil du week-end que je voudrais prolonger encore et encore, indéfiniment, avec tout le bonheur qu’il apporte, toutes les promesses qu’il annonce, et qui passe encore trop vite, avec la fatigue cumulée de la semaine, les yeux qui se ferment tout seuls, l’envie de profiter de ses bras, enfin, toute la nuit.
J’aime le vendredi, et le vendredi me le rend bien: depuis quelques semaines, c’est tempête de ciel bleu et soleil d’or, faisant châtoyer les plus somptueuses couleurs automnales….Rien de plus merveilleusement annonciateur de tout les sourires qui arrivent…
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23.10.2008 par Flo.
Impression de devoir vivre dans l’urgence.
De profiter encore plus de chaque instant, j’ignore pourquoi ici et maintenant.
Que le temps qui passe me fuit entre les doigts, que je ne parviens pas à savourer suffisamment tout ce que j’ai; que je vole continuellement du temps, toujours un peu plus, jamais assez, quelques secondes fugitives qui s’enfuient au-delà de moi, de ma volonté.
A l’heure où je poursuis la sérénité, la paix, la patience et la tranquillité, je me sens poussée par derrière, comme si tout autour de moi s’accélérait, mais pour aller où? Dans quel but?
C’est peut-être pour ça que je me sens si déstructurée, alors que rien ne devrait me laisser cette impression. Que j’ai la sensation qu’à part les week-ends où tout s’arrête enfin, où je peux souffler et trouver mon équilibre, je suis boîteuse, bancale.
J’aimerais parvenir à utiliser cette énergie. Mais de façon positive, en laissant de côté l’urgence qui me donne l’impression de gâcher l’essentiel, de ne pas voir le principal….
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22.10.2008 par Flo.
Le poële à bois du chalet dans lequel nous nous retrouvions chaque année pour les vacances de ski
La cheminée de mes parents après une balade en forêt, retour de nuit les joues qui piquent de froid, ou après une journée dans la neige
Le marché du samedi matin, l’odeur des marrons et les premières décorations de Noël
Les feuilles qui brûlent dans les champs que l’on traverse au cours des grandes randonnées
Odeur de tous ces souvenirs d’enfance qui affluent alors que nous traversions ce week-end ces petits villages de campagne, nichés et déjà préparés au froid qui approche à grand pas. Les cheminées fumantes, comme une invitation à l’ambiance hivernale si bien résumée dans un feu qui crépite et s’échappe de chaque maison.
Tant de sensations qu’il est si difficile à décrire, tant elles remontent loin et représentent à elles seules des dizaines de madeleines de Proust…
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21.10.2008 par Flo.
Je partage désormais plusieurs de mes week-ends, et quelques jours de semaine selon le calendrier scolaire avec une ravissante et adorable petite pitchounette d’un peu moins de 5 ans.
Qui m’a adoptée à une vitesse incroyable, sans se poser de questions, et a déboulé dans mon quotidien et mes propres questionnements tel un ouragan à l’innocence absolue.
Et me voilà confrontée, quasi du jour au lendemain, à un petit être qui apprend tout de la vie, qui la regarde avec des yeux remplis d’interrogations, et qui se repose sur moi pour avoir une partie des réponses.
Dire que je n’y étais franchement pas préparée est un doux euphémisme.
Mais plus encore, dire ce que cela réveille en moi est passablement perturbant, et assez compliqué. Sans que je n’imagine un seul instant que cela pouvait arriver ainsi, je suis ramenée d’un coup en arrière, à l’époque si lointaine et oubliée où j’avais, moi, cet âge, et où j’avais cet apprentissage à mener.
Et surtout, je suis brusquement, violemment, confrontée à toutes les angoisses que je porte en moi et que je ne soupçonnais pas aussi fortes: celles que j’ai héritées de mon éducation, dont j’ai plus ou moins pris conscience, celles que je voudrais à tout prix ne pas reproduire, et devant lesquelles je me sens très démunie. Parce que j’ai l’impression que c’est profondément ancré en moi, que c’est tout mon être que je dois modifier, que ce sont les principes que l’on m’a inculqués sur lesquels il faut que je revienne.
Je réalise à quel point je n’ai pas été, petite, une “vraie” petite fille, même si je mets quiconque au défi de donner une définition de ce que peut être une petite fille. Mais que j’ai été élevée comme une “petite adulte”, qu’on m’a très vite, peut-être trop vite responsabilisée; sans prendre en compte des caprices qui devaient être légitimes, et la simple expression d’une demande d’attention, en attendant de moi que je sois forte, solide, autonome, raisonnable. J’ai refusé le regard et les bras de mon père, qui voulait faire de moi une petite poupée qu’il était légitime, peut-être que je sois, pour me rapprocher volontairerment de ma mère, qui au contraire m’a transmis l’image de femme forte, qui ne se plaint jamais, qui encaisse, quel que soit l’âge, la situation, les circonstances.
Mes parents ont fait de leur mieux, et ces réflexions ne sont pas là pour les blâmer. On gère les choses au jour le jour, avec l’héritage que l’on a; et même si l’expérience que je traverse aujourd’hui me donne une idée plus concrète de ce que peut être l’éducation d’un enfant, je ne suis pas mère, et je ne pourrai jamais imaginer ce que cela peut être sans le vivre pleinement, depuis le début. Et je n’aurai pas cette prétention.
N’empêche, je prends clairement conscience aujourd’hui que je porte en moi des choses que j’aimerais à tout prix faire disparaître, et qui pourtant sont présentes, et s’amplifient même une fois confrontées à la réalité, au quotidien. Cela devient une attention de chaque seconde, une introspection, un contrôle permanent pour rectifier le tir sur mes réactions quotidiennes qui, jusqu’ici, me paraissaient normales, et que je découvre finalement puissamment empreintes d’un héritage dont il est plus que temps que je me libère.
Je suis pour cela merveilleusement épaulée, par la petite qui est la première concernée, par son père aussi, bien entendu, mais n’empêche; c’est un apprentissage, celui de la patience en premier lieu, mais celui de la confiance en moi, et en mes capacités d’aller au-delà de ce qui m’a été inculqué, et de dépasser une éducation parentale qu’il est si dur parfois de remettre en question.
Et j’espère, vraiment, être à la hauteur…
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20.10.2008 par Flo.
Cela fait maintenant à peine plus d’un mois que je suis à ce nouveau poste.
Nouveau boulot, nouvelles responsabilités, nouvelles façons de travailler. Une équipe chaleureuse, entièrement masculine, dans laquelle je me suis rapidement sentie à l’aise, parce que j’y ai été très bien accueillie.
Un salaire que je n’ai jamais gagné.
Des perspectives d’évolution non négligeables, si vraiment j’arrive à mettre ce qu’il faut en place.
Et pourtant.
Pourtant je n’y arrive pas, je peine à trouver une motivation. A trouver rma “place”, je le formule ainsi et pourtant ce n’est pas tout à fait exact.
Je me sens désemparée lorsque le réveil sonne, que je cherche à prolonger à tout prix quelques secondes encore, quelques minutes, la mise en route d’une journée que je vois comme longue et difficile à appréhender.
Pourquoi ressentir de telles réserves alors que tout devrait être neuf et beau, et passionnant? Le problème ne vient pas du poste, pas que de l’entreprise, pas que de cette crise qui certes apporte morosité et doutes, mais a bon dos pour n’importe quel prétexte.
Le problème vient probablement du fin fond de ma petite personne. Que j’introspecte, certainement de façon fort maladroite, afin de trouver, désespérément, des réponses convaincantes.
Et si c’était un signe? Le signe qu’il faut que je me lance sur un autre chemin, celui dont je parle depuis si longtemps sans jamais rien faire de concret? Et si j’étais arrivée au bout d’une route, celle du parcours classique, et que j’ose enfin aller au bout de mes idées?
Mais comment arriver à surmonter ces angoisses, ces résistances qui sont bien présentes? Et pourquoi n’aurais-je pas, quand même, un minimum de motivation pour ce poste qui devrait m’offrir le sésame pour entreprendre tout le reste? Parce qu’il n’est pas question de tout lâcher d’un coup, comme ça, je ne peux pas me le permettre, et puis j’ai besoin d’être rassurée, matériellement, sans parler des encouragements autour de moi auxquels je me raccrocherai certainement comme un noyé à sa dernière bouée de sauvetage.
Je m’étais tellement préparée à suer sang et eau dans ce job, à y passer du temps sans le compter, à devoir dépasser mes limites que ce semblant de facilité me fait douter, me demander si je suis complètement à côté de la plaque, ou si réellement, je me suis fait une montagne d’une toute petite colline. Et que mon énergie doit aller ailleurs, dans d’autres combats, qui en valent bien plus la peine.
Voilà où j’en suis à l’heure actuelle. Voilà ce qui agite mes nuits, et remue mes journées, les moments où mon esprit part en roue libre. Sans trouver de réponse, sans parvenir à me rassurer.
Ca viendra, il le faudra bien, mais le plus vite possible j’espère.
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17.10.2008 par Flo.
Au travers de la vitre, je vois le soleil qui luit et embellit toutes les couleurs.
Je suis coincée au bureau, avec pour seule impatience d’être à l’extérieur. Je rêve d’aller me balader dans l’herbe, de respirer l’air pur, frais, humide, de sentir le soleil sur ma peau. Je rêve d’être dehors, tout simplement, et comme la fin de journée me paraît loin.
Ce week-end approche enfin, si lentement, petite escapade pas loin, mais qui nous donnera l’impression de rompre le quotidien. De ça aussi il me tarde, mes prières à Ste Rita semblent même avoir été entendues, le temps devrait être clément.
Aaaah, les journées de RTT me paraissent loin, si loin!
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16.10.2008 par Flo.
Ce matin, j’ai eu droit à une jolie plaque de chocolat sur mon bureau.
Noir à la fleur de sel, évoqué ici et dont je rêvais depuis, sans avoir le temps d’aller l’acheter.
Alors j’ai fait du mobbing sur mes collègues, au point de les épuiser. De les faire céder. Jeu auquel je suis plutôt douée.
Et au moins l’un d’eux a compris.
Je ne suis pas peu fière de moi, je l’avoue, et le dessert de ce midi va apporter un peu de courage à une fin de semaine qui traîne en longueur….
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15.10.2008 par Flo.
-Je déteste ma silhouette. Et chaque matin, je me le répète, dans les 2 miroirs qui couvrent les murs de ma salle de bain (quelle idée!!). Forcément, ça ne contribue pas à me mettre de bonne humeur pour la journée, c’est sûr.
La balance est méchante avec moi, le centimètre l’est tout autant, et je suis comme toujours incapable d’envisager l’amorce d’un début de régime. Au secours!
-Corollaire: je me sens mal dans toutes mes fringues: impression d’être habillée comme un sac, rien à me mettre parce que tout me serre. Pas d’argent pour refaire ma garde-robe, et quelque part ce n’est pas si mal, j’aurais un mal fou à imaginer quelle taille il faudrait que je prenne. Grrrrr, voir ci-dessus!
-Je traîne depuis quelques jours un semblant de début de crève/grippe/gastro, qui ne veut pas se déclarer. Tant mieux pour moi, n’empêche, je suis championne de ces états d’entre deux. Résultat: je suis épuisée, je me traîne, je n’arrive pas à me sentir mieux, je carbure aux aspirines sans pour autant que ça fasse réellement effet. Je n’ai pas envie d’être malade mais je sais aussi que mon corps aurait besoin d’un grand coup de nettoyage.
-Ca fait 2 ou 3 jours que j’ai les yeux qui se ferment tout seuls en pleine journée; au point que je me dis que ça devient dangereux de prendre le volant, tant je suis capable de m’endormir vite. Pourtant, j’essaye de me coucher raisonnablement tôt (en essayant de profiter de mes soirées quand même), mais rien n’y fait. J’ai envie de vacances, là. Vraiment. Avec mon chéri. De repos, de me vider la tête, et ce n’est clairement pas pour tout de suite. Re-grrr.
-Par contre, il me tarde ce week-end: petite escapade en amoureux, pas très loin mais avec un très joli programme. Merci de bien vouloir allumer avec moi tous les cierges possibles à Ste Rita de la Météo, et de copieusement graisser la patte à ces Messieurs de Météo France. On fait ça en moto, et j’apprécierais de ne pas avoir à acheter de combi de pluie en urgence. Et par ailleurs, à devoir tomber vraiment malade, autant que ce soit après, s’il vous plaît…
-Le chat ne va pas mieux. Voir même pire. No comment, je ne sais plus comment faire.
-Ca fait quelques jours que je croise des fous furieux sur la route. Mais des vrais. Toujours dans le même coin. Des tarés qui crament les feux rouges, d’autres qui déboîtent intempestivement pour doubler sur la file opposée. J’en reste baba, et ça me stresse, parce que je me dis qu’un jour, je peux très bien me retrouver de l’autre côté, face à eux. J’ai beau anticiper tout ce que je peux, ce genre d’attitude m’est tellement étrangère que je serais incapable de la voir venir! Et puis dans des matinées comme celle d’aujourd’hui, il ne faudrait pas qu’ils viennent me chatouiller de trop près. Parce qu’il suffit que je sois arrêtée à un feu rouge, je serais capable d’ouvrir ma vitre et sortir les pires injures de mon vocabulaire élargi dans ces circonstances; et je pourrais aussi me retrouver à l’hôpital, mais pour coups et blessures, qu’est-ce qui vaut mieux?
-Je viens de réaliser que toutes les modifications que j’avais faites sur le Trombinoscope et les enregistrements n’ont pas été prises en compte. On recommence la bataille avec Powerpoint. J’aime pas, Powerpoint. Qui me le rend bien. Grrrr x 3.
Voilà, ça soulage.
Peut-être que maintenant, je peux envisager de me lancer dans ma journée. Je vous la souhaite d’un meilleur départ que le mien, on se retrouve à l’arrivée pour faire le bilan!
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