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Phase d’observation

J’ai depuis une dizaine de jours, dans mes cabinets de toilette, droit dans mon axe de vision (et là, toutes les femmes me comprendront très bien, puisque pour les hommes, l’axe en question est radicalement différent et à l’opposé), une araignée.
Confortablement installée dans un petit coin, qui fait sa vie.
Qui grossit à VUE D’OEIL, et je ne mens pas!
La preuve, elle rentrait il y a peu encore dans la petite fente de la plinte en bois, et aujourd’hui, elle pourrait à peine y passer les pattes.
Non, je n’exagère pas!

J’ai donc cette chose à quelques centimètres de mes pieds, le matin quand je me lève la tête enfarinée, le soir avant d’aller me coucher, et à chaque instant de ma journée qui croise ces lieux, fatalement.
Et pourtant, je ne l’ai pas tuée.
Je sais, je suis folle.
Je la regarde toujours d’un oeil torve, plus que mauvais. Je rétracte les orteils et ne peux pas porter mon regard ailleurs, pas moyen.
Mais je ne l’ai pas tuée.
Ce qui est déjà pour moi, un immense et magistral progrès.
De la laisser en vie, et pire encore, de continuer à aller en ces lieux sans stress insurmontable.

N’empêche, ça fait 10 jours que je me demande ce que je vais faire. Si elle disparaît à mon prochain passage d’aspirateur (non, je fais le ménage un peu plus règulièrement, mais une panne d’aspirateur m’en a privée depuis un temps certain, c’est donc au balais que je le fais, et je n’aime pas ça, heureusement, cet intermède prend fin dès aujourd’hui!), je n’irai sûrement pas la rechercher. D’un autre côté, on m’a dit que dans les sacs, ça pouvait profiter de la chaleur, pondre des oeufs, se reproduire, et d’ici à ce que je me retrouve avec une colonie de ces sales bêtes dans mon appart, il y a un pas que je ne franchirai pas même dans mes pires cauchemars. Argh.

Je me dis qu’à force de la regarder, je finirai peut-être pas m’y faire. Phénomène d’adaptation, ou qu’en sais-je, on soigne le mal par le mal, un truc dans ce goût-là.
J’entends tellement dire que ces animaux sont incroyables, merveilleux, qu’ils sont utiles dans un intérieur, qu’ils bouffent tout le reste, etc, etc. Non, vous ne me convaincrez toujours pas qu’elles ne piquent pas, c’est FAUX, ou alors qu’on m’explique comment j’en suis arrivée régulièrement à me gratter jusqu’au sang sur des piqûres qui ressemblaient à tout sauf à celles de moustique (je suis experte en moustiques aussi).
Faut quand même pas abuser.

Pour l’instant elle vit, qu’elle en profite.
Demain est un autre jour, et si je suis clémente, elle finira peut-être dans un verre secoué par-dessus le balcon…Si je ne peux plus tenir…ceci est une partie censurée pour ne pas heurter les âmes sensibles….

Edit de cette note écrite hier soir: ce matin en me levant, disparition de ladite sale bête….J’ai immédiatement pensé que mon Cher et Tendre avait craqué avant moi et lui avait fait sa fête. Après vérification à la source (qui n’est pas l’araignée mais donc le potentiel bourreau), il n’en est rien.
Nous en sommes donc arrivés à la conclusion que la chose avait dû lire mon blog et deviner mes intentions néfastes; pris ses valises et changé de crèmerie. Ou alors j’ai un peu exagéré et elle rentre encore dans le trou de la plinte.
Le suspense est intense, entier, et l’affaire est à suivre….

2 réponses pour “Phase d’observation”

  1. Leeloolene indique :

    Mince alors… j’avais écrit un long commentaire qui s’est perdu car je n’avais pas répondu à la foutue addition au dessus !!! Grrrr
    En gros je disais que ton araignée n’était peut être pas partie… mais juste déplacée dans un endroit plus à hauteur des yeux, pour que vous ne la chassiez pas…. genre hauteur des pieds??? :))

    Et puis…. je suis sûre qu’à force tu lui aurais donné un ptit nom à ton araignée… et tu lui aurais parlé…. un vrai animal domestique :)

  2. Flo indique :

    Leeloolène: ben selon ta suggestion, j’inspecte désormais toutes les parois, mais non, toujours pas trace de la bestiole…Je ne sais pas si je dois en être soulagée ou le redouter.
    Un ptit nom, j’aurais pu lui donner….Lui parler et l’apprécier, là non, il ne faut vraiment pas exagérer, on est phobique ou on ne l’est pas ;)
    Bises à toi :)

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